Plaisir Croisière Forum
Connexion

Récupérer mon mot de passe

Twitter FPCroisière
Les posteurs les plus actifs de la semaine

Rechercher
 
 

Résultats par :
 

 


Rechercher Recherche avancée

Autopassion.net le site ddi  l'automobile cr par ses utilisateurs

L'actu de la MARINE NATIONALE, de notre défense et de nos alliés /2

Page 36 sur 37 Précédent  1 ... 19 ... 35, 36, 37  Suivant

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

Re: L'actu de la MARINE NATIONALE, de notre défense et de nos alliés /2

Message par corsair le Lun 13 Aoû - 17:21

La Géorgie lance des exercices militaires conjoints avec l'Otan



La Géorgie a lancé mercredi d'importants exercices militaires conjoints avec l'Otan, à quelques jours du dixième anniversaire de sa guerre éclair avec la Russie pour le contrôle de la république séparatiste géorgienne d'Ossétie du Sud. 

Plus de 3.000 soldats géorgiens et ceux des pays de l'Otan, notamment venus des Etats-Unis, de France, d'Allemagne, du Royaume-Uni et de Turquie, participeront à ces exercices qui dureront jusqu'au 15 août.


Le ministre géorgien de la Défense, Levan Izoria, a salué mercredi ces exercices nommés Noble Partner 2018 comme "une preuve de plus du soutien croissant envers la Géorgie de la part de ses partenaires stratégiques, les pays membres de l'Otan". 

Les Etats-Unis ont envoyé pour ces exercices des véhicules blindés Stryker et Bradley, des chars M1A2, des hélicoptères d'attaque Boeing AH-64 Apache et Sikorsky UH-60 Black Hawk. 

La Géorgie espère intégrer l'Alliance atlantique, dont les dirigeants avaient promis en 2008 qu'elle pourrait un jour rejoindre l'organisation. 

Le petit pays du Caucase s'est ensuite opposée à la Russie au cours d'une guerre éclair, qui s'est soldée par la reconnaissance par Moscou de l'indépendance de deux républiques séparatistes prorusses, l'Ossétie du Sud et l'Abkhazie, qui avaient fait sécession de la Géorgie en 1992. 

Inquiète de la présence de forces de l'Otan près de ses frontières, la Russie s'oppose catégoriquement à l'entrée de la Géorgie dans l'Alliance atlantique.


Les bateaux que j'ai appréciés en 50 ans de mer : StGermain,Chantilly,ssFrance ,Cambodge, Renaissance, AquilleLauro, Oceanic, EnricoCosta, CostaRiviera, MscRhapsody, StellaSolaris, SuperStarAries, SkyPrincess, CostaVictoria,Azur, Flamenco, Mistral, ssNorway, MscMelody, EuropeanStars, CarnivalSpirit, NclSpirit, R6, NclStar, NclGem,Ncl Epic, C.Magica, C.Méditerranéa, C.Atlantica, MscSplendida- et j'en oublie...
Je n'ai pas trop aimé: Mermoz,Costa Sérena, CarnivalConquest...
avatar
corsair
Membre Confirmé V
Membre Confirmé V

Sexe : Masculin
Messages : 11675
Points : 13221
Date d'inscription : 10/03/2013
Age : 69
Localisation : marseilles
Humeur : Impatient

Revenir en haut Aller en bas

Re: L'actu de la MARINE NATIONALE, de notre défense et de nos alliés /2

Message par corsair le Lun 13 Aoû - 17:22

La « force spatiale » voulue par l’exécutif américain devra franchir plusieurs obstacles avant d’être opérationnelle




Les activités spatiales sont exposées à plusieurs menaces. La plus évidente est celle d’une collision d’un satellite avec un débris en orbite, ce qui, avec la réaction en chaîne qui suivrait, est susceptible d’avoir des conséquences désastreuses.

La seconde, qui n’est pas la plus subtile qui soit, est celle d’un missile lancé pour détruire un satellite, ce qui provoquerait l’éparpillement de débris qui seraient aussi dangereux pour les autres engins placés sur une même orbite. L’on sait que, par exemple, la Chine dispose d’une telle capacité. Cependant, les armes anti-satellites évoluent : il est désormais question de systèmes laser ou électromagnétiques capables d’endommager l’électronique d’un satellite afin de le rendre inopérant.

Le brouillage électronique des liaisons entre un satellite et sa station terreste et/ou des récepteurs au sol, comme pour le GPS constitue un autre type de menace. De même que les cyberattaques, que ce soit pour pertuber le bon fonctionnement d’un engin spatial ou pour en prendre le contrôle.

