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L'actu de la MARINE NATIONALE, de notre défense et de nos alliés /3

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Message par corsair le Jeu 28 Mar - 20:49

28/03/2019

L'actu de la MARINE NATIONALE, de notre défense et de nos alliés /3 - Page 4 Ob_d8de9f_36755831-1965933856784235-251157939875

Nouvel avion ravitailleur de l’armée de l’Air, le Phénix a participé à sa première opération extérieure


L'actu de la MARINE NATIONALE, de notre défense et de nos alliés /3 - Page 4 Phenix-20190328

Seulement quatre jours après avoir obtenu ses certificats de navigabilité délivrés par la Direction de la sécurité aéronautique d’État [DSAé], le nouvel avion ravitailleur de l’armée de l’Air, l’A330 MRTT « Phénix », a pris part à sa première opération extérieure [OPEX] lors d’une mission au profit de la force Chammal, en Jordanie.

En effet, le 22 mars, et pour la première fois depuis qu’il a été livré à la 31e Escadre aérienne de ravitaillement et de transport stratégique, il y a cinq mois, cet appareil a convoyé deux Rafale de la base aérienne 118 de Mont-de-Marsan vers la base aérienne projetée [H5] installée en Jordanie.

« Le Phénix a décollé peu après 09h00 de la base aérienne 125 d’Istres. Il a rejoint les Rafale de Mont-de-Marsan sur un axe de ravitaillement au large de la Corse. Les trois aéronefs ont ensuite mis le cap à l’est et longé les côtes italiennes, puis grecques avant de se séparer peu avant d’atteindre Israël », explique l’État-major des armées [EMA].

Au cours des 4 heures 30 qu’aura duré ce vol, le Phenix a livré 12 tonnes de carburant aux deux Rafale qui l’accompagnaient. « Ce qui reste une ‘petite’ livraison au vu de ses capacités. Cela prouve une fois encore la capacité multirôle de ce vecteur et la possibilité éventuelle de mixer les missions [c’est à dire transporter du fret et/ou des passagers tout en ravitaillant en vol d’autres avions] », a souligné le commandement de bord de l’appareil.

L'actu de la MARINE NATIONALE, de notre défense et de nos alliés /3 - Page 4 Phenix-20180920

Les deux Rafale C de la 30e Escadre de Chasse ont été envoyés en Jordanie pour y relever deux des quatre Rafale B, qui, habituellement basés à Saint-Dizier, étaient alors engagés au Levant depuis le 25 novembre dernier [ce qui leur fait, au compteur, 300 sorties, 1.500 heures de vol et 700 ravitaillement en vol].

L’A330 MRTT est resté deux jours en Jordanie, soit le temps pour mettre les Rafale C en configuration « guerre » et attendre que les appareils remplacés soient préparés pour leur retour en France.

Cette première mission effectuée dans le cadre d’une opération extérieure a été riche en enseignements, visiblement plus que lors de la participation de cet appareil à l’exercice « Marathon-Monfreid », en janvier. « En particulier, le système de préparation de mission récemment reçu a fait l’objet d’une expérimentation et les conclusions du compte rendu permettront de rédiger un nouveau GUO [guide d’utilisation opérationnelle] convoyage, qui comptera de nombreuses modifications par rapport à l’existant, notamment dans la phase de planification et de préparation des convoyages », explique son commandant de bord.


Pour rappel, l’A330 MRTT Phénix est capable de délivrer 50 tonnes de carburant [contre seulement 17 tonnes pour le C-135 FR], avec une autonomie sur zone de 4h30, à 2.000 km de distance.

L'actu de la MARINE NATIONALE, de notre défense et de nos alliés /3 - Page 4 17386789lpw-17387033-article-jpg_5659644_1250x625

« Le ravitaillement en vol connait une indéniable rupture en particulier avec le Phénix, en particulier, capable de décoller quasi-systématiquement avec la masse maximale, il disposera de meilleures performances que le C-135 mais aussi d’une meilleure disponibilité. Il offrira ainsi un temps disponible sur zone supérieur pour les avions de chasse. […] Il confortera la capacité de projection de puissance et de force, en effectuant des missions de transport de passagers et de fret [40 tonnes à 7000km] », fit valoir l’armée de l’Air, à l’occasion de la livraison de son premier des 15 Phénix qui lui ont été promis.


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Message par corsair le Sam 28 Sep - 13:52

Opération DRAGOON 15/08/1944

L'actu de la MARINE NATIONALE, de notre défense et de nos alliés /3 - Page 4 Drapeauusfrance

À l'occasion du 75e anniversaire du débarquement en Provence, sur cette opération militaire, au nom de code "Dragoon".Le 15 août 1944, les forces alliées et françaises ont débarqué pour contribuer à libérer le pays du joug nazi. Un épisode éclipsé par le Débarquement de Normandie, deux mois plus tôt. Aujourd'hui encore, beaucoup d'habitants ignorent cette page méconnue de l'histoire de France.

2000 navires, 2000 avions




en anglais

Le débarquement en Provence, au nom de code opération Anvil Dragoon, est une opération militaire menée pendant la Seconde Guerre mondiale à partir du 15 août 1944 par les troupes alliées dans le Sud-Est de la France (entre Toulon et Cannes).

L'actu de la MARINE NATIONALE, de notre défense et de nos alliés /3 - Page 4 5FHTGXGBWM4NYL6QNTRDTFJSWU

À l'origine appelée Anvil (enclume en anglais), le nom a été changé en Dragoon par Winston Churchill car il était contre ce débarquement (il déclara y avoir été « contraint », dragooned en anglais6), préférant une percée des troupes déployées sur le front d'Italie vers les Balkans afin de prendre en tenaille l'armée allemande en Europe centrale et d'arriver à Berlin avant les Soviétiques. Il s'oppose notamment à de Gaulle, qui menace de retirer les divisions françaises du front italien. Les objectifs étaient de libérer Toulon, Marseille puis de remonter le Rhône jusqu'à effectuer la jonction avec les forces de l'opération Overlord débarquées en Normandie.

L'actu de la MARINE NATIONALE, de notre défense et de nos alliés /3 - Page 4 Liberation-de-la-france
les grands axes de la liberation de la France 1944

L'opération Dragoon incluait un atterrissage de planeurs (opération Dove) et un faux débarquement dans le Nord de l'Italie (opération Span).

L'actu de la MARINE NATIONALE, de notre défense et de nos alliés /3 - Page 4 Operation_Dragoon_invasion_fleet_1944

La défense allemande composée de la XIXe armée (essentiellement des troupes étrangères) est dégarnie, notamment de la 9e Panzerdivision, à la suite de l’envoi de renforts vers le front de Normandie. À la suite de ce débarquement et de sa rapide progression, Hitler opère un repli pour éviter l'encerclement mais ordonne la destruction des ports de Toulon et Marseille et de garder ces deux villes.

La Wehrmacht, déjà engagée sur trois fronts, le front de l'Est, le front italien et, depuis deux mois, le front normand, est en infériorité numérique. Elle dispose pour défendre les côtes méditerranéennes de la France de la 19e armée (Allemagne) commandée par le General der Infanterie Friedrich Wiese - 80 000hommes

L'actu de la MARINE NATIONALE, de notre défense et de nos alliés /3 - Page 4 800px-Operation_Dragoon_-_map

Unités alliées

Unités terrestres alliées
Les forces américaines d'assaut par la mer se composent de la VIIeme armée américaine, soit :

le 6eme corps d'armée :
la 3e division d'infanterie américaine du général John W. O'Daniel ;
la 36e division d'infanterie américaine du général John E. Dahlquist ;
la 45e division d'infanterie américaine du major général William W. Eagles ;
et la First Airborne Task Force du général Robert T. Frederick, dont, entre autres, les unités suivantes :
509th Parachute Regimental Combat Team (509th PRCT), dont :
463rd Parachute Field Artillery Batallion du Lieutenant Colonel John T. Cooper
509th Parachute Infantry Batallion (en) du Lieutenant Colonel William P. Yarborough,
517th Parachute Regimental Combat Team (517th PRCT) dont :
460th Parachute Field Artillery Battalion (460th PFAB) du Lieutenant Colonel Raymond L. Cato ;
517e régiment d'infanterie parachutée (États-Unis) (517th Parachute Infantry Regiment (517th PIR) du Lieutenant Colonel Rupert D. Graves
596th Parachute Combat Engineer Company) (596th PCEC) du Capitaine Robert W. Darlymple ;
550th Parachute Infantry Battalion (en) du Lieutenant Colonel Edward I. Sachs (582 hommes) ;
551st Parachute Infantry Battalion (en) du Lieutenant Colonel Wood G. Joerg (842 hommes) ;
2d Independent Parachute Brigade du général Charles Pritchard composée de :
1st Independant Parachute Platoon
4th Parachute Battalion du Lieutenant Colonel Harold Brian Coxen
5th (Scottish) Parachute Battalion du Lieutenant Colonel D. R Hunter
6th (Royal Welch) Parachute Battalion du Lieutenant Colonel V. W. Barlow
127th Parachute Field Ambulance, RAMC du Lieutenant Colonel J. P. Parkinson
64th Airlanding Light Battery Royal Artillery Battalion du Major D. M. Duncan
30th Airlanding Anti-tank Battery Royal Artillery Battalion du Major B. J. Potter
2nd Parachute Squadron Royal Engineers du Major C. D. H. Vernon
2nd Parachute Brigade Workshops Royal Electrical and Mechanical Engineers du Captain R. H. Watson
2nd Parachute Brigade Group Royal
751st Composite Company RASC du Captain H. J. C. Cornish
1st Independent Glider Pilot Squadron du Major G. A. R. Coulthard
23rd Independent Parachute Platoon 10
1st Special Service Force du Colonel Edwin A. Walker


Composition des forces terrestres françaises

À partir du 15 août 1944, ce sont environ 260 000 combattants de la 1ere Armée Française dirigée par le général Jean de Lattre de Tassigny, qui sont arrivés dans le Sud de la France. Ils débarqueront dans les mois qui suivent, dont 5 000 auxiliaires féminines ; 10 % étaient originaires de la métropole (les « Français libres » du général de Gaulle) ou d'Afrique noire (près de 10 000), 90 % venaient d'Afrique du Nord dont une écrasante majorité d'anciens soldats de l'armée d'armistice (devenue Vichyste) des départements d'Algérie ; parmi ces derniers, 52 % étaient d'origine nord-africaine (près de 100 000) et 48 % étaient d'origine européenne (les pieds-noirs)12,13.

Dans les grandes unités, le pourcentage de soldats nord-africains variait de 27 % à la 1re DB à 56 % à la 2e DIM.

La veille, Radio Londres diffuse 12 messages pour la Résistance, des régions R1-R2, R3-R4 et R6, et dont les plus connus sont : « Le chasseur est affamé (Bibendum) ou Nancy a le torticolis (guérilla) » ainsi que « Le premier accroc coûte 200 francs » qui deviendra le titre d'un recueil de nouvelles d'Elsa Triolet, écrivaine résistante, qui obtint pour cette œuvre le prix Goncourt 1945, au titre de l'année 1944.

Comme lors de l'opération Overlord, le plan de bataille prévoit une division des troupes en différentes « forces » ayant chacune un but précis.

L'assaut naval

L'actu de la MARINE NATIONALE, de notre défense et de nos alliés /3 - Page 4 Anvildragoon

L'assaut naval a lieu sur les côtes varoises entre Toulon et Cannes et mobilise 880 navires anglo-américains, 34 français et 1 370 navires pour le débarquement.


Durant la nuit du 14 au 15 août 1944, des commandos français sont débarqués sur les flancs du futur débarquement :
-Rosie Force débarque les 67 hommes du Groupe Naval d'Assaut de la marine en Corse (GNA de la marine en Corse) du capitaine de frégate Seriot sur l'aile est, à Miramar pour couper la route aux renforts allemands venant de l’est ;
-Romeo Force débarque le Groupe des Commandos d'Afrique (GCA) du lieutenant-colonel Georges-Régis Bouvet sur l'aile ouest, de part et d'autre du cap Nègre. (750 hommes). La première plage foulée par les Commandos d'Afrique est celle du Rayol-Canadel-sur-Mer, choisie pour son grand escalier, repérable de loin.
-Sitka Force, constituée de la 1st Special Service Force et commandée par le colonel Edwin Walker, s'est chargé la même nuit de détruire les batteries des îles côtières de Port-Cros et du Levant situées devant Hyères.
-Kodak Force, composée des trois divisions de la VIIe armée américaine du général Lucian Truscott ( les 3eme, 36eme et 45eme divisions) et de la 1re Division Blindée française (1ere DB) du général Touzet du Vigier est répartie en trois secteurs :

à Alpha Beach, du côté ouest, la 3e division d'infanterie du général John W. O'Daniel, et le Combat Command 1 de la 1re division blindée française du général Sudre, débarquent sur les plages de la baie de Cavalaire, à Cavalaire et à La Croix-Valmer, et de Pampelonne à Ramatuelle ;
à Delta Beach, au centre, la 45e division d'infanterie américaine du major général William W. Eagles débarque à Sainte-Maxime (plage de La Nartelle) ;
à Camel Beach, du côté est,la 36e division d'infanterie américaine du général John E. Dahlquist débarque sur trois plages différentes : face à la base d'aéronautique navale de Fréjus-Saint Raphaël, au Dramont et sur la plage d'Anthéor à Agay.
L'objectif était de débarquer et de constituer une ligne de front de vingt-cinq kilomètres de profondeur (appelée Blue Line), puis d’avancer vers la vallée du Rhône et de prendre contact avec le 2e corps d'armée français.
Par type d'arme, ce pourcentage était d'environ 70 % dans les régiments de tirailleurs, 40 % dans le génie et 30 % dans l'artillerie

L'actu de la MARINE NATIONALE, de notre défense et de nos alliés /3 - Page 4 800px-StTropezMonument_LandingOfGeneralPatch

Assaut aérien

L'assaut aérien comportait un parachutage d'hommes et de matériel entre Le Muy et La Motte avec 9 000 parachutistes de la 2e brigade indépendante parachutiste britannique et de plusieurs régiments aéroportés américains largués par plus de 400 avions et des planeurs américains pour les véhicules. Ils étaient acheminés depuis l'Italie. L'objectif était de s’emparer du Muy et des hauteurs de Grimaud afin d’empêcher l’afflux de renforts ennemis depuis l’ouest.

