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Avec les Danois et Groenlandais, la France apprend le sauvetage arctique

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Message par corsair le Sam 5 Oct - 15:40

Avec les Danois et Groenlandais, la France apprend le sauvetage arctique

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L'Orchestra a été le premier paquebot de MSC Cruises à se rendre au Groenland cet été

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Le MSC Orchestra à Nuuk le 19 août

Après une première édition en 2018, la Marine nationale a de nouveau participé en août avec son homologue danoise et les autorités locales à un entrainement au Groenland axé sur la recherche et le sauvetage de passagers d’un navire en détresse. Cet intérêt français pour les opérations de secours dans le Grand Nord est lié à la hausse sensible de la fréquentation des ressortissants hexagonaux en Arctique. Celle-ci est en particulier liée au développement des activités de plaisance et de croisière dans cette zone, notamment pendant la période estivale. 

Car l'Arctique devient plus accessible du fait de la fonte des glaces, engendrant par ailleurs une hausse du trafic commercial à ces hautes latitudes. Alors que la banquise s'est retirée en été, ce phénomène laisse des eaux plus ou moins libres qui permettent par exemple de franchir le passage du nord-ouest, et facilite l’accessibilité du Groenland. 

Ce dernier voit d’ailleurs une nette augmentation de la présence touristique venant par la mer. Non seulement de petites unités d'expédition, dont le nombre ne cesse de croître, mais aussi désormais de grands bateaux de croisiere qui s’aventurent par exemple jusqu’à la baie de Disko, dont les glaciers sont parmi les plus importants producteurs d’icebergs de la région. Ce fut le cas le mois dernier pour le MSC Orchestra, navire de 294 mètres et 92.000 GT de jauge venu juste après une escale à Nuuk le 19 août avec près de 3000 passagers et plus de 1000 membres d’équipage.


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le Fulmar, patrouilleur français basé à St Pierre et Miquelon

Parmi eux, des français, comme on en trouve aussi régulièrement sur d'autres navires, comme les unités d’expédition de la compagnie norvégienne Hurtigruten, plus rôdée aux régions polaires et dont le nouveau fleuron, le Roald Amundsen, a d’ailleurs entrepris fin août, depuis le Groenland, le franchissement du passage du nord-ouest via le nord du Canada. 

En plein essor avec un programme de doublement de sa flotte, l’armateur français Ponant, spécialiste des croisières polaires et dont l’un des bateaux, Le Champlain (200 passagers environ), est actuellement au Groenland, est aussi un habitué de la zone et sera même le premier opérateur, avec son futur paquebot brise-glace, Le Commandant Charcot, à parcourir la banquise jusqu’au pôle nord géographique à partir de 2021. Cet été, il y avait encore sur place l’Astoria, affrété par Rivages du Monde, avec à bord près de 400 passagers, majoritairement français. Le 15 août, ce navire était à Ilulissat, face aux glaces de Disko, en compagnie de deux autres navires de croisière, le Deutschland et l’Ocean Endeavour.

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L'Ocean Endeavour et l'Astoria dans la baie de Disko le 15 août

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Le Deutschland au large d'Ilulisat le 15 août

Bien que plus accessible, le Grand Nord n’en reste pas moins une région dangereuse, avec une météo capricieuse et la présence de nombreux icebergs. Et ceux-ci ne disparaissent pas en période de forte fonte, comme cet été, le vêlage des glaciers groenlandais ne faisant alors que s’accélérer pour libérer plus de glace en mer. En cas d’accident, il faut pouvoir agir très vite car les conditions environnementales, en particulier la température très basse de l’eau et les changements rapides de la météo, limitent sensiblement les capacités de survie des naufragés, même en été.

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Icebergs au large du Groenland le mois dernier

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Dans le secteur du Groenland, sous souveraineté danoise, des moyens non négligeables sont pré-positionnés. La police locale dispose dans les principaux ports de vedettes (qui ne naviguent toutefois que le jour), alors que la marine danoise déploie de façon permanente au moins un patrouilleur polaire du type Knud Rasmussen ou une frégate de la classe Thetis, taillée pour les rudes conditions du grand nord. Un bâtiment de ce type, l’Hvidbjornen, était sur zone fin août.