Enfin, l’espionnage, via des engins « butineurs », est une menace qui semble prendre de plus en plus d’importance à mesure que le temps passe… D’ailleurs, des satellites français en ont été les victimes.

Que ce soit pour les activités civiles ou les opérations militaires, l’espace est devenu incontournable. Un État malveillant pourrait très bien, s’il en a les moyens, mettre une économie à terre en ciblant quelques satellites. D’où la volonté du président américain, Donald Trump, de créer une sixième branche des forces armées des États-Unis avec une « Space Force » pour répondre à toutes ces menaces.

Cette idée a été défendue par son vice-président, Mike Pence, le 9 août. « Le temps est venu d’écrire le prochain chapitre de l’histoire de nos forces armées, de se préparer pour le prochain champ de bataille. L’heure est venue d’établir la Force de l’espace des Etats-Unis », a-t-il lancé.

« L’espace a fondamentalement changé depuis une génération. […] Aujourd’hui, d’autres nations cherchent à perturber nos systèmes basés dans l’espace et contestent comme jamais la suprématie américaine », a ensuite expliqué M. Pence, qui a évoqué « la capacité croissante de la Chine à militariser l’espace » et dénoncé des projets russes de laser aéroporté. « Nos adversaires ont déjà transformé l’espace en domaine de combat », a-t-il dit.

Pour créer cette « Space Force », selon M. Pence, il faudrait un budegt « supplémentaire » de 8 milliards sur les cinq prochaines années. Et cette nouvelle branche des forces armées américaines ne verrait pas le jour avant 2020, terme du mandat de M. Trump.

Et là est le premier obstacle. En effet, le Congrès aura le dernier mot. L’an passé, à l’initiative de deux élus, la Chambre des représentants avait, dans un premier temps, voté la création d’une « Space Force ». Mais le Sénat s’y était opposé. Et il eut gain de cause. Ce qui ne pouvait que conforter James Mattis, le chef du Pentagone, qui ne voulait pas en entendre parler.

Certes, M. Mattis admet, comme il l’a fait avant le discours de M. Pence, que l’espace « devient un domaine militaire particulièrement disputé » et qu’il est nécessaire de « s’adapter à cette réalité. » Mais il n’est pas question pour autant, estime-t-il, d’ajouter « un service séparé qui aurait vraisemblablement une conception plus étroite des opérations dans l’espace, voire un esprit de clocher. » En outre, cela supposerait d’ajouter de la bureaucratie à un Pentagone qui n’en manque déjà pas. Et puis ce serait extrêmement coûteux.

En clair, une Space Force organiserait les activités spatiales du Pentagone en silo… alors que ces dernières, couvrant des besoins propres aux autres forces armées (communication, géolocalisation, renseignement, observation, etc), ont besoin de transversalité.

L’ancien astronaute américain Mark Kelly, qui a servi en tant que pilote au sein de l’US Navy, est du même avis que James Mattis. Pour lui, la création d’une Space Force serait en effet un « gaspillage ». Et d’ajouter : « Il y a bien une menace, mais c’est l’US Air Force qui s’en occupe d’ores et déjà. Il n’y pas lieu d’ajouter une nouvelle couche de bureaucratie dans un Pentagone déjà incroyablement bureaucratique. »

Le scepticisme des spécialistes, les réticences du Pentagone et l’attitude du Congrès (qui sera certes en partie renouvelé en novembre prochain, mais peut-être pas dans le sens que voudrait M. Trump) : tels sont les trois principaux obstacles à la création de cette Space Force. En outre, l’activité de cette dernière sera de facto limitée par le Traité de l’espace qui, ratifié en 1967, limite grandement les opérations militaires en orbite.

La solution passerait plutôt par la création d’un commandement interarmée dédié aux opérations spatiales (l’US Space Command), qui prendrait sa place aux côtés d’autres structures du même type, comme l’US STRATCOM (commandement stratégique). Telle est, en tout cas, la proposition faite par le Pentagone.

Toute proportion gardée, c’est cette logique qui est en vigueur en France. Placé sous la tutelle du sous-chef opérations de l’État-major des armées [EMA]. le Commandement interarmées de l’espace [CIE] se compose d’un bureau politique spatiale et coopérations [BPOL], chargé de coordonner les différents organismes liés à l’espace, du bureau préparation de l’avenir [BPAV], qui met en oeuvre les stratégies d’acquisition en relation avec la DGA et le CNES, du bureau emploi et coordination [BEC] et du bureau maîtrise de l’environnement spatial [BME], qui s’occupe de la surveillance des engins en orbite et de la protection des capacités spatiales.