C'est Force Rugby, la 1st Airborne Task Force du général Robert T. Frederick, qui la charge. Cette force se composait, entre autres, des unités suivantes :

509th Parachute Regimental Combat Team (509th PRCT), dont :
463rd Parachute Field Artillery Batallion du Lieutenant Colonel John Cooper
509th Parachute Infantry Batallion (en) du Lieutenant Colonel William P. Yarborough,
517th Parachute Regimental Combat Team (517th PRCT) dont :
460th Parachute Field Artillery Battalion (460th PFAB) du Lieutenant Colonel Raymond L Cato ;
517e régiment d'infanterie parachutée (États-Unis) (517th Parachute Infantry Regiment (517th PIR) du Lieutenant Colonel Rupert D. Graves
596th Parachute Combat Engineer Company) (596th PCEC) du Capitaine Robert W. Darlymple ;
550th Glider Infantry Battalion (en) du Lieutenant Colonel Edward I. Sachs (582 hommes) ;
551st Parachute Infantry Battalion (en) du Lieutenant Colonel Wood G. Joerg (842 hommes) ;
2d Independent Parachute Brigade Group de l'armée de terre britannique, du général Charles Pritchard
1st Special Service Force du Colonel Edwin A. Walker

Assaut aéronaval

À l'aube du 15 août 1944, les Alliés déploient la Task Force 88 au large de la Provence. Cette force tactique a pour mission d'assurer la couverture aérienne du débarquement dans un premier temps, puis d'aider les troupes débarquées dans leur progression dans un deuxième temps.

Deuxième vague du débarquement

Le 16 août, à J + 1, débarque Force Garbo commandée par le général Alexander Patch, et composée de la VIIe armée américaine commandée par lui-même et de la 1ere armée française commandée par le général de Lattre de Tassigny, elle-même composée des unités suivantes :

1re division française libre (1ere DFL) du général Brosset ;
3e division d'infanterie algérienne (3eme DIA) du général de Monsabert ;
1re division blindée (1ere DB) du général Touzet du Vigier.
Les trois quarts de Force Garbo étaient sous commandement français avec pour moitié des troupes des colonies (moitié de soldats d'origine européenne et moitié de soldats africains et nord-africains).

L'objectif était de faire une poussée vers Toulon.

Dans les jours suivants, l'armée B est complétée par les unités suivantes :


9e division d'infanterie coloniale (9eme DIC) du général Magnan ;
deux groupements de Tabors marocains du général Guillaume ;
2e division d'infanterie marocaine (DIM) du général Dody ;
4e division marocaine de montagne (4eme DMM) du général Sevez ;
5e division blindée| (5eme DB) du général de Vernejoul.
L'armée B est par la suite organisée en deux corps d'armée :

1er corps d'armée commandé par le général Martin puis par le général Bethouart ;
2e corps d'armée commandé par le général de Larminat puis par le général de Monsabert.

Bilan

Au total, plus de 94 000 soldats et 11 000 véhicules ont été débarqués le premier jour.

Du 15 au 29 août (prise de Marseille), les pertes de cette Armée B s’élèvent à 933 tués, 19 disparus et 3 732 blessés, les jours les plus terribles étant les 23 et 24 août. Environ 35 000 Allemands ont été capturés.

L'actu de la MARINE NATIONALE, de notre défense et de nos alliés /3 - Page 4 Liberation_paris

Les soldats alliés tombés au cours de la campagne de Provence sont enterrés dans différents cimetières :


-nécropole nationale de Boulouris
: située a quelques kilomètres de la plage du Dramont, y reposent les corps de 464 combattants de toutes origines et toutes confessions, appartenant à la Ire armée française (1re DFL) du général de Lattre de Tassigny tués durant le mois d'août 1944 ;
-nécropole nationale de Luynes : entre Aix-en-Provence et Marseille, près de 10 000 soldats tués au cours des deux guerres mondiales y reposent ;
-cimetière américain de Draguignan : près de 900 soldats américains tués au cours des combats de la libération de la Provence reposent en ce lieu ;
cimetière militaire britannique de Mazargues, Marseille : ce cimetière regroupe les corps des soldats de l'Empire britannique tués au cours de l'année 1944 en Provence auprès des tombes de soldats de la Grande Guerre.

Les corps des soldats allemands tués durant l'opération Anvil/Dragoon ainsi que durant les années d'Occupation du Sud de la France sont regroupés au cimetière militaire allemand de Dagneux dans l'Ain.

Infos +

Mais si ce débarquement revêt une importance pour la France, c'est parce qu'elle en aura été très largement partie prenante. En juin, seuls 177 vaillants du commando Kieffer avaient foulé les plages de Normandie. Sur les quelque 400 000 soldats qui participeront à l'offensive provençale, on en décompte pas moins de 260 000 sous les couleurs de la France – et dont une partie d'Algériens, Marocains, Tunisiens, ou Sénégalais. 
- sans compter l'action de la résistance pendant et 48h avant le débarquement...d'ailleurs de nombreux résistants au fur et à mesure de l'avancée de la 1ere armée se sont engagés pour la durée de la guerre chez De Lattre


L'actu de la MARINE NATIONALE, de notre défense et de nos alliés /3 - Page 4 Marsei
les maquis ont combattus pendant 10 jours dans Marseille aux cotés des troupe de la France Libre


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Message par corsair le Ven 4 Oct - 15:52

La Suède confirme sa volonté de rejoindre l’Initiative européenne d’intervention, lancée par la France

L'actu de la MARINE NATIONALE, de notre défense et de nos alliés /3 - Page 4 Suede-20141024

En raison de l’intensification de l’activité militaire russe dans son environnement proche, et en particulier depuis 2014 et de l’avertissement du chef d’état-major de ses forces armées, selon lequel elle ne pourrait pas tenir pas plus d’une semaine en cas d’attaque « limitée », la Suède a relancé son effort de défense, qu’elle avait négligé à partir de la fin des années 1990.

Ainsi, le gouvernement suédois a repris en main l’industrie de l’armement [avec la reprise du chantier naval Kockhums], augmenté ses dépenses militaires, remilitarisé l’île – stratégique – de Gotland, instauré une nouvelle forme de conscription, renoué avec le concept de défense totale ainsi qu’avec les manoeuvres de grande ampleur.

En outre, cette crainte de la menace russe a donné de la vigueur au débat sur l’opportunité pour la Suède de rejoindre l’Otan, dont elle est déjà un partenaire proche [elle est fait partie du « Partenariat pour la Paix » [PPP] et du Conseil de partenariat euro-atlantique, ndlr]. Dans le même temps, ce pays membre de l’Union européenne a renforcé ses relations militaires avec ses homologues scandinaves et nordiques [notamment avec la Finlande] et rejoint une Force expéditionnaire commune [Joint Expeditionary Force, JEF], mise en place par le Royaume-Uni. Mais ce n’est sans doute pas fini.

En effet, le 9 août, Peter Hultqvist, le ministre suédois de la Défense, a fait part de l’intention de Stockholm d’intégrer l’Initiative européenne d’intervention [IEI], lancée en juin 2018 par la France. La ministre des Armées, Florence Parly, avait déjà évoqué cette éventualité, dans un entretien donné au Parisien, le 13 juillet.

Annoncée par le président Macron en septembre 2017, cette IEI vise à accroître la capacité des pays européens à agir ensemble en favorisant l’émergence d’une culture stratégique commune et en créant les conditions pour de futurs engagements conjoints, éventuellement pour répondre à des crises susceptibles de menacer la sécurité de l’Europe.

L’IEI, à laquelle ont souscrit dix pays européens, doit permettre de renforcer l’autonomie et de promouvoir la crédibilité militaire de l’Europe, tout en contribuant à un meilleur partage du « fardeau ». Comme elle ne relève pas de la Politique de sécurité et de défense commune [PESDC] de l’Union européenne, le Royaume-Uni [qui va quitter l’UE] et le Danemark [qui bénéficie d’une clause d’exemption pour la PESDC, ndlr] y participent. Et la Norvège [non membre de l’UE, ndlr] envisage aussi de la réjoindre.

« S’associer à l’initiative lancée par Paris renforcera la sécurité de la Suède. S’il y a une crise impliquant simultanément plusieurs pays, nous devons être capables de coopérer dans cette situation », a ainsi fait valoir M. Hultqvist, à l’antenne de Sveriges Radio.

« Nous considérons l’IEI comme une plate-forme de dialogue sur la politique de sécurité et de coopération éventuelle dans les situations de crise », a continué le ministre suédois. « Dans les conditions d’une coopération, rien ne nous oblige [à participer à des opérations militaires, ndlr]. Cependant nous aurons la possibilité d’influer sur la discussion et d’exposer notre position », a-t-il ajouté.


La décision de la Suède concernant son adhésion à l’IEI devrait être annoncée officiellement en septembre.

Interrogé par le quotidien Dagens Industri, Björn Fägersten, chercheur principal et chef du programme européen de l’Institut suédois des Affaires internationales, l’adhésion de la Suède à l’IEI n’est pas une surprise.

« Le but est qu’un certain nombre de pays ayant un intérêt à agir en dehors de leur territoire par différentes formes d’action apprendront à se préparer stratégiquement pour cela », a rappelé le chercheur. Aussi, « ce sera l’occasion pour la Suède, qui ne fait pas partie de l’Otan, de figurer parmi les principaux pays d’Europe, notamment lorsque la Grande-Bretagne quittera l’UE », a-t-il expliqué.



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Message par corsair le Ven 4 Oct - 15:53

Le ministère des Armées fait de la place pour la production d’électricité d’origine solaire

L'actu de la MARINE NATIONALE, de notre défense et de nos alliés /3 - Page 4 Solaire-20190812

Au printemps 2018, le ministère des Armées, par la voix de Geneviève Darrieussecq, la secrétaire d’État auprès de Florence Parly, la ministre des Armées, avait pris l’engagement de mettre à disposition plus de 2.000 hectares de terrains d’ici 2025 afin de permettre le développement d’une fililère photovoltaïque en France. Et cela, dans le cadre du plan gouvernemental « Une place au soleil ».

« L’avenir est au solaire : si notre parc de production d’électricité solaire se classe derrière l’éolien, son coût de production est maintenant le plus compétitif de tous. Il a encore baissé de 11% en 2017 pour s’établir à 55 €/MWh, tutoyant le prix du marché. Sur toitures, la chute des prix est encore plus forte à – 24% en 2017 [80€/MWh aujourd’hui]. Cette évolution des coûts justifie la forte croissance actuelle de la production d’électricité solaire », avait expliqué le ministère de la Transition écologique et solidaire.

Aussi, la Programmation pluriannuelle de l’énergie a fixé à 20,6 gigawatts la production d’électricité d’origine solaire d’ici cinq ans [et à 35,6/44,5 gigawatts d’ici 2028].

« Le solaire photovoltaïque sera proportionnellement plus développé dans de grandes centrales au sol qu’il ne l’est aujourd’hui, parce que c’est la filière la plus compétitive, en particulier comparé aux petits systèmes sur les toitures et que de grands projets [>50MW] se développeront progressivement sans subvention, venant modifier la taille moyenne des parcs à la hausse. Le Gouvernement veillera à ce que les projets respectent la biodiversité et les terres agricoles et forestières, en privilégiant l’utilisation de friches industrielles, de délaissés autoroutiers, de terrains militaires ou encore la solarisation de grandes toitures, qui deviendra progressivement obligatoire », est-il expliqué dans la synthèse de cette Programmation pluriannuelle de l’énergie.

Le ministère des Armées étant le premier propriétaire foncier de l’État, avec plus de 250.000 hectares, il ne pouvait qu’être sollicité pour libérer des terrains susceptibles d’accueillir des projets de production d’électricité d’origine photovoltaïque. Restait donc à lever les problèmes adminsitratifs et à identifier les endroits pouvant convenir, sachant qu’il gère déjà 100.000 hectares d’espaces naturels [dont 45% sont protégés par la directive Natura 2000] et qu’il n’est évidemment pas question d’empiéter sur les espaces de manoeuvre.

En outre, pour atteindre cet objectif des 2.000 hectares, trois moyens ont été retenus : accorder des autorisations d’occupation du domaine public, céder des emprises dont les armées n’ont plus l’utilité ou mettre en place des installations en autoconsommation.