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La frégate danoise Hvidbjornen au Groenland le 18 août

Côté aérien, l’armée de l’air danoise envoie régulièrement au Groenland un avion de surveillance maritime CL-604 Challenger, et peut en projeter plusieurs si nécessaire mais les avions ne sont pour des questions de maintenance et d’infrastructures pas stationnés là-bas de manière permanente, réalisant des campagnes de deux à trois semaines avant de retourner au Danemark.

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La situation est en revanche meilleure du côté des hélicoptères puisque le gouvernement a conclu un accord avec la société civile Air Greenland pour pouvoir, en cas de nécessité, mobiliser l’ensemble de ses appareils, soit 14 machines réparties à différents points du littoral groenlandais, dont deux hélicoptères lourds Sea King, le reste étant des Bell 212.

Avec les Danois et Groenlandais, la France apprend le sauvetage arctique Bell_212

Si d’aventure un bateau à passagers devait être évacué, ce sont ces appareils qui seraient en première ligne, surtout si une mauvaise mer empêche la mise à l’eau des embarcations de sauvetage. Comme l’a récemment souligné le Conseil de l’Arctique, forum intergouvernemental des Etats riverains, le problème d’un sauvetage sur un bateau de croisiere en détresse dans le Grand Nord serait au-delà de la délicate récupération des passagers leur prise en charge à terre. Heureusement, le Groenland n’est pas le secteur le moins bien loti de la zone. Il dispose de plusieurs aéroports capables de servir de points d’appui à des avions de secours et de transport, comme Kangerlussuaq à l’ouest, où faisait escale un C-17 de l’US Air Force lorsque nous y sommes passés cet été, et d’infrastructures médicales.

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On peut aussi penser à Narsarsuaq, au sud, où les Américains (qui ont aussi une base à Thulé, au nord-ouest) avaient implanté leur plus grande base aérienne au Groenland pendant la seconde guerre mondiale puis un hôpital de 600 lits durant la guerre de Corée, où Narsarsuaq servait de « sas » avant le retour des GI blessés aux Etats-Unis. Cette infrastructure n’existe plus mais grâce aux pistes toujours opérationnelles, des unités médicales modulaires pourraient être déployées assez rapidement, si bien sûr les conditions météo le permettent. 

Dans le cadre d’une potentielle opération de sauvetage internationale, à laquelle la France pourrait contribuer en particulier si la vie de ressortissants hexagonaux est engagée, ou des bateaux battant pavillon tricolore sont impliqués, la Marine nationale avait participé en 2018 à un premier exercice franco-danois au Groenland. L’objectif est de permettre aux moyens aériens et maritimes français de s’entrainer à agir dans un environnement très différent de ce qu’ils connaissent habituellement. 
Les équipages apprennent à travailler avec les danois et groenlandais, bénéficiant de leur expérience et de leur savoir-faire en matière de Search and Rescue (SAR) dans cette région. Ils appréhendent ainsi, en conditions réelles, toutes les spécificités des opérations en milieu hostile, que ce soit au large des côtes où dans les grands fjords, en eaux libres comme dans des zones plus ou moins encombrées par les glaces. La façon de travailler y est très particulière, eu égard aux risques spécifiques à cet environnement qui joue aussi sur les capacités de détection des senseurs. Sans oublier l’imposant relief qui constitue autant de barrières aux communications radio et complexifie les opérations de sauvetage.

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l'Astrolabe

En 2018, le patrouilleur Fulmar, basé à Saint-Pierre et Miquelon (et seul bâtiment de la marine française avec le nouvel Astrolabe à évoluer régulièrement dans les glaces), ainsi qu’un avion de surveillance maritime Falcon 50 venant de Bretagne, avaient été engagés dans l’exercice Argus. Les manœuvres s’étaient déroulées entre la capitale groenlandaise, Nuuk, et la baie de Disko. Cet été, elles ont eu lieu plus au sud, une cellule de commandement étant installée à Qaqortoq.