Peut-être que cette organisation connaîtra des changements une fois qu’aura été élaborée la « stratégie spatiale de défense », annoncée par le président Macron lors de son discours prononcé à l’Hôtel de Brienne, le 13 juillet dernier.


Les bateaux que j'ai appréciés en 50 ans de mer : StGermain,Chantilly,ssFrance ,Cambodge, Renaissance, AquilleLauro, Oceanic, EnricoCosta, CostaRiviera, MscRhapsody, StellaSolaris, SuperStarAries, SkyPrincess, CostaVictoria,Azur, Flamenco, Mistral, ssNorway, MscMelody, EuropeanStars, CarnivalSpirit, NclSpirit, R6, NclStar, NclGem,Ncl Epic, C.Magica, C.Méditerranéa, C.Atlantica, MscSplendida- et j'en oublie...
Je n'ai pas trop aimé: Mermoz,Costa Sérena, CarnivalConquest...
avatar
corsair
Membre Confirmé V
Membre Confirmé V

Sexe : Masculin
Messages : 11675
Points : 13221
Date d'inscription : 10/03/2013
Age : 69
Localisation : marseilles
Humeur : Impatient

Revenir en haut Aller en bas

Re: L'actu de la MARINE NATIONALE, de notre défense et de nos alliés /2

Message par corsair le Lun 13 Aoû - 17:22

Le financement d’un second porte-avions ne coûterait que 0,2% du PIB



Disposer d’un porte-avions est essentiel pour une puissance qui prétend vouloir jouer les premiers rôles sur la scène internationale pour faire valoir ses intérêts. C’est d’ailleurs pour cette raison que la Chine et l’Inde entendent développer leur capacités aéronavales et que les États-Unis veulent préserver les leurs ou que le Royaume-Uni a l’intention de retrouver les siennes, avec la construction des HMS Queen Elizabeth et HMS Prince of Wales.

Un porte-avions, accompagné de son groupe aéronaval (frégates, sous-marins) pour le protéger, permet d’intervenir militairement quand il n’est pas possible de disposer de bases terrestres au plus prêt de la zone des opérations. En outre, c’est un outil stratégique et diplomatique de premier plan. Les marins disent même qu’un bâtiment comme le Charles-de-Gaulle représente « 42.000 tonnes de diplomatie ».

Aussi, à l’heure où, justement, le navire amiral de la Marine nationale est immobilisé pour 18 mois en raison d’un arrêt technique majeur à mi-vie, la question de lancer les études de son successeur, voire pour doter la France de deux porte-avions, est évoquée par la plupart des candidats à l’élection présidentielle.



Rare sont ceux qui se disent prêt à faire l’impasse sur cette capacité, hormis peut-être Jean-Luc Mélenchon, qui n’est pas très clair sur ce sujet. Si son programme estime que « l’opportunité de remplacer le le porte-avions Charles-de-Gaulle d’ici 2040 par deux bâtiments moins onéreux doit être discutée », son porte-parole pour les affaires de défense, Djordje Kuzmanovic, a précisé, lors d’une table ronde de l’ANAJ-IHEDN que la « question d’un deuxième porte-avions est un faux problème » étant donné qu’il « ne serait déployé qu’en Méditerranée où toutes les opérations envisagées sont possibles depuis la base de Solenzara. »

Quoi qu’il en soit, dans une note publiée par l’Institut Thomas More, Jean-Sylvestre Mongrenier, docteur en géopolitique de l’Institut Français de Géopolitique (Paris-VIII), fait valoir que « si le prochain chef de l’État ne prenait pas la décision de construire un second porte-avions et de prévoir le successeur du Charles-de-Gaulle, la France serait déclassée sur les plans diplomatique et militaire et sa voix ne porterait plus. » Et d’insister : « L’ambition du grand large que signifierait le retour de la permanence à la mer d’un groupe aéronaval français est aussi une ambition de civilisation : la liberté et la prospérité des sociétés occidentales reposent sur la maîtrise de l’élément marin. »

Par ailleurs, souligne le chercheur, « l’absence de permanence d’un groupe aéronaval national à la mer constitue un paradoxe au regard de ce que représente la France, en tant que puissance maritime ». En effet, le domaine maritime français est le second au niveau mondial, avec plus 10 millions de kilomètres-carrés.



D’où son plaidoyer pour le lancement, dès 2017, des études de conception d’un second porte-avions afin de garantir à la France une capacité aéronavale permanente, à l’heure où les tensions géopolitiques se font de plus en plus vives. La construction de ce navire pourrait ainsi commencer dès 2022, pour une mise en service en 2030.