Via un communiqué diffusé le 7 août, le ministère des Armées a indiqué que, d’ici la fin de cette année, « 267 hectares supplémentaires seront mobilisés sur quatre sites expérimentaux », en plus des 100 hectares qu’il a déjà cédés.

Ces sites « expérimentaux » seront situés à Creil [256 ha], Quequeville [4 ha], Saint-Christol [5,5 ha] et la Valbonne [4,5 ha]. Un « appel à manifestation d’intérêt » a été lancé par le ministère afin de choisir les « opérateurs chargés de mettre en œuvre des projets sur ces emprises. »

« Les lauréats seront choisis au regard de critères permettant d’apprécier la qualité de leur offre, notamment: la gestion environnementale du site, le bilan carbone de l’installation, la gestion de la biodiversité et le niveau de rémunération proposé », précise le ministère des Armées, qui promet d’autres appels à projets d’ici 2022.

Cela étant, les armées ont déjà pris le virage de l’énergie solaire. Excepté sans doute au Sahal [le sable ne fait pas bon ménage avec les panneaux photovoltaïques], elles consacrent 50 millions d’euros par an pour de tels projets.

C’est ainsi que, par exemple, la toiture sud de « l’Hexagone Balard » est recouverte par 5.600 m2 de panneaux photovoltaïques, lequel permettent d’économiser 500MWh d’électricité par an, soit la consommation d’une ville de 1.200 habitants. Et, en 2012, une partie de l’électricité de la base aérienne d’Istres était d’origine solaire [avec plus de 15.000 m2 de panneaux photovoltaïques].

« Très engagé dans le domaine de la performance énergétique de son parc immobilier », les Armées ont réduit « leurs consommations énergétiques, hors carburants opérationnels, de plus de 15% entre 2010 et 2018. Sur cette même période, la composition du mix énergétique a également évolué favorablement : la part des énergies fortement carbonées [charbon, fioul] a diminué au profit d’énergies plus faiblement carbonées [biomasse-bois, chaleur issue de réseaux urbains, GPL], permettant une baisse des émissions de gaz à effet de serre de plus de 18% », a par ailleurs souligné le minsistère.


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Message par corsair le Ven 4 Oct - 15:54

L’armée de Terre veut placer les robots « au coeur du groupe de combat »

L'actu de la MARINE NATIONALE, de notre défense et de nos alliés /3 - Page 4 Robot-20190812

Si l’armée de Terre utilise des robots depuis maintenant longtemps, comme les Minirogen et les Drogen pour la détection d’engins explosifs improvisés et le déminage, elle entend mettre un coup d’accélérateur dans ce domaine au cours des prochains mois.

Ainsi, selon un avis de marché publié avant l’été, la Direction générale de l’armement [DGA] cherche à se procurer cinq « robots terrestres » de type « mule » à des fins d’essais en opération extérieure et sur le territoire français. Et il est question de mener de telles expérimentations en 2020.

Dans le même temps, la ministre des Armées, Florence Parly, devrait bientôt décider l’acquision de micro-robots de reconnaissance au profit des unités du Génie et de l’Infanterie. « Les premières livraisons pourront intervenir dès la fin de l’année et permettront d’équiper le premier déploiement d’un GTIA [Groupement tactique interarmes, ndlr] Scorpion en 2021 », précise le Sirpa Terre.

Les avancées technologiques, notamment dans le domaine de l’intelligence artificielle, ouvre de nouvelles perspectives, comme l’ont montré les essais réalisés avec des robots par les forces américaines, israéliennes, russes et… estoniennes, ces dernières ayant même déployé le THeMIS, de Milrem Robotics, au Mali, dans le cadre de l’opération Barkhane.

Chef de section environnement Scorpion à l’État-major de l’armée de Terre [EMAT], le colonel « Marc » explique que ces évolutions technologiques placeront ces « systèmes automatisés au coeur du groupe de combat ». Et d’ajouter : Ils « deviendront des équipiers du militaire, totalement intégrés à la manœuvre et la chaîne de commandement. »

Lors de son discours sur l’intelligence artificielle, prononcé Saclay le 5 avril dernier, Mme Parly avait fixé une ligne rouge : « Terminator ne défilera pas sur les Champs-Élysées ». En clair, il n’est pas question « de confier la décision de vie ou de mort à une machine qui agirait de façon pleinement autonome et échapperait à tout contrôle humain. »

Cependant, cela ne veut pas dire que des robots armés ne seront pas mis au point… Mais en aucun cas ils pourront décider de leur propre chef de faire feu.

Il y a une « une seule ligne rouge : la France n’aura pas de robots armés autonomes sur le champ de bataille. L’homme restera le seul apte à prendre la décision d’ouverture de feu », a en effet insisté le colonel « Marc ».

Deux industriels français proposent déjà chacun un robot armé : MBDA, avec un THeMIS muni du Missile Moyenne Portée [MMP] et Nexter, avec l’OPTIO X-20, doté d’un canon de 20 mm. Ces deux systèmes, dont la raison d’être est d’augmenter la portée de la puissance de feu d’un groupe de combat en permettant à ce dernier de ne pas s’exposer, ont besoin de recevoir un ordre humain pour ouvrir le feu.

Cela étant, et comme l’avait indiqué, en mai 2018, le général Charles Beaudoin, sous-chef du bureau plan programme de l’EMAT, le programme Scorpion ne prévoit pas d’acquérir de robots armés. Pour le moment du moins…

Ces systèmes « seront plus autonomes et adaptés aux besoins opérationnels du GTIA. Mais les fondamentaux du combat resteront les mêmes. Le groupe débarqué bénéficiera d’aides supplémentaires destinés à faciliter sa mission, mais ce sera toujours lui qui montera à l’assaut et délivrera les feux. Nous ne remplacerons jamais l’homme au cœur de nos opérations », a cependant encore fait valoir le général Beaudouin dans un webdocumentaire de l’armée de Terre, dédié à la robotique.

Et d’ajouter : les robots robots terrestres permettront « notamment de générer des effets de masse et d’accélérer le rythme opérationnel pour augmenter le rendement de la force dans des domaines aussi variés que les systèmes de surveillance, de protection, de détection des menaces ou des flux logistiques. »

L’objectif de l’armée de Terre est de pouvoir disposer de robots terrestres pleinement opérationnels d’ici 2025… Mais avant cela, il reste encore beaucoup d’obstacles à franchir.

« Nous devons répondre au défi du milieu terrestre, vaincre la complexité du sol », résume le colonel « Marc ». Ce qui suppose de répondre à plusieurs questions, à commencer par le degré d’autonomie des robots…

« Il faut résoudre ces problématiques techniques, tactiques, mais aussi humaines avant de l’intégrer au groupe débarqué. Les systèmes automatisés doivent démultiplier les effets du combattant sans le ralentir dans sa mission et lui permettre de se concentrer sur des tâches à haute valeur ajoutée », explique l’officier.


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Message par corsair le Ven 4 Oct - 15:55

L’US Navy va abandonner les écrans tactiles pour faciliter la manoeuvre de ses destroyers

L'actu de la MARINE NATIONALE, de notre défense et de nos alliés /3 - Page 4 Ibns-20190813

En août 2017, et en l’espace de quelques jours, deux destroyers de l’US Navy, les USS Fitzgerald et John McCain, furent impliqués dans des collisions avec des navires civils alors qu’ils naviguaient respectivement au large du Japon et dans le détroit de Malacca.

Les enquêtes internes, qui aboutirent à des sanctions contre les officiers chargés de la conduite de ces deux destroyers, avaient conclu que la cause de ces accidents, qui firent plusieurs victimes parmi les marins américains, était due à une « accumulation de petites erreurs ayant abouti à une absence de bonnes pratiques de navigation ».

Dans le cas de l’USS John McCain, entré en collision avec le pétrolier MV Alnic MC, l’enquête avait souligné un « mépris pour le respect des procédures » et mis en avant le manque de formation des marins de quart, ces derniers, affectés auparavant à bord du croiseur USS Antietam, n’ayant pas pu execter correctement les ordres qui leur avaient été donnés étant donné qu’ils ne connaissaient pas le fonctionnement du destroyer.

Un autre enquête, conduite par la National Transportation Safety Board [NTSB], a mis en cause le système de navigation et de pont intégré [IBNS – integrated bridge and navigation system]. Conçu par Northrop Grumman, ce dispositif, qui permet de contrôler un navire via des écrans tactiles, a commencé à être installé à bord des destroyer de la classe Arleigh Burke à partir de 2015.

Outre la complexité de l’IBNS, cette nouvelle enquête a également mis en avant le manque de formations des marins ainsi que leur fatigue excessive.

D’après le site spécialisé USNI News, et après une large consultation auprès de ses marins, l’US Navy a décidé d’abandonner les écrans tactiles pour revenir à un système « à l’ancienne », c’est à dire aux commandes mécaniques…

« Nous nous sommes éloignés du contrôle par manette, et c’est la critique principale des marins. Ils nous ont dit : ‘rendez-nous des manettes qu’on peut utiliser' », a expliqué le contre-amiral Bill Galinis, du Naval Sea Systems Command.

Selon USNI News, le premier destroyer qui abandonnera les écrans tactiles et son système de navigation et de pont intégré sera l’USS Ramage. Les travaux commenceront à partir de l’été 2020, quand les « modifications matérielles et logicielles auront été mises au point et entièrement testées pour garantir que la nouvelle configuration est sûre, efficace », a précisé une porte-parole du NAVSEA.

Cette décision est surprenante dans la mesure où, en octobre 2018, Northrop Grumman s’était vu attribuer un contrat de 18 millions de dollars, en octobre 2018, pour installer des IBNS aux nouveaux destroyers de la classe Arleigh Burke et pour remettre à niveau les systèmes déjà installés.


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Message par corsair le Ven 4 Oct - 15:56

Le Service des essences des Armées manque toujours de sous-officiers

L'actu de la MARINE NATIONALE, de notre défense et de nos alliés /3 - Page 4 Sea-20190813-1

Sous l’effet conjugué de la réforme du ministère de la Défense et de la Révision générale des politiques publiques [RGPP], les services de soutien perdirent 20.000 postes entre 2009 et 2015. Ce qui mit l’effectif du Service des essences des Armées [SEA] sous de « fortes tensions », dans un contexte, qui plus est, marqué par une activité opérationnelle intense.

« Entre 2008 et 2011, le service des essences des armées a subi une première baisse de 11 % de ses effectifs. Dans le cadre de la LPM [Loi de programmation militaire] 2014-2019, le mandat reçu par le SEA prévoyait une nouvelle diminution de 250 ETP [12 % des effectifs], ramenée à 102 postes après l’actualisation de la LPM. Ces évolutions concernent essentiellement le personnel civil pour préserver la capacité de projection militaire du service et maintenir son niveau de réponse au contrat opérationnel », était-il ainsi souligné dans un rapport pour avis publié en novembre 2016 par l’Assemblée nationale.

Seulement, le personnel militaire du SEA était alors déployé en opération extérieur [OPEX] plus souvent qu’à son tour, avec des « taux de projection » oscillant entre 30 et 37% sur la période 2012-15. Voire plus pour certaines spécialités. Entre 2013 et 2015, entre 50 et 60% de l’effectif des sous-officiers spécialisés en maintenance des matériels fut « projeté » en OPEX. Et s’agissant des militaires du rang, la « période comprise entre deux projections fut divisée par deux entre 2012 et 2014 ».

Avec l’entrée en vigueur de la LPM 2019-25, qui se veut à « hauteur d’homme », la situation du SEA semble s’améliorer un peu. « En 2018, le Service rencontrait encore un déficit RH de grande ampleur mais un effort partagé avec la DRH de l’armée de Terre a permis de recruter puis de former cinq contingents d’engagés volontaires », s’est félicité l’Ingénieur général de 1re classe Jean Charles Ferré, le directeur central du service des essences des armées; dans son dernier rapport d’activité
[.pdf].

Mais il y a encore un gros bémol… « Néanmoins, […] le SEA demeure confronté à un déficit en sous-officiers qui nécessitera à l’avenir des efforts de compréhension et d’adaptation au marché de l’emploi », a en effet ajouté son directeur.

En 2018, le SEA comptait 1.443 militaires et 675 civils [soit 0,8% de l’effectif du ministère des Armées] pour « assurer l’appui de bout en bout de l’ensemble des forces armées, sur le théâtre national comme à l’étranger. »

Le personnel civil est surtout chargé des missions d’expertise [produits, équipements, infrastructure], de maintenance et de soutien [finances, achat, ressources humaines, prévention…], ce qui permet aux militaires du SEA de se concentrer « principalement à la mission opérationnelle, en particulier la projection. »

« L’adéquation obtenue à ce jour entre personnel civil et personnel militaire, a permis de mettre en place une organisation en mesure de répondre à la fois aux besoins de projection et d’entraînement des militaires, mais également aux missions permanentes des plates-formes aéronautiques et navales sur le territoire national et aux
besoins d’expertise », explique le SEA dans son rapport d’activité.