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La ville de Qaqortoq


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Le Fulmar à Qaqortoq

Argus 2019, qui s’est déroulé du 19 au 23 août, a de nouveau impliqué un Falcon 50 et le Fulmar, ce dernier étant cette fois équipé d’un mini-drone aérien de type Phantom qui s’est révélé très utile. Côté danois, il y avait un CL-604 Challenger, un Bell 212 d’Air Greenland et un navire de la police groenlandaise, le Sisak III. L’exercice s’est notamment appuyé sur une histoire réelle, celle du naufrage mystérieux d’un navire à la fin des années 50. Assurant une liaison entre Reykjavik et le Cap Farewell, il avait disparu sans laisser de trace avec 120 personnes à bord, seule une bouée couronne étant retrouvée des mois plus tard en Islande. 
Danois et Français sont partis de cette catastrophe pour donner un cadre à leur entrainement commun, basé pour rendre le scenario plus réaliste sur le naufrage virtuel d’un navire existant, apparemment une unité appartenant à une compagnie française bien connue. « Il y a eu de nombreux exercices de remorquage, de treuillage, de récupération de figuratifs lancés à la mer, les plongeurs du Fulmar sont intervenus, le Falcon a pu travailler sous ces hautes latitudes… C’est vraiment intéressant pour nous car nous n’avons pas l’habitude d’aller si haut et d’évoluer dans cet environnement », explique le commandant Philippe, officier de liaison français pour Argus 2019.

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Surtout qu’en dehors de l’entrainement pur, les moyens français ont aussi participé ou suivi des opérations bien réelles. « Nous avons eu le premier jour de l’exercice une opération SAR déclenchée sur un bateau de pêche, avec quatre personnes à bord, qui ne donnait plus de nouvelle depuis deux jours. Tombé en panne, il a été retrouvé dans un fjord par les Danois qui ont engagé le Challenger et un Sea King, alors que notre Falcon 50 avait été mobilisé et était en train de se ravitailler à Kangerlussuaq au moment où les pêcheurs ont été retrouvés ». Puis l’avion français a été engagé dans une seconde opération réelle suite au signalement d’une pollution maritime, dont la trace n’a finalement pas été retrouvée.

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Cette seconde édition d’Argus fut par ailleurs, pour les marins français, l’occasion de travailler avec la police groenlandaise. « Comme ils parlent Greenlandic entre eux, nous avions un officier de liaison danois sur le Fulmar pour la traduction en anglais. Travailler avec eux est très enrichissant car au Groenland, le sauvetage en mer est extrêmement important, c’est vital pour une grande partie de la population et les gens sont très respectueux des règles de sécurité comme ils sont extrêmement respectueux de l’environnement ».

La volonté affichée l’an dernier de faire d’Argus un exercice annuel est désormais actée. Et l’élargissement à d’autres pays est toujours d’actualité. Cette année, deux officiers de liaison américains étaient présents et pour l’édition 2020, l’US Coast Guard pourrait engager des moyens, au moins aériens, sachant que cette période de fin d’été n’est généralement pas très propice pour les garde-côtes aux Etats-Unis, qui se mobilisent traditionnellement pour le début de la saison cyclonique.

Quant à la marine française, elle va ainsi continuer d’accumuler de l’expérience sur les opérations SAR en Arctique et pourra si besoin déployer ses moyens, en particulier les Falcon de la base d'aéronautique navale de lann-Bihoué, près de Lorient, qui ne sont qu’à 4 heures de vol du Groenland.


Les bateaux que j'ai appréciés en 50 ans de mer : StGermain,Chantilly,ssFrance ,Cambodge, Renaissance, AquilleLauro, Oceanic, EnricoCosta, CostaRiviera, MscRhapsody, StellaSolaris, SuperStarAries, SkyPrincess, CostaVictoria,Azur, Flamenco, Mistral, ssNorway, MscMelody, EuropeanStars, CarnivalSpirit, NclSpirit, R6, NclStar, NclGem,Ncl Epic, C.Magica, C.Méditerranéa, C.Atlantica, MscSplendida- et j'en oublie...
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