Qui plus est, la construction d’un second porte-avions est essentielle pour maintenir des capacités et des compétences industrielles clés, en particulier celle de la filière nucléaire. L’enjeu est d’autant plus fondamental que l’avenir de la Force océanique stratégique (FOST) en dépend.

Comme l’avait souligné Laurent Collet-Billon, le délégué général pour l’armement (DGA), ce futur porte-avions sera plus imposant que le Charles-de-Gaulle et ses 42.000 tonnes, en raison de l’évolution des normes de sûreté et de l’amélioration de la proctection.

Cela étant, Jean-Sylvestre Mongrenier de construire un porte-avions qui viendrait en complément du Charles-de-Gaulle, dont le retrait en service serait effectif, au plus tard, en 2041. Dans ce cas, la Marine nationale disposerait d’une permanence aéronavale pendant une petite dizaine d’années, ce qui laisserait le temps d’envisager la construction d’un « sister-ship » susceptible d’être opérationnel d’ici 2040.

Quant à l’investissement nécessaire, le chercheur estimé qu’il est largement à la portée du budget de la Défense. Le coût d’un deuxième porte-avions (en complément du Charles-de-Gaulle) serait, avance-t-il, de 4,5 milliards d’euros (c’est une fourchette haute, la DGA ayant avancé 4 milliard). Soit 450 millions d’euros par an sur une décennie. 

Et cela représenterait 1,5% du budget de la Défense et seulement 0,2% du PIB.

Et cela, en sachant que les dépenses publiques de la France s’élèvent plus à 57% du PIB…


Les bateaux que j'ai appréciés en 50 ans de mer : StGermain,Chantilly,ssFrance ,Cambodge, Renaissance, AquilleLauro, Oceanic, EnricoCosta, CostaRiviera, MscRhapsody, StellaSolaris, SuperStarAries, SkyPrincess, CostaVictoria,Azur, Flamenco, Mistral, ssNorway, MscMelody, EuropeanStars, CarnivalSpirit, NclSpirit, R6, NclStar, NclGem,Ncl Epic, C.Magica, C.Méditerranéa, C.Atlantica, MscSplendida- et j'en oublie...
Je n'ai pas trop aimé: Mermoz,Costa Sérena, CarnivalConquest...
avatar
corsair
Membre Confirmé V
Membre Confirmé V

Sexe : Masculin
Messages : 11675
Points : 13221
Date d'inscription : 10/03/2013
Age : 69
Localisation : marseilles
Humeur : Impatient

Revenir en haut Aller en bas

Re: L'actu de la MARINE NATIONALE, de notre défense et de nos alliés /2

Message par corsair le Lun 13 Aoû - 17:23



Le PLG La Confiance

La Confiance, premier des deux nouveaux patrouilleurs légers guyanais (PLG) de la Marine nationale, a été officiellement admise au service actif hier. Conçu par Bureau Mauric et réalisé par Socarenam, le bâtiment de 61 mètres avait quitté Brest fin novembre pour rallier sa base de Dégrad-des-Cannes, près de Cayenne. En construction, son sistership, La Résolue, sera livrée cet été à la flotte française. Elle passera également par Brest avant de rallier la Guyane.

Permettant de remplacer les vieux patrouilleurs du type P400 La Capricieuse et La Gracieuse, en service depuis 1986 et 1987, les PLG ont été spécialement conçus pour opérer aussi bien en haute mer que dans les faibles fonds des eaux guyanaises. « Ils disposent d’importants moyens de projection de forces et de coercition avec une drôme puissante et un canon de 20mm télé-opéré. Ces capacités leur permettront d’assurer des missions de souveraineté et de protection des intérêts nationaux en zone maritime Antilles-Guyane dont la protection du centre spatial de Kourou et la lutte contre la pêche illégale.  Les patrouilleurs légers guyanais assurent également des missions de police des pêches, de lutte contre les trafics illicites, de détection de flux migratoires, mais aussi de surveillance de la navigation, de sauvegarde des personnes et des biens et enfin de lutte contre la pollution maritime », souligne la Marine nationale.


La Confiance : A bord du premier patrouilleur léger guyanais



Nous embarquons à bord de La Confiance, premier des deux nouveaux patrouilleurs légers guyanais (PLG) de la Marine nationale, sur lequel nous avons pu embarquer avant son grand départ de Brest. Conçu par Bureau Mauric et réalisé par Socarenam, le bâtiment met cette semaine le cap sur la Guyane, où il remplacera La Capricieuse, patrouilleur du type P400 datant de 1987. Il sera rejoint à Dégrad-des-Cannes au printemps par son sistership, La Résolue, qui succèdera à La Gracieuse.