Parmi ses 1.443 militaires, on compte 53 ingénieurs des essences [IME], 159 officiers logisticiens, 334 sous-officiers ainsi que 897 militaires du rang, qui « occupent des fonctions d’opérateurs avitailleurs ou de maintenanciers pétroliers au sein des dépôts. »


Le SEA comprend deux « corps » de sous-officiers : ceux qui sont recrutés comme maréchaux-des-logis, chefs de groupes puis sous-officiers adjoints au sein de ses unités, et ceux qui sont recrutés sur concours parmi les sous-officiers et militaires du rang des armées et services [15 à 20 par an]. Ces derniers « exercent des fonctions d’encadrement puis d’expertise » et ils « sont nommés agents
techniques [équivalent adjudants] à l’issue de leur scolarité qui leur délivre un brevet supérieur technique. »


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Message par corsair le Ven 4 Oct - 15:56

MBDA et Rheinmetall vont développer une arme laser pour les corvettes K-130 de la marine allemande

L'actu de la MARINE NATIONALE, de notre défense et de nos alliés /3 - Page 4 Corvettek130-20190814

Ces dernières années, il a régulièrement été question des projets américains en matière d’armes à effet dirigé. Ainsi, l’US Air Force, qui a déjà mené plusieurs programmes en ce sens avec des fortunes diverses, a l’intention de tester le démonstrateur SHiELD [Self protect High Energy Laser Demonstrator] monté sur un F-15.

L’US Army conduit plusieurs projets, dont le HELMTT [High Energy Laser Mobile Test Truck], qui vise à doter un véhicule d’une arme laser d’une puissance d’au moins 58 kW, le HEL [High Energy Lasers], destiné aux hélicoptères d’attaque Apache et le MEHEL 2.0 [Mobile Expeditionary High Energy Laser 2.0], qui donnera aux blindés Stryker une capacité anti-aérienne de courte portée.

Enfin, l’US Navy n’est pas en reste dans la mesure où, en 2014, elle a évalué une arme laser d’une puissance de 30 kW [appelée LaWS] depuis le pont de l’USS Ponce.

En Europe, deux industriels cherchent à développer de tels armes : Rheinmetall, qui a annoncé, en mars, avoir testé avec succès un système affichant une puissance de sortie de 100 kW, et le missilier MBDA, qui a participé au programme AD-HELW [Air Defense – High Energy Laser Weapon] de l’Agence européenne de défense [AED].

Aussi, le BAAIBw [Bundesamts für Ausrüstung, Informationstechnik und Nutzung der Bundeswehr], c’est à dire l’équivalent allemand de la DGA française, a confié à Rheinmetall et à MBDA Deutschland le soin de « construire, intégrer et tester » un démonstrateur d’arme laser destiné aux corvettes K130 [Classe Braunschweig] de la Deutsche Marine.

Ces navires, de conception récente, affichent des dimensions relativement modestes [89,1 mètre de long pour un déplacement de 1.800 tonnes]. Ils peuvent cependant mettre en oeuvre deux drones Camcopter S-100 ainsi que des missiles surface-air RIM-116 Rolling Airframe Missile, des missiles anti-navire RBS15, un canon de 76 mm et un système de contre-mesures électroniques.

« Les lasers représentent une nouvelle génération de systèmes de défense ayant une grande précision […]. Pour la toute première fois, cette capacité doit être étudiée dans des conditions quasi opérationnelles à l’aide d’un démonstrateur installé à bord d’une corvette allemande. Les détails et la répartition des responsabilités entre les deux sociétés seront déterminés dès que la spécification de performance sera mise à disposition par le BAAIBw », ont expliqué les deux groupes, via un communiqué commun.

« Nous coopérerons étroitement pour mettre la technologie laser au service de la Bundeswehr et de son utilisation opérationnelle. Au niveau international, nos sociétés possèdent une expertise exceptionnelle dans ce domaine. Les lasers offrent de nouvelles possibilités sur l’eau, sur terre et dans les airs. Ensemble avec la marine allemande, nous voulons promouvoir cette nouvelle technologie », a fait valoir Werner Krämer, directeur général de Rheinmetall Waffe Munition GmbH.

À noter que, avec QinetiQ et Leonardo UK, MBDA avait déjà été retenu en 2016 pour mettre au point une arme laser pour le compte du ministère britannique de la Défense, dans le cadre du programme Laser Directed Energy Weapons [DEW] Capability Demonstrator.

Les armes laser présentent plusieurs avantages, à commencer par leur faible coût d’utilisation. Leur généralisation permettrait de limiter les stocks d’explosifs bord des navires. Toutefois, elles présentent un défaut majeur : leur fonctionnement dépend des conditions météorologiques.


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Message par corsair le Ven 4 Oct - 15:57

Les réacteurs nucléaires du futur porte-avions seront 50% plus puissants que ceux du « Charles de Gaulle »

L'actu de la MARINE NATIONALE, de notre défense et de nos alliés /3 - Page 4 Pa-ng-20180910

Le porte-avions Charles de Gaulle est pourvu de deux chaufferies nucléaires K-15 [appelées Adytom et Xena] qui, couplées à des turbines à vapeur et deux lignes d’arbres, lui permettent de faire naviguer ses 42.500 tonnes à la vitesse maximale de 27 noeuds et de parcourir 1.000 km par jour. Chacun de ces réacteurs développe une puissance de 150 mégawatts.

Or, tout laisse à penser que le futur porte-avions français, pour lequel des études sont en cours, sera plus imposant que le « Charles de Gaulle ». Certes, l’amiral Christophe Prazuck, le chef d’état-major de la Marine nationale, a indiqué que sa masse n’était pour le moment pas gravée dans le marbre. « Il n’est pas plus question aujourd’hui de 70.000 tonnes que de 60.000 ou 90.000 tonnes », a-t-il dit, lors de sa dernière audition parlementaire. Mais il n’empêche que son tonnage dépendra de la masse imposante du New Generation Fighter [NGF], c’est à dire l’avion qui sera au centre du Système de combat aérien du futur [SCAF].

Lors de son audition, l’amiral Prazuck ne s’était pas attardé sur les chaufferies nucléaires qui seront susceptibles d’équiper ce futur porte-avions [et, officiellement, le choix de la propulsion nucléaire n’est pas arrêté… Mais on voit mal comment la Marine pourrait y renoncer]. Cependant, François Geleznikoff, le directeur des applications militaires [DAM] du Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies renouvelables [CEA] en a dit un peu plus aux députés de la commission de la Défense, le mois dernier.

Estimant qu’il faudra prévoir, pour ce futur porte-avions, une « capacité de tonnage sensiblement supérieure aux 42.000 tonnes du ‘Charles de Gaulle' », M. Geleznikoff a indiqué que les « chaufferies auxquelles nous arrivons pour satisfaire les besoins exprimés devraient atteindre une puissance de 220 à 230 mégawatts ». Soit une puissance supérieure de 50% à l’actuel réacteur K-15.

Cela étant, la masse n’est pas le seul paramètre à prendre en compte. La consommation électrique de ce futur navire devrait être aussi sensiblement supérieure à celle du « Charles de Gaulle », étant donné qu’il devrait être doté de catapultes électromagnétiques, plus gourmandes en énergie.

« Avec deux chaufferies de ce type, nous pouvons confirmer remplir le besoin du futur porte-avions », a continué le directeur des applications militaires du CEA. Appelés « K-22 », ces « chaufferies restent dans un domaine pas trop éloigné des K15 et dont la conception peut être maîtrisée avec les moyens de simulation actuels et la technologie disponible. Il n’y a donc pas de saut dans l’inconnu. Ce projet est ainsi l’occasion de concevoir une nouvelle chaufferie compacte tout en tenant les délais », a-t-il précisé.

La conception de ces chaufferies nucléaires K-22 sera importante pour « le renouvellement des compétences », a par ailleurs souligné M. Geleznikoff.

« Il est important de pouvoir concevoir à nouveau une chaufferie compacte, ce qui permettrait de rependre tous les travaux de conception comme ceux mis en œuvre il y a déjà vingt-cinq ans. Les travaux de conception de cette chaufferie permettent donc de faire naître la nouvelle génération d’architecte et de compétences en conception », a-t-il fait valoir.

Sur ce point, justement, la DAM a mis en place « sur le long terme une gestion prévisionnelle des emplois et des compétences à l’unité près », a indiqué son directeur. « Nous pouvons donc définir très précisément nos besoins, équipe par équipe. Nous avons établi la liste des compétences dites critiques parmi lesquelles figurent la conception d’armes, la conception de chaufferies ou le fonctionnement des explosifs. Nous ajustons nos recrutements et nos formations en continu », a-t-il ajouté.

D’ailleurs, cette gestion des compétences, a-t-il poursuivi, est suivie de très près « par l’inspecteur des armements nucléaires, placé sous l’autorité directe du président de la République, dans le cadre du contrôle gouvernemental de l’intégrité des moyens » car « l’État considère que les compétences nécessaires pour la fabrication des armes nucléaires doivent faire l’objet d’un suivi analogue au suivi des moyens techniques qui sont nécessaires pour la fabrication des armes ».

Chaque année, la DAM recrute 300 personnes par an, afin de compenser les 150 à 200 départs en retraite annuels. « Nous ne rencontrons pas de problème pour embaucher ni pour attirer ingénieurs des meilleures écoles et techniciens supérieurs. Ceux-ci deviennent une denrée rare mais nous pouvons en former une grande partie chez nous. Il y a environ 160 formations par alternance chaque année, 150 doctorants et post-doctorants et nous avons noué des partenariats avec les écoles d’ingénieurs. Les structures dont nous disposons nous permettront de bénéficier des compétences nécessaires dans la durée », a assuré M. Geleznikoff.


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Message par corsair le Ven 4 Oct - 15:58

Le général Lavigne veut que l’armée de l’Air reprenne de « la masse » pour renforcer sa résilience

L'actu de la MARINE NATIONALE, de notre défense et de nos alliés /3 - Page 4 Scaf-20180710-2-1

À la fin des années 1980, l’armée de l’Air comptait environ 100.000 militaires et civils et s’appuyait sur une flotte de 450 avions de combat, ce qui lui permettait d’assurer la protection de l’espace aérien national et d’armer la composante aéroportée de la dissuasion nucléaire. Et, tout en se préparant à l’éventualité d’un conflit de haute intensité en Europe entre l’Otan et les forces du Pacte de Varsovie, ses appareils étaient aussi sollicités pour des opérations de basse intensité, comme Manta, puis Épervier, au Tchad.

La chute du Mur de Berlin et l’implosion de l’Union soviétique ayant éloigné le spectre d’un conflit majeur, l’armée de l’Air commença à perdre de la masse après 1991, c’est à dire après l’opération « Tempête du Désert » [ou « Daguet »], dans le cadre du plan de restructuration « Armée 2000 ». Puis, la fin de la composante terrestre de la dissuasion nucléaire sonna le glas des missiles sol-sol qu’elle mettait en oeuvre depuis le plateau d’Albion. Et la suspension annoncée de la conscription donna lieu à une première vague de fermetures de bases aériennes.

Vinrent ensuite les restructurations annoncées en 2008. Alors que ses engagements opérationnels s’intensifièrent, l’armée de l’Air dut subir une cure d’amaigrissement drastique.

Grâce à la polyvalence du Rafale, les avions spécialisés furent retirés du service, avec la dissolution de plusieurs escadrons à la clé. En 20 ans, le format de l’aviation de combat passa de 450 à 210 appareils. Et 17 bases aériennes fermèrent leurs portes. En outre, les aviateurs supportèrent 50% des suppressions de postes avant la réactualisation de la Loi de programmation militaire 2014-19. Tel fut le prix à payer pour la modernisation de l’armée de l’Air.

Selon son chef d’état-major [CEMAA], le général Lavigne, « grâce à la polyvalence de ses appareils et à leurs capacités de frappe, l’armée de l’Air n’a rien perdu en performances : plus précise, plus agile, elle peut atteindre des objectifs plus loin et plus fort, y compris depuis la métropole. » Et elle sera encore plus performantes en 2023, « avec des capacités de projection de forces et de puissance encore augmentées grâce aux nouvelles flottes en cours d’acquisition », dit-il , dans les colonnes du dernier numéro hors-série de DSI.

Seulement, aussi performant soit-il, le Rafale n’a pas le don d’ubiquité… Et comme l’admet le général Lavigne, « cette capacité globale requiert cependant de disposer d’une masse minimale de systèmes d’armes, car ils sont employés simultanément en différents endroits de la planète. » Et d’ajouter : « Ce dernier point est aussi un enjeu majeur de l’armée de l’Air de demain ».


D’autant plus que la pespective d’un conflit de haute intensité, qui s’était éloignée après la fin de la Guerre Froide, est à nouveau d’actualité. Comme ses pairs des autres armées, le général Lavigne souligne ainsi que « les politiques de puissance de certains États conduisent à reconsidérer la possibilité d’une confrontation avec des adversaires comparables à nous, notamment dans le cadre de conflits régionaux ». Aussi, la question de la « masse » revient-elle  sur le tapis.

Certes, rappelle le CEMAA, « l’histoire abonde en exemples où des forces, y compris aériennes, ont compensé leur désavantage numérique par une qualité et une agilité supérieures. » Or, poursuit-il, « ce différentiel de qualité tend à s’estomper alors que, par ailleurs, les zones de conflictualités sont plus vastes et plus nombreuses ».