La technologie bouleverse l’organisation

De fait, c’est un équipage de 24 marins manifestement motivé et conquis qui a pris en main ce nouvel outil ces derniers mois. Il faut dire que par rapport aux anciens patrouilleurs, comme les P400, La Confiance représente un saut capacitaire significatif et offre un niveau de confort bien supérieur. La technologie comme les standards d’habitabilité ont largement évolué et, aujourd’hui, les marins s’en rendent bien compte. « C’est le jour et la nuit », confie l’un d’eux. Le pacha du PLG retient pour sa part que cette modernité engendre aussi de profonds changements sur le plan organisationnel : « Il y a beaucoup d’électronique et de nombreux systèmes automatisés conduisant à avoir un équipage plus réduit que ce que nous connaissions jusqu’ici. Il faut donc abandonner nos vieux modèles, s’adapter et changer nos habitudes comme notre organisation afin de tirer le meilleur parti de toutes les nouvelles technologies que nous avons à bord. Nous devons apprendre à les maitriser et à réagir en cas de problème, c’est le vrai défi des PLG ».

Personne en machine et un contrôle pouvant s’effectuer directement depuis la passerelle, des systèmes de management de la plateforme et de sécurité automatisés, une artillerie principale sans servant, des dispositifs de mise à l’eau des embarcations de nouvelle génération… A l’instar des frégates il y a quelques années, les marins font désormais leur révolution sur les patrouilleurs.

Une première avec Socarenam

Et ils découvrent également de nouvelles collaborations avec des chantiers qu’ils ne connaissaient pas, comme ce fut le cas avec Piriou pour les B2M et cette fois pour Socarenam, qui produit là ses premiers OPV pour la Marine nationale. Le constructeur a réalisé les coques des PLG sur son site de Saint-Malo avant de les achever dans son fief de Boulogne-sur-Mer. 



Les marins, habitués aux constructions militaires, apprécient certaines solutions venant du civil, de la pêche ou de l’offshore par exemple, qui leur simplifient la vie et leur permettent de disposer d’un outil vraiment très performant et agréable à vivre. « Cette collaboration avec Socarenam est une réussite. Les relations se sont vraiment très bien passées et nous avons réalisé un beau travail d’équipe avec l’industriel et la DGA », se félicite le commandant Marande.



Taillé pour la Guyane

Longue de 60.8 mètres pour une largeur de 9.55 mètres et un déplacement d’environ 700 tonnes en charge, La Confiance dispose d’une coque en acier et de superstructures en aluminium. Elle adopte un design dérivé de celui des patrouilleurs hauturiers conçus et réalisés par Socarenam et Bureau Mauric pour la marine belge (Castor et Pollux, 2014/2014) et la Douane française (Jean-François Deniau, 2015). Mais les PLG sont, comme leur nom l’indique, spécialement conçus pour opérer dans les eaux guyanaises. Leur tirant d’eau est, par exemple, limité à 3.2 mètres, c’est-à-dire équivalent à celui des P400, pourtant plus petits (54.8 mètres) et moins lourds (480 tonnes en charge). Cela leur permettra d’évoluer dans des eaux côtières peu profondes et de remonter les grands fleuves. « Le tirant d’eau réduit est une caractéristique importante mais ce n’est pas la seule. En fait, les PLG tiennent compte du retour d’expérience des P400, c’est vraiment du sur-mesure pour la Guyane. Nous avons par exemple une climatisation adaptée à la région, des prises d’eau avec des filtres spécifiques pour supporter ce que charrient les rivières. Nous avons aussi deux propulseurs d’étrave ce qui nous procure une manœuvrabilité importante et nous permet d’évoluer sans problème dans la rivière donnant accès au port de Cayenne, où il y a beaucoup de courant »



Une propulsion originale pour la marine


Capables d’atteindre 21 nœuds et de franchir 3500 milles à 12 nœuds, les PLG sont dotés d’une architecture propulsive originale pour un bâtiment de la marine française. Leurs deux moteurs diesels principaux sont des ABC 12 DZC d’une puissance unitaire de 2900 kW, couplés chacun à un réducteur entrainant une ligne d’arbres. Mais il y a un second mode. Pour les petites vitesses, jusqu’à 7.5 nœuds, trois groupes Scania de 340 kW alimentent directement deux moteurs électriques. « Au cours de nos missions, nous naviguons souvent à faible vitesse et cette double propulsion est mieux adaptée. Elle permet de réduire la consommation, ce qui est très intéressant en termes d’économies mais aussi d’environnement, et de préserver les moteurs à faible allure. On évite les problèmes d’encrassement et d’usure prématurée », explique un mécanicien de La Confiance, qui note que le PLG est également équipé d’un système de réchauffage des moteurs qui autorise dès que la passerelle le souhaite une utilisation à 100% de la charge. Les montées en allure peuvent donc être très rapides, le bâtiment n’ayant mis aux essais qu’une minute et trois secondes pour aller de 0 à 21 nœuds.















Les moteurs principaux et les groupes sont répartis dans deux compartiments séparés, le bâtiment disposant en plus d’un générateur de secours Cummins de 170 kW capable d’alimenter en cas d’avarie les systèmes vitaux (navigation, communication, éclairage et propulsion en mode dégradé mais suffisante pour rentrer au port).

Conçue pour pouvoir rester assez longtemps en mer, avec une autonomie de près de deux semaines en opération, La Confiance, qui s’est montrée aux essais manoeuvrante et réactive, bénéficie d’un système de stabilisation passif développé par la société française Geps Techno, améliorant grandement le confort de la plateforme et efficace, selon les marins, au-delà d’une vitesse de 5/6 noeuds. Il s’agit d’un dispositif générant une contre-carène liquide, installé dans un grand caisson occupant presque toute la largeur du bâtiment et se situant sur la superstructure, derrière la passerelle.

La partie énergie/propulsion, mais aussi d’autres fonctions, comme les fluides et la ventilation, sont gérés par un système de management de plateforme fourni par la société marseillaise CMR. Dans le petit PC propulsion séparé des machines, un écran permet aux mécaniciens de surveiller tous les paramètres et commander les systèmes à distance. Mais le PC Propulsion n’est pas armé en permanence.



Toutes les fonctions regroupées en passerelle

Comme tous les bateaux modernes, La Confiance est intégralement gérée depuis la passerelle, où l’on retrouve notamment une console CMR. « A la mer, nous gérons tout ici grâce aux automates et à un réseau de caméras qui nous permet de surveiller visuellement les extérieurs et différents locaux internes, comme les machines. La passerelle est répartie en différents espaces, avec la navigation sur l’avant, puis les communications et la partie PC Sécurité, avec les alarmes, le contrôle des trois portes étanches et des moyens de lutte contre les incendies… », détaille le lieutenant de vaisseau Clément A, officier en second du patrouilleur.

















A noter que le fauteuil du commandant, comme sur les dernières frégates françaises, est aussi équipé d’un écran présentant la situation tactique autour du bâtiment. En termes de communications, une antenne de liaison par satellite Comcept sera ultérieurement installée. Conçu spécifiquement pour l’armée française, le système est doté de modes de cryptage et de décryptage adapté au réseau militaire tricolore, ainsi qu’un important débit permettant de transmettre en temps réel des images et de la vidéo. Une capacité très utile pour la chaîne décisionnelle entre la terre et la mer lors de certaines interventions. Le bâtiment est bien entendu équipé d’un réseau Ethernet. 

En temps normal, seuls trois marins sont en passerelle : un chef de quart, un barreur-veilleur et adjoint de quart navire, ce dernier effectuant toutes les heures une ronde en machines. Des renforts s’ajoutent ensuite s’il faut armer l’espace CO. Derrière celui-ci, on trouve enfin un espace dédié en cas de besoin à la gestion de crise.

Plutôt vaste, mais bien remplie avec tous ses équipements, la passerelle, panoramique, offre une vue à 360 degrés sur l’extérieur, permettant de surveiller l’environnement du bâtiment mais aussi la plage arrière et, à l’avant, le canon de 20mm.










Premier patrouilleur doté du Narwhal

Il s’agit d’un affût télé-opéré du type Narwhal, développé par Nexter et installé pour la première fois sur un patrouilleur français. Equipant les frégates multi-missions (FREMM) et bâtiments de projection et de commandement (BPC) du type Mistral, ce système  gyrostabilisé est doté d’un ensemble intégré de caméras jour/nuit (TV/IR). Il dispose de sa propre conduite de tir, avec fonction de poursuite automatique couplée à un télémètre laser. Par rapport aux vieux canons manuels de 40mm et 20mm des P400, cet affût de nouvelle génération offrira une capacité de réaction et une puissance de feu plus importante. « Grâce à ce système et à l’optronique, nous pourrons également identifier nos cibles de plus loin », note le commandant. Pour les tirs de police, la caméra située sur le Narwhal permettra de vérifier le dépointage de la pièce afin de s’assurer que celle-ci réalise bien un tir de semonce et non un coup au but. Particulièrement à cheval sur la sécurité et viscéralement prudents avec les nouveaux matériels, surtout quand ils n’ont pas directement la main dessus, les marins pensent se servir du Sea Cobra pour effectuer une pré-désignation d’objectif et n’excluent pas, au moins dans un premier temps, des contrôles visuels pour vérifier le dépointage.