Aussi, avance le général Lavigne, « à capacités équivalentes, le nombre, l’intelligence de la manoeuvre et la bonne utilisation des réserves sont des éléments décisifs pour la victoire. » Et, insiste-t-il, « dans un tel contexte, la quantité redevient un critère de la résilience qui sied à une force militaire. »

« La diminution continue des flottes occidentales depuis le début des années 2000 devient problématique dans un contexte où les espaces aériens peuvent être beaucoup plus durement contestés », souligne le CEMAA. Et ses homologues font tous le même constat : « la masse fait partie des axes qui doivent structurer nos réflexions pour la prochaine décennie afin de garantir la capacité à durer au combat. Il faut être résilient, pouvoir encaisser des coups, mais tenir les espaces aériens conquis ». Et, fait-il valoir, « cela nécessitera probablement que nous repensions nos formats, le moment venu ».

Reste maintenant à voir comment il est possible de redonner de la « masse » à l’armée de l’Air… dans une enveloppe budgétaire qui n’est pas appelée à augmenter plus qu’il n’est prévu par l’actuelle LPM et avec les questions que cela pose en termes de ressources humaines.

« La première limite au développement de la masse, c’est le budget. Or, l’effort demandé à la communauté nationale est déjà important et un développement exponentiel de nos forces est bien entendu inenvisageable », a reconnu le CEMAA.

Resterait donc, selon lui, qu’un seul levier : augmenter la capacité d’innovation, qui doit être « l’affaire de tous ». Il s’agirait ainsi de pouvoir garder « le maximum d’avance sur nos adversaires déclarés ou potentiels », estime le général Lavigne.

S’il n’est pas possible d’augmenter significativement le nombre d’avions de combat [ce qui sera toujours plus compliqué à l’avenir, au regard du coût des appareils de nouvelles générations], la solution passe par les drones, l’intelligence artificielle et une connectivité accrue entre les plateformes.

« Cela ouvre la voie au déploiement prochain de nouvelles plates-formes non pilotées [remote carriers, loyal wingman] qui, tout en fournissant de la masse facilitant la pénétration, permettront de multiplier les senseurs et les effecteurs » ainsi que de « réduire les risques encourus par les équipages dans certaines phases de vol particulièrement exposées », explique en effet le général Lavigne.


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Message par corsair le Ven 4 Oct - 15:59

L’armée de l’Air va lancer un « chantier ambitieux » pour ses futures opérations spatiales

L'actu de la MARINE NATIONALE, de notre défense et de nos alliés /3 - Page 4 Cnes-20190816

Son chef d’état-major, le général Philippe Lavigne, avait confié qu’il en rêvait. Le président Macron l’a confirmé le 13 juillet et la ministre des Armées, Florence Parly en a donné la feuille de route : bientôt, l’armée de l’Air changera donc de nom pour devenir « l’armée de l’Air et de l’Espace ».

Mais avant cela, il faut que l’arrêté portant création d’un commandement de l’espace au sein de l’armée de l’Air soit signé par la ministre, ce qui ne devrait pas tarder. Ensuite, il faudra modifier le code de la Défense pour faire apparaître explicitement les opérations spatiales parmi les missions des aviateurs, ce qui passera par un vote au Parlement [et donc par un débat].

Normalement, à partir du 1er septembre, ce commandement de l’espace commencera à prendre ses marques à Toulouse, avec 220 militaires. Reprenant les missions du « commandement interarmées de l’espace » [CIE] auquel il va se substituer, il aura des responsabilités opérationnelles et organiques tout en ayant la charge d’élaborer la politique spatiale militaire française.

Ce nouveau commandement disposera d’un centre qui « sera responsable de la connaissance de la situation spatiale » et qui « exercera le contrôle opérationnel des plateformes spatiales militaires et des capacités militaires concourrant aux mesures de préservation de la liberté d’accès et d’utilisation de l’espace extra-atmosphérique. Il coordonnera également l’emploi des moyens civils dans le cadre des opérations spatiales militaires », a expliqué le général Michel Friedling, l’actuel chef du CIE, dans les colonnes du dernier numéro d’Air Actualités.

Subordonné au Centre de planification et de conduite des opérations [CPCO] de l’État-major des armées [EMA], ce centre aura une « capacité permanente de commandement et de contrôle des opérations spatiales », au plus près du Centre national d’études spatiales [CNES] », a ajouté le général Friedling.

Aussi, au niveau de l’organisation de l’armée de l’Air, il faudra s’attendre à quelques changements. Et, logiquement, les bases aériennes de Lyon-Mont Verdun et de Creil devraient respectivement perdre le Centre opérationnel de surveillance militaire des objets spatiaux [COSMOS] et le Centre militaire d’observation par satellites [CMOS] 1/92 Bourgogne au profit de la Ville Rose.

« Nous allons constituer à Toulouse un véritable écosystème spatial militaire avec notamment le centre d’opérations […]. Le CMOS de Creil et le COSMOS de Lyon ont vocation à rejoindre ce centre une fois qu’il sera réalisé, ce qui prendra quelques années car il s’agit d’un projet important », a en effet indiqué le général Friedling. Bref, dix ans après la dissolution de la BA 101 de Francazal, l’armée de l’Air va donc faire un retour en force à Toulouse…

« Ce sera un projet ambitieux qui implique la création de nouvelles infrastructures ainsi que le développement de moyens techniques modernes tels que le traitement massif de données, l’aide à la décision par l’intelligence artificielle, la réalité augmentée, la connectivité, etc. Ce centre devrait accueillir le personnel du CNES mais également es partenaires industriels et commerciaux », a détaillé l’officier. Quant à l’échelon de direction, il devrait rester à Paris.

Quoi qu’il en soit, l’armée de l’Air a encore beaucoup de pain sur la planche pour ajouter la corde des opérations spatiales à son arc. « Nous avons un immense chantier devant nous, conceptuel, doctrinal, capacitaire, organisationnel », a admis le général Friedling.

Dans un premier temps, il va donc s’agir de renforcer l’équipe de direction afin de mettre en musique cette « transformation » tout « en développant nos coopérations, concevant les capacités de demain et en continuant les affaires courantes », a ajouté l’officier. Puis, viendra le moment de la montée en puissance et de la prise en compte des nouvelles missions, ce qui demandera des effectifs supplémentaires… Mais dans l’enveloppe prévue par la Loi de programmation militaire 2019-25.


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Message par corsair le Ven 4 Oct - 16:01

Sommet du G7 à Biarritz : Les mini-drones font désormais partie des menaces à considérer

L'actu de la MARINE NATIONALE, de notre défense et de nos alliés /3 - Page 4 Drone-ei-20170201

En mai 2011, environ 10.000 policiers et gendarmes avaient été mobilisés pour assurer la sécurité du sommet du G8, alors organisé à Deauville. La Marine nationale avait été sollicitée, de même que l’armée de l’Air, qui déploya, à l’époque, deux batteries de missiles sol-air Crotale. En outre, le dispositif, qui prévoyait une interdiction de l’espace aérien au-dessus de l’évènement ainsi que celle de la navigation maritime le long de la côte, reposait sur une trentaine d’aéronefs, dont un drone de surveillance et des hélicoptères.

Depuis, en raison du conflit en Ukraine et de l’annexion de la Crimée, la Russie n’est plus conviée à ce type d’évènement. Et, par rapport à 2011, une nouvelle menace a fait son apparition : celle des mini-drones. C’est ce qu’a souligné le général Philippe Lavigne, le chef d’état-major de l’armée de l’Air [CEMAA], dans un entretien accordé à l’Express.

« Les drones et les mini-drones constituent une menace nouvelle. […] En règle générale, ces appareils sont opérés par des gens curieux qui veulent faire des photos. Nous restons très vigilants car nous avons vu, au Yémen ou en Irak, que des terroristes peuvent les transformer en bombes volantes. Des groupes revendicatifs peuvent aussi les utiliser comme caisse de résonance médiatique », a expliqué le général Lavigne.

La menace relative à des drones piégés fit l’objet d’un premier message d’alerte émis en novembre 2016 par la zone de défense et de sécurité du sud-est.

« Même si militairement, en raison des charges très limitées que ce genre d’engin peut pour l’instant emporter, ce ne soit pas significatif, il est certain que la première attaque de ce genre en France marquerait les esprits », confia à l’AFP, quelques semaines plus tard, un responsable « spécialiste de la question ». Et d’ajouter : « Nous étudions de nombreux dispositifs pour empêcher que cela ne se produise, mais protéger intégralement le territoire national contre cette menace est tout simplement impossible. »

Quant aux groupes « revendicatifs », certains ont d’ores et déjà annoncé la couleur. Selon Le Monde, le collectif G7 Blokatu a prévenu qu’il organiserait des « actions de désobéissance civile massive en entravant ou bloquant la circulation des biens et des personnes qui participent au sommet ». Et les anarchistes Indar Beltza a appelé à des « actions fermes et résolues ».

« Même si nous pouvons avoir quelques ‘trous de détection’, car certains radars sont anciens […], la lutte contre les drones est une priorité », a assuré le général Lavigne dans les colonnes de L’Express. « La France a développé des brouilleurs portatifs à flux dirigé et un système de moyens mobiles appelé MILAD est en cours d’expérimentation. Nous étudions aussi des drones intercepteurs de drones », a-t-il poursuivi, en faisant référence, sans doute, à un projet conduit par CS Group et ALX Systems.

Puis le CEMAA a évoqué, sans donner de détails, d’une « poignée de situations non prévues » lors des répétitions pour le défilé du 14-Juillet…

Quoi qu’il en soit, les forces sollicitées pour la surveillance et la sécurité du G7 seront particulièrement « musclées », avec 13.000 policiers et gendarmes, et des soldats de la mission intérieure Sentinelle en appui. L’État-major des armées [EMA] a ainsi parlé d’un « dispositif particulier de sûreté terrestre ».

Selon la presse locale, l’armée de l’Air a déployé des radars tactiques sur les hauteurs ainsi que des « guetteurs ». Et au moins une batterie Crotale a été installée à Biarritz. Comme il se doit, au moins trois hélicoptères Fennec dédiés aux Mesures actives de sûreté aérienne [MASA] se tiendront en alerte, de même que des Rafale de la base aérienne 118 de Mont-de-Marsan. L’Aviation légère de l’armée de Terre [ALAT] sera aussi de la partie, avec des Gazelle et des Puma, ces derniers étant susceptibles de transporter des CRS ou des gendarmes mobiles.

Enfin, la Marine nationale a déployé la frégate anti-sous-marine [FASM] « La Motte-Picquet » au large du littoral basque, avec des commandos marine se tenant prêts à intervenir si besoin.

« Nous sommes là dans un dispositif classique à ce type d’événement. Nous nous donnons les moyens, mais nos priorités, lors de l’intervention, restent la proportionnalité, la graduation et le respect du droit », a expliqué le général Rondel, le commandant de la zone de défense et de sécurité du Sud-Ouest, au quotidien Sud Ouest.


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Message par corsair le Ven 4 Oct - 16:02

Pour la première fois, une société militaire privée a fait voler un Mirage F1 aux États-Unis

L'actu de la MARINE NATIONALE, de notre défense et de nos alliés /3 - Page 4 Miragef1b-20190823

Dans le passé, les Mirage F1 de l’armée de l’Air ont pris part à l’exercice international Red Flag, organisé régulièrement par l’US Air Force à Nellis AFB, située dans le désert du Nevada. Et ils ont donné plus d’une fois du fil à retordre aux pilotes américains. D’ailleurs, sur une photographie prise lors de l’édition 1990, on voit le futur chef d’état-major de l’armée de l’Air, le général André Lanata [qui était capitaine à l’époque], prendre la pose devant son appareil, orné de deux silhouettes de F-15…

C’est d’ailleurs pour ses capacités que la société ATAC [Airborne Tactical Advantage Company], filiale du groupe américain Textron, a jeté son dévolu sur cet appareil, retiré du service par l’armée de l’Air en 2014.

Au total, 63 Mirage F1 ayant servi sous les cocardes tricolores ont été été acquis par cette entreprise, qui entend les utiliser comme plastrons dans le cadre d’un contrat visant à améliorer l’entraînement des pilotes de chasse américains. Le dernier exemplaire lui a été livré en avril dernier.

La valeur de cette vente n’a pas été précisée mais il est question d’au moins 20 millions d’euros. En outre, 150 moteurs Atar 9K50 et 6 millions de pièces de rechange ont également été cédés.

Dans le même temps, une autre SMP américain, Draken International, s’est procuré 22 Mirage F1 ayant appartenu à l’Ejército del aire [Espagne], pour les mêmes raisons qu’ATAC.

Mais, visiblement, ATAC a pris de l’avance sur la concurrence. En effet, le 22 août, elle est devenue la première SMP à faire voler un Mirage F1 [version B, immatriculé N601AX] aux États-Unis, plus précisément depuis l’aéroport de Fort Worth [Texas], où elle a installé un « Adversary Center of Excellence ».

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Selon toute vraisemblance, et au vu de livrée qu’il arbore, le Mirage F1B en question portait l’immatriculation 118-SW [n°502] quand il était encore en service au sein de l’Escadron de reconnaissance 2/33 « Savoie ». L’une des ses dernières missions sous ses couleurs françaises avait consisté à survoler les Champs-Élysées, à l’occasion du 14-Juillet 2014.