Deux affûts de 12.7mm et un canon à eau

En dehors du Narwhal, La Confiance compte sur chaque bord, à l’arrière de l’aileron panoramique extérieur qui fait tout le tour de la passerelle, deux sellettes pour des mitrailleuses manuelles de 12.7mm, dont les servants sont protégés par des plaques de blindage. La position de ces affûts offre en complément du canon principal un champ de battage de l’artillerie sur tous les angles.

Le PLG est, en outre, équipé vers l’avant d’un puissant canon à eau. Projetant un jet à plus de 70 mètres, il pourra servir en cas de lutte contre un sinistre sur un autre navire, ainsi que de moyen d’action non létal. Cela permettra à l’équipage de graduer sa riposte face à une menace, sachant que les eaux guyanaises sont parfois turbulentes, en particulier en matière de pêche illicite.




Deux embarcations rapides

Pour mener les opérations de contrôle et d’intervention, La Confiance dispose de deux « embarcations de drome opérationnelle » (EDO), comme on les appelle dans la marine française. Elles sont en fait, souligne le commandant, « le système d’armes principal » du bâtiment. Ces semi-rigides, conçus et réalisés par Zodiac Milpro, sont des ZH 749 longs de 7.6 mètres et dotés d’un moteur Volvo de 260 cv, leur permettant d’atteindre la vitesse de 35 nœuds. « Ils sont dotés de rails sur le plancher qui permettent d’avoir une configuration modulaire. On peut par exemple jouer sur les places assises en mettant jusqu’à 12 sièges, ou encore des supports pour transporter une palette avec plus d’une tonne de fret », précise l’un des pilotes d’EDO, qui disposent en outre d’un support pour une mitrailleuse de 7.62mm.



Coque alu et flotteurs en mousse

Comme La Confiance, ces embarcations ont été spécialement conçues pour les eaux guyanaises. Pour la coque, l’aluminium a, ainsi, été préféré aux matériaux composites afin de résister aux débris charriés par les fleuves et présents dans les zones côtières. Idem pour les flotteurs, qui ne sont pas constitués de boudins gonflables mais sont en mousse, ce qui les rend également résistants aux tirs d’armes légères. La contrepartie est un bateau plus lourd et, pour atteindre les mêmes performances que les EDO classiques, il a fallu augmenter la puissance du moteur et les réserves de carburant. 





Commandos à bord

Techniquement, les PLG pourront aussi embarquer des semi-rigides de commandos marine, non pas les nouvelles ECUME, mais les ETRACO, que les moyens de mise à l’eau peuvent prendre en charge moyennant une petite adaptation technique sur le système d’accroche. La mise en œuvre de forces spéciales a, d’ailleurs, été intégrée dès la conception des nouveaux patrouilleurs. Car les PLG seront notamment appelés à embarquer de telles unités pour différentes missions, comme la lutte contre le narcotrafic ou les opérations coup de poing régulièrement menées par les commandos marine contre les pêcheurs étrangers venant piller les eaux guyanaises.

Les nouveaux patrouilleurs disposent par exemple d’armureries distinctes pour le bord et les « passagers », tout en ayant une capacité de logement de 14 personnes supplémentaires en plus de l’équipage. Ils disposent en outre d’un beau local plongée pouvant accueillir le matériel d’une bonne demi-douzaine de plongeurs ou nageurs de combat (bouteilles et système de gonflage, armoires séchantes pour les combinaisons…). Cet espace dispose d’un accès direct sur le pont, les plongeurs disposant d’une descente avec plateforme proche de la ligne de la flottaison. Celle-ci sert également à faciliter les transbordements de personnel avec les EDO.

Capacité d’emport d’un conteneur sur la plage arrière

On notera par ailleurs que la plage arrière, bien occupée par de nombreux équipements, dispose d’une grue et d’un espace libre dimensionné pour un conteneur de 10 pieds. Une capacité qui permettra d’embarquer du matériel supplémentaire en fonction des missions, comme par exemple des équipements pour les commandos, des moyens de lutte contre la pollution ou encore du fret humanitaire en cas d’intervention suite à une catastrophe naturelle.