Pour le moment, ATAC n’a pas publié de communiqué officiel pour donner plus de détails sur ce premier vol, que le blog américain « The War Zone » a qualifié « d’historique ». En revanche, en juillet, elle avait diffusé une vidéo montrant un Mirage F1CT au roulage.

Dans le détail, ATAC entend remettre en état 45 des 63 Mirage F1 qui lui ont été livrés. Ces appareils doivent recevoir de nouveaux équipements, notamment en matière de guerre électronique.

L'actu de la MARINE NATIONALE, de notre défense et de nos alliés /3 - Page 4 ECnwmFhX4AYxVtE?format=jpg&name=360x360

Pour la filiale de Textron, il s’agit de pouvoir être en mesure de fournir 37.000 heures de vol d’entraînement [sur 10 ans] au pilotes de l’US Air Force, voire à ceux de l’US Navy… Et de proposer aussi des missions close air support [appui rapproché] au profit des contrôleur aériens avancés [JTAC].


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Message par corsair le Ven 4 Oct - 16:03

La frégate Aquitaine voit double

L'actu de la MARINE NATIONALE, de notre défense et de nos alliés /3 - Page 4 Seules-l-aquitaine-a-brest-une-partie-de-l-equipage_4769609_540x270p

Le double équipage est une histoire ancienne dans la Marine, avec des sous-mariniers pionniers en la matière. Mais aucune frégate française n’avait accueilli, jusqu’à présent, deux équipages se relayant tous les quatre mois. L’Aquitaine a ouvert la voie, ce lundi, à Brest.
Pas de couleurs distinctives mais un équipage A et un équipage B à bord de l’Aquitaine, la première frégate multi-missions arrivée à Brest. La Languedoc accueillera, mercredi à Toulon, son deuxième équipage et commandant, également en phase de qualification pendant six mois avant d’appareiller.

L'actu de la MARINE NATIONALE, de notre défense et de nos alliés /3 - Page 4 Maxresdefault

Mieux pour la vie personnelle

En mars 2020, l’équipage B de l’Aquitaine effectuera son premier appareillage sous les ordres du capitaine de vaisseau Pierre Lachard. Six mois pour se préparer à mener ce navire spécialisé à Brest dans la protection des sous-marins nucléaires lanceur d’engins. Ce passage à deux équipages répond à une forte demande des marins qui vont pouvoir davantage organiser et planifier leur vie personnelle. Ils connaîtront précisément, pendant les deux à trois ans de leur affectation, les périodes où ils ne seront pas d’alerte à bord. Les frégates brestoises font partie des navires de la Marine les plus sujets aux appareillages inopinés en moins de 24 h. Pas simple pour le fonctionnement de la vie de famille et la planification des petits et grands moments de sa vie personnelle.


Dans le tempo du double équipage, pas de coup de théâtre pendant les quatre mois non embarqués et un rythme d’alternance mer-terre calé sur les temps forts de l’année scolaire. « Tout le monde s’y retrouvera » selon l’amiral commandant la force d’action navale à Toulon, Jean-Philippe Rolland. Les marins dans leur vie de tous les jours et la Marine qui souhaite étendre le nombre de jours de mer des frégates tout en améliorant le suivi et la maintenance de ces navires de premier plan. L’objectif est d’augmenter de 50 % les actuels 110 jours de mer, ce qui au final entraînera pour chacun des marins un peu moins de temps passé en mer.

Évolution de la société

Le passage en double équipage répond à une évolution fondamentale des familles avec une présence et un partage des tâches qui tombent aujourd’hui sous le sens. Le système devrait faciliter la vie des marins séparés. Ce rythme connu d’embarquement devrait également inciter davantage de jeunes femmes à choisir la Marine et à continuer dans le métier. « Le gain de cette évolution se situe également dans le rythme de formation et de progression de carrière », complète l’amiral Rolland.

Ce qui ne signifie pas quatre mois embarqués et quatre mois de congé à terre ! Bien au contraire, la période non embarquée étant mise à contribution pour la formation, la préparation de la future mission et le soutien éventuel à terre à l’autre équipage. « On espère ainsi attirer davantage et anticiper les difficultés de recrutement que l’on observe ici et là », ajoute l’amiral quatre étoiles. C’est à se demander si des marins accepteront encore de rejoindre un équipage unique… « On en trouvera toujours qui voudront gérer seul leur poste et qui opteront pour l’incertitude de l’alerte, en privilégiant un maximum de jours de mer. »

14 navires de surface sur les 96 que compte la marine nationale connaissent aujourd’hui un fonctionnement à double équipage. À Brest, en plus des sous-marins nucléaires de l’Ile-Longue, Les Dupuy-de-Lôme, Beautemps-Beaupré, Rhône et Garonne accueillent deux équipages.


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Message par corsair le Ven 4 Oct - 16:04

CHAMMAL : Relève des quatre Rafale et de l’Atlantique 2 en Jordanie

L'actu de la MARINE NATIONALE, de notre défense et de nos alliés /3 - Page 4 2019_ajod_316_k_001_007

Quatre Rafale biplaces ainsi qu’un Atlantique 2 ont rallié la semaine dernière la base aérienne projetée au Levant pour relever les quatre Rafale monoplaces et l’Atlantique 2 déployés depuis le mois de juin 2019.

La relève : une véritable opération tactique


L'actu de la MARINE NATIONALE, de notre défense et de nos alliés /3 - Page 4 2019_ajod_315_k_001_008

Début août, deux Rafale biplaces ont décollé de France pour rejoindre la base aérienne projetée au Levant. Les deux Rafale ont effectué un vol de quatre heures sans escale, ponctué par deux ravitaillements en vol. Deux autres Rafale biplaces ont effectué le même trajet quelques jours plus tard pour porter à quatre le nombre de chasseurs biplaces sur site, terminant ainsi la phase de relève. 

Au même moment, un Atlantique 2 a décollé depuis la métropole pour un vol de sept heures afin d’effectuer la relève de l’appareil en place depuis un mois sur la base aérienne projetée, transportant également une vingtaine de personnels sur le point de relever leurs camarades au sein du détachement de la Marine Nationale, intégré au sein de la base aérienne projetée. 

Assurer la continuité opérationnelle des avions pendant la relève : un défi constant


L'actu de la MARINE NATIONALE, de notre défense et de nos alliés /3 - Page 4 2019_ajod_316_k_001_009

Cette phase de relève est un moment clé de l’activité opérationnelle car « relève » n’est pas synonyme de « relâche », bien au contraire. Les mécaniciens des deux détachements ont redoublé d’effort pour que les aéronefs soient opérationnels le plus rapidement possible. 

« Dès l’arrivée des Rafale, les armuriers commencent le transfert de l’armement et des équipements d’un avion à l’autre, cette phase complexe prend environ une journée et demie de travail », détaille le chef du soutien technique Rafale. 

Pour l’Atlantique 2, trois jours ont été nécessaires pour effectuer ce changement de configuration par six mécaniciens de la Marine Nationale, car ils doivent également préparer l’avion relevé pour son vol de retour vers la métropole. 

Cette mise en configuration « guerre » des Rafale et de l’Atlantique 2 revêt une importance opérationnelle primordiale. Elle assure la continuité des capacités d’alerte. En cas de besoin, des avions sont toujours équipés et prêts à décoller pour être engagés au profit de l’opération Chammal.


Engagés depuis le 8 juin 2019, les quatre Rafale C relevés ont effectué plus de 100 sorties, environ 500 heures de vol, plus de 250 ravitaillements en vol et réalisé 4 frappes. 

L’Atlantique 2 effectue en moyenne, sur une période d’un mois, une centaine d’heures de vol en une quinzaine de sorties. 

Lancée depuis le 19 septembre 2014, l'opération Chammal représente le volet français de l'Opération Inherent Resolve (OIR) au sein d’une coalition de 80 pays et organisations. A la demande du gouvernement irakien et en coordination avec les alliés de la France présents dans la région, l'opération Chammal vise, à apporter un soutien militaire aux forces locales engagées dans le combat contre Daech sur leur territoire. L'opération Chammal repose sur deux piliers complémentaires : un pilier " appui " destiné à appuyer les troupes engagées au sol contre Daech et à frapper les capacités militaires de Daech ; un pilier " formation" au profit des forces de sécurité irakiennes. A ce jour, le dispositif complet de l'opération Chammal compte près de 1 000 militaires. Il comprend également plus d’une centaine de militaires projetés à Bagdad pour la formation et le conseil des états-majors et unités irakiennes.


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Message par corsair le Ven 4 Oct - 16:06

Les États-Unis ont réactivé leur commandement militaire pour l’espace

L'actu de la MARINE NATIONALE, de notre défense et de nos alliés /3 - Page 4 X37-20140405

Ce 29 août, le Pentagone a officiellement réactivé son commandement pour l’espace [US Space Command], lequel fit les frais, en 2002, de réorientation de la politique de défense américaine après les attentats du 11-Septembre.

Créé en 1985, ce commandement avait la mission de coordonner les activités spatiales des forces américaines. Sa réactivation, qui se veut être un premier pas vers la création d’une « armée spatiale », obéit à une autre logique dans la mesure où il s’agit désormais de répondre aux défis posés non pas à la militarisation [qui est ancienne] mais à l’arsenalisation de l’espace.

Cette tendance se traduit par le développement, par certains pays, d’armes antisatellites [missile, laser, micro-ondes, etc] et d’objets manoeuvrants susceptibles d’avoir des capacités de neutralisation. Et cela a d’ailleurs conduit la France à se doter également d’un commandement dédié aux opérations spatiales. Ce dernier doit être officiellement créé le 1er septembre, au sein de l’armée de l’Air.

Cet US Space Command, qui est le 11e commandement militaire américain, aura quatre missions principales : dissuader les adversaires potentiels dans l’espace, défendre les satellites américains en orbite, fournir des services aux unités de combat [comme les signaux GPS, par exemple] et développer des capacités spatiales de combat.

Commandé par le général Jay Raymond, de l’US Air Force, ce commandement devra commencer avec un budget modeste d’environ 83 millions d’euros pour l’année 2020 [selon Air Force Mag, ndlr].

« C’est un moment historique, un jour historique, qui reconnaît que l’espace est au centre de la sécurité nationale et de la défense de l’Amérique », a commenté le président Trump au sujet de la réactivité du « Spacecom ». Ce dernier « s’assurera que la domination américaine dans l’espace ne soit jamais remise en question ou menacée car nous savons que la meilleure façon d’empêcher les conflit, c’est de se préparer à la victoire », a-t-il ajouté.

Il s’agit de combattre ceux « qui s’attaquent aux « satellites américains qui sont si importants pour les opérations sur les terrains de guerre et pour notre style de vie », a encore insisté le chef de la Maison Blanche.

« Nous sommes les meilleurs du monde dans l’espace aujourd’hui, mais notre niveau de supériorité se réduit. Nous voulons avancer vite et rester en tête », a fait valoir le général Raymond.

Cela étant, si les États-Unis sont effectivement en avance dans certains aspects de la technologie spatiale, ils n’ont plus, pour le moment du moins, la capacité d’envoyer des astronautes en orbite… contrairement à la Russie, par exemple. Mais ce n’est cependant pas essentiel pour les opérations des forces américaines dans l’espace, même si une telle éventualité avait été envisagée par le passé, avec le programme MOL [Manned orbital laboratory] et qu’une agence du Pentagone a récemment lancé un appel à projets pour une mini-station spatiale militaire.

Actuellement, le programme du Pentagone qui suscite le plus d’interrogations est celui du « drone » spatial X-37B, qui vient de dépasser le seuil des 718 jours passés en orbite. Développé par la division Phantom Works de Boeing, cet engin de 9 mètres de long pour 4,5 mètres d’envergure aurait emporté de « petits satellites » au moment de son lancement, en septembre 2017. En outre, l’US Air Force avait expliqué, à l’époque, qu’il allait permettre de « tester des technologies spatiales émergentes ».


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Message par corsair le Ven 4 Oct - 16:07

La France a signé une lettre d’intention avec la Belgique et Chypre pour un missile antichar européen

L'actu de la MARINE NATIONALE, de notre défense et de nos alliés /3 - Page 4 Mmp-barkhane-20190115

Une semaine après avoir signé un accord avec sept pays européens pour mettre au point un robot militaire terrestre dans le cadre du projet MUGS [Modular Unmanned Ground Systems], conduit par l’Estonie et financé par le Programme européen de développement de l’industrie de Défense [PEDID], la France a pris la tête du programme européen BLOS [Beyond Line Of Sight Land Battlefield Missile Systems], consistant à développer les capacités relatives aux missiles antichar de moyenne portée.

En effet, en marge d’une réunion des ministres de la Défense de l’Union européenne, organisée les 28 et 29 août à Helsinki, Florence Parly a signé une lettre d’intention en ce sens avec ses homologues belge et chypriote. « Ce projet ambitieux est emblématique des progrès concrets de l’Europe de la défense », a fait valoir le ministère des Armées.

Le programme BLOS fait partie des 34 projets retenus par l’exécutif européen qui, au titre de la Coopération structurée permanente [CSP/PESCO], sont éligibles à un financement octroyé par le PEDID, qui, à partir de 2021, cédera la place au Fonds européens de Défense [FEDef], qui sera doté de 13 milliards d’euros.


Dans le domaine des missiles anti-char, la France a une longueur d’avance, grâce au MMP [Missile moyenne portée] développé par MBDA. C’est d’aîlleurs sur ce dernier que s’appuiera le programme BLOS, lequel vise plusieurs objectifs.

L’UE « est confrontée à une instabilité géopolitique croissante et à un ensemble complexe de menaces classiques et nouvelles. Par conséquent, les forces armées des États membres doivent avoir la capacité d’opérer de manière autonome ou au sein d’une coalition ad hoc. Ils doivent pouvoir tenir un engagement de haute intensité et asymétrique, face à un large éventail de menaces, y compris contre des adversaires potentiels techniquement avancés », explique le site dédié au PEDID au sujet du programme BLOS.

Concrètement, il s’agit de mettre au point un missile antichar pouvant être aussi bien tiré par des plateformes terrestres « habitées ou non » que par des drones.

Pour MBDA, l’enjeu est d’écarter la concurrence américaine [voire israélienne] du marché européen étant donné que, comme il l’a expliqué en novembre 2018, la production de ce missile « devra être totalement maîtrisée par l’industrie européenne, ce qui permettra d’en garantir l’autonomie d’emploi, la sécurité d’approvisionnement et les capacités d’évolution, au profit des 25 pays membres de la CSP. »

« Le projet comprend des aspects communs de formation. Un ‘club d’utilisateurs’ dédié est prévu pour développer une doctrine européenne commune », précise par ailleurs le site dédié aux programmes retenus au titre de la CSP.

Reste que la participation de Nicosie à ce programme devrait en étonner plus d’un… « En matière capacitaire, Chypre participe à plusieurs initiatives de l’Agence Européenne de Défense, même si elle ne dispose que d’une industrie de défense très limité », soulignait ainsi un récent rapport du Sénat.

Cela étant, la France et Chypre ont renforcé leurs relations militaires en signant un accord intergouvernemental en avril 2017. Ce dernier prévoit des coopérations dans les domaines de l’armement et des technologies de défense, de la formation et du soutien logistique.


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Message par corsair le Ven 4 Oct - 16:07

La FREMM Languedoc passe à son tour au double équipage

L'actu de la MARINE NATIONALE, de notre défense et de nos alliés /3 - Page 4 Img_3413

Après l’Aquitaine à Brest deux jours plus tôt, ce fut au tour du Languedoc, basé à Toulon, de passer officiellement, le 28 août, au double équipage. A l’occasion d’une cérémonie organisée sur le bâtiment, le vice-amiral d’escadre Jean-Philippe Rolland, à la tête de la Force d’action navale, a fait reconnaitre le capitaine de vaisseau Jean-Pierre Helluy comme premier commandant de l’équipage B du Languedoc. L’officier connait déjà particulièrement bien les frégates multi-missions puisqu’il était précédemment en charge du programme FREMM à l’état-major de la Marine nationale

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Comme l’Aquitaine, le Languedoc sera donc désormais armé alternativement par un équipage A et un équipage B, de 109 marins chacun (dont environ 15% de femme, contre 9% en moyenne au sein de la FAN), la relève intervenant tous les quatre mois. Dans le cas présent, l’équipage B sera en période de qualification jusqu’au mois de janvier. « Les deux équipages A et B vont alterner entre une période de "prise en charge" de la FREMM, conduisant des opérations et activités à la mer, et une période dite "en préparation" à terre permettant la régénération de l’équipage, une préparation opérationnelle, ainsi qu’une contribution au maintien en condition opérationnelle de la frégate. Ce rythme d’activité alterné permettra à ces deux FREMM d’accroitre sensiblement leur activité opérationnelle, tout en offrant un vrai équilibre pour les marins armant ces navires. Cette importante manoeuvre RH, inédite pour des frégates de premier rang, offrira aux équipages affectés sur ces deux FREMM davantage de visibilité sur leur activité opérationnelle. Pour les marins concernés, elle permettra de mieux concilier leur vie privée et leur vie professionnelle », explique la Marine nationale, qui souligne que la « vie professionnelle embarquée (est) marquée par de nombreux jours d’absence en mer et de prise d’alerte ».

La réduction du format de la flotte de surface, ramené à seulement 15 frégates de premier rang au lieu d’une vingtaine précédemment, conjugué à la hausse de l’activité opérationnelle liée à la démultiplication des missions, a en effet entrainé une vraie pression sur les marins ces dernières années, avec en particulier la problématique du prolongement non programmé des missions et la hausse des appareillages au pied levé, notamment pour les frégates d’alerte (à moins de 24 heures à Brest par exemple). Le passage au double équipage permettra donc de soulager les personnels en leur permettant de mieux  « sécuriser » les périodes qu’ils consacrent à leur vie privée. Auparavant, explique l’amiral Rolland, qui se rappelle son ancienne vie de surfacier, « quand on avait une idée de ce qu’on allait faire dans les quatre mois devant nous on était heureux ! Si vous vouliez planifier un mariage, un voyage, la naissance d’un enfant, vous ne pouviez faire que des paris. Demain, grâce au double équipage on va permettre à un marin embarqué sur FREMM de planifier sa vie personnelle tout en continuant à s’épanouir dans sa carrière embarquée. L’idée est d’abord de rendre possible ce à quoi nos équipages aspirent : ils aiment embarquer, ils aiment partir en mission, et donc il faut continuer à créer les meilleures conditions pour que cet épanouissement professionnel soit parfaitement compatible avec une réussite personnelle à laquelle tout le monde aspire légitimement ».  

Cela facilitera également l’entrainement et la formation, ainsi que le renforcement du personnel disponible pour la maintenance, tout en dégageant des marges de manœuvre pour permettre aux bâtiments de naviguer plus. Une manière aussi de compenser la baisse du nombre de frégates, même si l’accroissement du nombre de jour à la mer que va offrir le concept de double équipage n’engendre cependant pas le don d’ubiquité et ne remplace évidemment pas la couverture géographique que représente une flotte plus nombreuse.

Pour l’heure, le passage au double équipage est acté pour seulement deux FREMM. Mais l’objectif de la Marine nationale est bien de passer les huit frégates de ce type dont elle va disposer d’ici 2022 à ce mode d’organisation. « Nous en sommes aujourd’hui à la première étape d’une expérimentation décidée par la ministre des Armées. Les modifications en matière d’organisation donnent lieu chaque année à une décision ministérielle. Madame la ministre a un dossier qui lui a été présenté sur lequel elle devrait statuer dans les semaines qui viennent, ce qui nous éclairera sur la suite », a précisé Alfan le 26 août lors de la prise de commandement de l’équipage B de l’Aquitaine.

L'actu de la MARINE NATIONALE, de notre défense et de nos alliés /3 - Page 4 Maxresdefault

Le souhait de la marine, sur lequel Florence Parly doit donc prochainement prendre une décision, est de pouvoir passer au moins une FREMM par an au double équipage.

Une organisation qui est déjà en place sur un certain nombre de bâtiments de soutien, comme les BSAM et BSAOM, ou encore le BHO Beautemps-Beaupré. Et qui va aussi être déployé sur les trois patrouilleurs de service public basés à Cherbourg, avec pour commencer le Flamant, qui bénéficiera d’un second équipage à partir du 5 septembre.

- Natif de Chevreuse, dans les Yvelines, le Capitaine de vaisseau Jean-Pierre Helluy s’est engagé dans la Marine nationale en 1995 en intégrant l’Ecole Navale. Spécialiste des systèmes d’armes, il s’est distingué au cours de sa carrière lors de nombreux déploiements opérationnels, notamment en Méditerranée, océan Indien et en Atlantique, dans le cadre de la lutte contre la piraterie et le terrorisme. Il a servi notamment à bord de sous-marins, du porte-avions Charles de Gaulle et de différentes frégates de premier rang. Le CV Helluy a déjà commandé deux bâtiments, le patrouilleur Athos quand il était basé à Bayonne et la frégate Aconit. Lors de sa dernière affectation, il assuré les fonctions d’officier programme FREMM à l’Etat-major de la Marine.


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Message par corsair le Sam 5 Oct - 17:24

@corsair a écrit:23/09/2019

Planeur sous marin pour la marine française

L'actu de la MARINE NATIONALE, de notre défense et de nos alliés /3 - Page 4 Glider_seaexplorer_alseamar


Parmi les nombreux drones qui vont équiper la flotte française dans les années à venir, il y aura bien des gliders, a confirmé à Mer et Marine l’amiral Prazuck, chef d’état-major de la Marine nationale. Ces planeurs sous-marins autonomes, capables de plonger profondément et offrant une autonomie très importante, vont à l’instar des drones aériens permettre aux bâtiments qui les mettront en œuvre d’accroître significativement la connaissance de leur environnement en agissant comme des capteurs déportés. 
Les gliders peuvent effectuer des mesures à différentes profondeurs, pour obtenir par exemple la température et la salinité de l’eau, informations très utiles pour déterminer le profil bathymétrique d’une zone et aider à la calibration des sonars. Ces engins peuvent aussi embarquer une antenne acoustique passive (avec système de traitement embarqué) et, ainsi, contribuer aux missions ASM en recueillant les bruits ambiants dans les secteurs qu’ils traversent.  

La Marine nationale s’est intéressée très tôt à ces engins et leurs capacités. Plusieurs expérimentations ont notamment été menées depuis 2016 avec des drones de la société française Alseamar. Des gliders qui, a-t-on appris à l’état-major, ont été en particulier testés sur une frégate anti-sous-marine du type F70 lors d’une mission dans le nord de l’Europe mi-2017. Avant de partir de Brest, le bâtiment a embarqué plusieurs gliders du type SeaExplorer, qu’il a déployés en début de mission avant de les récupérer après leur patrouille. Cette opération faisait partie d’un cycle d’expérimentations en mer pour démontrer à la DGA, à la Marine Nationale et au Shom l’intérêt de ces drones longue endurance. Elle a permis de valider la plus-value technique et opérationnelle susceptible d’être apportée par de tels engins équipés de capteurs acoustiques ou non acoustiques.


L'actu de la MARINE NATIONALE, de notre défense et de nos alliés /3 - Page 4 1539490 


Longs de 2 mètres pour un diamètre de 25 centimètres et un poids de 59 kilos, les SeaExplorer, équipés de dérives de 56.5 cm, peuvent atteindre une profondeur de 1000 mètres avec une autonomie, selon les modèles, allant de 64 à 160 jours. Très économiques et endurants, ces gliders se déplacent en planant, la plongée se faisant par remplissage d’un ballast. Les capteurs embarqués sont adaptés aux missions (hydrographie, océanographie, géophysique). Totalement autonomes pendant leur patrouille, ils communiquent avec un centre de contrôle à terre ou un bateau via une liaison satellite. Celle-ci permet de collecter les données recueillies et transmettre aux planeurs de nouveaux ordres de mission.

Pouvant couvrir une très vaste zone, les SeaExplorer embarquent une charge utile d’un volume de 15 litres et peuvent parcourir en deux mois plus de 1200km à une vitesse d’environ 1 m/s grâce à une batterie rechargeable. Ils peuvent se poser au fond de la mer et y rester en veille pendant plusieurs mois avant de remonter à la surface, par exemple sur détection d’un signal acoustique préprogrammé.

Pour la Marine nationale, les gliders présentent deux intérêts évidents : l’un pour compléter les moyens hydro-océanographiques du Shom, et l’autre pour démultiplier les capacités du dispositif de lutte ASM.  

Cette technologie permet en effet d’envisager un concept d’emploi nouveau en matière de surveillance acoustique d’une zone, éventuellement très vaste et éloignée des bases support, qui serait couverte par un ou plusieurs gliders. Travaillant de façon coordonnée, en toute discrétion et pendant plusieurs mois, ce réseau de drones multi-capteurs offrirait une permanence à la mer pour détecter des menaces et transmettre des informations d’alerte et de classification en quasi temps réel.

L'actu de la MARINE NATIONALE, de notre défense et de nos alliés /3 - Page 4 1alseamar-underwater-glider_0

D’ici 2030, la Marine nationale compte disposer d’environ 200 gliders. Les premiers devraient être affectés aux missions GHOM (Géographie, Hydrographie, Océanographie, Météorologie).

04/10/2019

Alseamar : deux planeurs pour les grandes profondeurs
L'actu de la MARINE NATIONALE, de notre défense et de nos alliés /3 - Page 4 20191001151702_78db85fcjpg

Ils sont le fruit de presque cinq ans de travail. Les planeurs (gliders) sous-marins DeepExplorer et UltraDeepExplorer ont été conçus dans le cadre du projet européen Horizon 2020. Baptisé Bridges (Bringing together research and industry for the developpment of glider environmental services), ce projet s’est achevé fin août 2019. Il a mobilisé 19 partenaires de 8 pays différents pour un budget de près de 8 millions d’euros.

Résultat : deux planeurs initialement prévus pour plonger à 2400 et 5000 mètres, mais qui affichent aujourd’hui jusqu’à 3000 et 6000 mètres. Conçus par Alseamar, qui a déjà développé le planeur sous-marin SeaExplorer pouvant atteindre 1000 mètres, ces drones autonomes, pilotés à distance depuis la terre ont une très longue endurance, de l’ordre de plusieurs semaines, voire plusieurs mois. La société française a mobilisé cinq ingénieurs pendant la durée de ce projet qui lui permet d’élargir sa gamme et conforter sa position dans le domaine des gliders.
 

Le DeepExplorer (DXP), capable de plonger à 3000 m avec sa coque en aluminium pèse 200 kg, pour une longueur de 2.7 mètres, une largeur de 1.5 mètre et une hauteur de 85 centimètres; L’UltraDeep Explorer (UXP), dont la coque est en titane, est plus lourd : il pèse 350 kg pour des dimensions identiques. La vitesse moyenne est de l'ordre de 2 noeuds.


 L'actu de la MARINE NATIONALE, de notre défense et de nos alliés /3 - Page 4 Deepexplorer_ultradeepexplorer_alseamar_09_2019


Dans le nez, les planeurs peuvent accueillir dans un volume de 50 litres jusqu’à 8 capteurs et un ordinateur de bord dédié à la prise de mesures. Une autre partie du planeur est occupée par une batterie rechargeable Lithium-ion et le système de ballasts. À l’arrière, se trouvent la propulsion et l’ordinateur de contrôle, le « cerveau » du drone. Ce dernier peut communiquer par GPS, satellite et radio, via une triple antenne.

Ces engins sont équipés d’une propulsion hybride. Ils ont des hélices et remplissent des ballasts pour plonger en se servant de la poussée d’Archimède. Parmi les défis relevés, il s’agissait de faire en sorte que le planeur « descende et puisse rester quelques heures en bas avec une navigation disons rectiligne, ce qui est permis par le mode hybride », explique François-Xavier de Cointet, directeur d’Alseamar. Ensuite, et surtout, il a fallu concevoir des coques capables de supporter les grandes profondeurs. Un problème qui concerne aussi beaucoup de capteurs.

Pourquoi développer ces nouveaux planeurs ? Afin de recueillir à de grandes profondeurs pour un coût réduit de précieuses données pour l’Oil&Gas, la recherche scientifique ou encore l'exploitation des ressources minérales contenues dans les grands fonds (exploitation de nodules qui peuvent contenir de l’argent, de l’or, du cuivre, du manganèse, du cobalt et du zinc).

« Dans le pétrole, il y a un intérêt certain », indique le directeur d’Alseamar, qui envisage de développer une flotte destinée à être exploitée pour le compte de sociétés pétrolières. Les planeurs seront équipés de capteurs en fonction de la demande des clients. Par exemple, pour détecter du gaz rejeté sous l’eau ou des microparticules de pétrole.

Pour les scientifiques, il s’agit d’« aller voir ce qui se passe profond, pour des problématiques climatologiques, d’environnement, de pollution… » Par exemple, détaille François-Xavier de Cointet, « on est en train de qualifier un capteur de micro plastiques pour étudier aussi les conséquences des pollutions ». Il est aussi possible d'embarquer sur les drones des capteurs de température, de salinité, de turbidité, pour des missions océanographiques ou encore pour essayer d’analyser l’évolution de la pêche dans des zones précises.

Dans le domaine de l'exploitation des grands fonds, il s’agit de relever des données classiques (température, pression) mais aussi d’embarquer des capteurs spécifiques de détection des métaux. Les planeurs peuvent aussi contribuer à dresser un état des lieux avant et après des opérations pour « voir dans quel état on laisse le terrain ».

Seul bémol, en raison de difficultés techniques qui ont entraîné des retards dans le planning lors de la conception, tous les essais en mer n’ont pas pu être effectués avant la fin du projet européen. Alseamar cherche maintenant à terminer les qualifications et à industrialiser ces planeurs pour passer des démonstrateurs à un produit de série. La société devrait se concentrer dans un premier temps sur le DXP (3000 m), pour lequel le marché est plus vaste.

L'actu de la MARINE NATIONALE, de notre défense et de nos alliés /3 - Page 4 20191001151703_b7020ec0585647c59fefdc493cddd309jpg


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Message par corsair le Sam 5 Oct - 17:27

04/10/2019

Sous-marins : le nouvel AIP de Naval Group tient ses promesses

L'actu de la MARINE NATIONALE, de notre défense et de nos alliés /3 - Page 4 20151021112349_dcns_0

Le développement par Naval Group d’un système de propulsion anaérobie (Air Independent Propulsion - AIP) pour sous-marins basé sur une nouvelle génération de piles à combustible a franchi cette année une étape cruciale. Le système à terre de l’industriel français, installé sur son site d’Indret, près de Nantes, a en effet fonctionné pendant 18 jours dans des conditions représentatives d’une patrouille réelle. « Il s’agissait de bien vérifier le fonctionnement du système avec un profil d’utilisation opérationnelle, ainsi que l’autonomie en plongée. Pendant 18 jours, le système, connecté à des batteries pour être représentatif d’une utilisation réelle sur un sous-marin, a produit de l’électricité à partir de gazole, en fonctionnant à haute pression, ce qui signifie qu’il n’y a pas de limitation d’immersion pour son utilisation », explique Anthony Covarrubias, ancien commandant de l’un des Scorpène chiliens qui travaille aujourd’hui à la direction Marketing de Naval Group.

Transits, vitesses très lentes, accélérations, remontées rapides à la surface, arrêts de l’AIP suivis de remises en route, gestion d’une éventuelle panne ou avarie… Comme sur un vrai sous-marin, le système a été confronté à des situations concrètes afin de valider ses performances et sa fiabilité.


Première mondiale pour un reformage à partir de gazole

Avec ces essais réussis, Naval Group réussit un challenge technique remarquable pour ce dispositif produisant de l’hydrogène à partir de gazole. « 18 jours de production électrique à partir du reformage de gazole, c’est une première mondiale, cela s’est très bien passé et on peut le reproduire sans problème », se félicite Marc Quémeneur, responsable produit AIP chez Naval Group. L’industriel français propose cette solution pour augmenter l’autonomie en plongée des sous-marins conventionnels et leur éviter au maximum de revenir à la surface pour recharger leurs batteries, période durant laquelle le bâtiment est vulnérable.

Baptisé AIP FC-2G (Fuel Cell de seconde génération - FC-2G), ce système a nécessité une dizaine d’années de recherches. Technologiquement, il comprend deux innovations principales. D’abord, l’hydrogène servant au fonctionnement des piles à combustible est fabriqué directement à bord, via un processus chimique de reformage à partir du gazole utilisé par les diesel-générateurs. Ce procédé permet une sécurité accrue par l'absence de stockage d'hydrogène à bord. Les gaz d’échappement sont rejetés en toute discrétion, puisqu’ils se dissolvent instantanément dans l’eau. En parallèle, Naval Group a conçu un système breveté permettant de produire de l’air grâce à l’injection d’azote au niveau de l’arrivée d’oxygène de la pile, cet oxygène étant stocké sous forme cryogénique dans un réservoir. L’air synthétique réagit avec l’hydrogène dans la pile à combustible pour produire de l’électricité, qui alimente les batteries du sous-marin et le moteur électrique de propulsion. La pile est confinée dans une enceinte fermée et ventilée permettant de contrôler une éventuelle fuite d’hydrogène ou d’oxygène.

L'actu de la MARINE NATIONALE, de notre défense et de nos alliés /3 - Page 4 Aip1_0
Principe du dispositif

L'actu de la MARINE NATIONALE, de notre défense et de nos alliés /3 - Page 4 Aip2
1 : le reformeur sert à produire de l'hydrogène à partir de gazole

2 : le shift sert à augmenter le rendement en hydrogène et éliminer le monoxyde de carbone produit par le reformeur

3 : les membranes de purification alimentent les piles à combustible en hydrogène ultra pur

4 : les piles à combustible produisent de l'électricité à partir d'hydrogène et d'oxygène

5 : le réservoir de stockage de l'oxygène sous forme liquide


L'actu de la MARINE NATIONALE, de notre défense et de nos alliés /3 - Page 4 Aip_last_operational_test

Fonctionnement autonome ou en tandem avec les batteries

Conçue pour une durée de vie de 10.000 heures, la pile à combustible a une capacité de 250 kW. Elle alimente l’usine électrique quand le sous-marin est en mode AIP, permettant ainsi de faire tourner le moteur électrique de propulsion et de fournir la consommation électrique du bord. Le bâtiment peut alors évoluer sur ce seul système à une vitesse allant jusqu’à 5 nœuds environ, sachant que pour obtenir une autonomie en plongée de trois semaines, le profil d’utilisation varie plutôt entre 2 et 4 nœuds. Pour ce faire la puissance requise pour l'AIP FC-2G est comprise entre 130 et 180 kW. Au-delà, il faut puiser dans les batteries, le passage d’une source d’énergie à l’autre se faisant sans interruption. Mais l’un des intérêts de l’AIP de Naval Group est aussi de pouvoir compléter l’énergie fournie par les batteries. « En cas d’accélération, il n’y a pas de coupure et, si on veut aller plus vite que le maximum autorisé par l’AIP, on passe sur les batteries mais on peut aussi continuer à faire fonctionner l’AIP, qui vient alors soulager les batteries et éviter d’autant de puiser dans leurs réserves. De cette manière, si le sous-marin a besoin de naviguer quelques heures à vitesse élevée, l’AIP sert selon l’allure à prolonger un peu ou sensiblement l’autonomie en immersion », souligne Anthony Covarrubias.

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Piles à combustible FC-2G

De nombreux avantages par rapport à d’autres systèmes

Sur le plan architectural, l'AIP FC-2G de Naval Group constitue un atout considérable par rapport aux systèmes existants, où l’hydrogène est stocké dans des réservoirs extérieurs, posant des problèmes de poids (130 à 160 tonnes d’hydrures dont moins de 2% d’hydrogène utilisable) et de ravitaillement. Les piles à combustible actuellement en service utilisent, de plus, de l’oxygène pur, qui engendre une forte usure, les filtres et membranes devant être remplacés très régulièrement. Plus performant selon Naval Group, l'AIP FC-2G offre, d’après ses concepteurs, un temps d’utilisation entre chaque maintenance majeure environ cinq fois supérieur à celui de ses concurrents étrangers. « Notre système s’intègre vraiment au schéma opérationnel d’un sous-marin. Il ne nécessite qu’une interruption courte de trois semaines tous les ans, les seuls équipements à changer pendant cette période de maintenance étant les catalyseurs. Entretemps, il n’y a rien à faire ! » dit Marc Quémeneur.

Enfin, le choix d’une production d’hydrogène à partir du gazole facilite le ravitaillement et le stockage (carburant unique sur le sous-marin) tout en améliorant la sécurité par rapport à des systèmes utilisant par exemple du méthanol, plus inflammable et introduisant des produits toxiques en cas de fuite.

Le dispositif entièrement intégré dans un module autonome

Comme le MESMA, premier AIP développé par le groupe français et qui équipe les Agosta 90B pakistanais, l’ensemble du système AIP FC-2G est regroupé dans un seul module, autonome par rapport au reste du sous-marin. Le système est logé dans un tronçon de coque long d’environ 8 mètres intégré au bateau dès l’origine ou ajouté après refonte avec un minimum de modifications par rapport à l’existant. Adaptable à des bâtiments d’un diamètre d’au moins 6 mètres, comme le Scorpène ou la version à propulsion conventionnelle du Barracuda, le module AIP FC-2G a été évidemment conçu pour ne pas impacter les performances globales, à commencer par la capacité d’immersion et la discrétion acoustique.

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Le système à terre en service depuis 2011

Les performances annoncées par Naval Group peuvent donc être garanties grâce aux essais menés ces dernières années sur un système AIP FC-2G à taille réelle implanté à Indret. Après des tests menés sur un démonstrateur dédié à la production d’hydrogène de 2003 à 2010, le dispositif complet à l'échelle 1 a été construit en 2010. Il est entré en service l’année suivante et cumule désormais plus de 6000 heures de fonctionnement, soit l’équivalent de six ans d’utilisation. Il s’agit donc, selon Naval Group, d’un système désormais fiable et éprouvé avant même de l'avoir embarqué sur un sous-marin. « 6000 heures de fonctionnement et de production d’hydrogène cela représente plus qu’un cycle d’opération entre deux périodes de grande maintenance », soulignent Marc Quémeneur et Damien Lelandais, architecte système du programme FC-2G.

Prêt à l’emploi avec encore des perspectives d’amélioration

Le système est donc « prêt à être commercialisé » et déjà proposé par Naval Group à un certain nombre de marines. En attendant de premières commandes, les travaux vont se poursuivre. « Nous allons continuer de mener des essais sur des profils opérationnels et nous concentrer sur l’optimisation du système, son efficacité, son entretien et sa maintenance ». Les ingénieurs vont par exemple plancher sur l’amélioration du rendement du système par la réduction de la consommation d’oxygène, notamment grâce à de nouvelles technologies comme la fabrication additive. « Nous avons de très grandes perspectives d’évolutions du système et nous voyons un vrai potentiel d’augmentation des performances en puissance comme en autonomie qui permettront d’aller sur de gros sous-marins tout en restant dans des volumes très intéressants ».

Alors que le dispositif est couplé aujourd’hui à des batteries traditionnelle au plomb, Naval Group travaille par ailleurs sur l’intégration à bord des sous-marins de batteries utilisant la technologie lithium-ion, qui permettra d'élargir les performances opérationnelles offertes.


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