Réflexion sur un moyen aérien

Il n’y a en revanche pas de moyen aérien à bord. Toutefois, en plus d’un spot d’hélitreuillage, le vaste espace situé devant la passerelle (qui sert aujourd’hui aux appels matinaux et accueillera des réceptions) pourrait à l’avenir servir à la mise en œuvre d’un petit drone aérien. Les marins réfléchissent au sujet, car un tel moyen permettrait d’étendre les capacités de surveillance et d’identification à distance. Toutefois, rien n’est encore décidé à ce niveau.

Salle modulaire

A l’intérieur, La Confiance dispose d’une salle modulaire pouvant remplir différentes fonctions, dont au moment où nous étions à bord celle de logement et de stockage. En mode un peu désordre, ce qui est logique avec un bateau fraîchement pris en main par son équipage et qui, à ce moment précis, était en pleine préparation de sa traversée transatlantique, avec beaucoup de choses à amener en Guyane et, dans le même temps, la présence à bord d’équipes de la DGA et des industriels pour les derniers tests. « Tout cela va vite être rangé », s’empresse d’assurer un marin, qui détaille les capacités de cet local : « On peut s’en servir de salle de briefing, de vestiaire ou de logement pour 6 passagers grâce à des bannettes rabattables. Il y a des casiers et, à proximité, les sanitaires ». Ceux-ci et la salle peuvent communiquer directement tout en constituant un espace isolé, permettant de disposer d’une zone de rétention en cas d’interpellation d’individus en mer. Les locaux sont alors fermés et sécurisés, avec hublot sur la porte et vidéo-surveillance.

Non loin se trouve l’infirmerie. « Elle est plutôt conçue pour prodiguer de petits soins car ce bâtiment évoluera généralement près des côtes, ce qui donne la possibilité d’évacuer facilement un blessé. Mais nous sommes quand même bien équipés et avons un chariot d’urgence », note l’infirmière du bord.




Les locaux vie

En termes d’habitabilité, l’équipage, constitué de 4 officiers, 17 officiers-mariniers et 3 quartiers-maîtres et matelots, apprécie indéniablement l’amélioration des conditions de confort par rapport aux patrouilleurs de la précédente génération. L’un d’eux, précédemment affecté sur un aviso, ou on compte des postes de 30 couchages, mesure bien la différence : « Le commandant et le second ont leur cabine individuelle et les autres membres d’équipage sont logés dans des postes de deux à quatre personnes, avec douche et hygiènes à l’intérieur ». Le plus grand poste, qui compte 6 places, est réservé aux passagers.




Le bâtiment compte en outre un carré officier et, pour l’équipage, une salle à manger et un carré séparé. La cuisine, très spacieuse, donne sur la coursive, les marins venant chercher leurs repas à la rampe. Mais chez les officiers, on fait ici de la résistance à la formule du self-service, qui se généralise peu à peu dans la Marine nationale. Le second a, en effet, tenu à maintenir la tradition du service à table, pour le plus grand plaisir de certains de ses collègues, qui estiment que la rampe contribue à « tuer » la vie de carré. « Les repas sont très importants sur un bateau, c’est un moment de plaisir où l’on se détend et on communique. Le service à table est plus convivial et agréable. Avec un plateau, on a tendance à manger rapidement, en décalé les uns par rapport aux autres, on se parle moins… », assure l’un d’eux, très heureux que l’on continue ici de sortir quotidiennement la vaisselle en porcelaine et les couverts estampillés Marine nationale.


L’héritage de Surcouf



Toujours en matière de tradition, on note la présence d’une reproduction d’un tableau d’Ambroise-Louis Garneray, illustrant un combat intervenu le 7 octobre 1800 en océan Indien. Il s’agit de la prise du HMS Kent, bâtiment anglais de 1200 tonneaux, 38 canons et 400 hommes, par les 160 marins français de La Confiance. Alors flambante neuve, la nouvelle frégate de Surcouf, bien que nettement moins grosse (490 tonneaux), puissante (24 canons) et aux effectifs largement inférieurs, réussit à s’emparer du navire anglais, qui fut l’une des plus belles prises du célèbre corsaire malouin. Plus de deux siècles après, une nouvelle Confiance reprend donc le nom de ce fameux bateau.

En Guyane mi-décembre

Attendu mi-décembre dans la base navale de Dégrad-des-Cannes, près de Cayenne, le patrouilleur transitera par le Cap Vert ainsi que Fort-de-France, une escale importante puisque La Confiance sera amenée à travailler avec les unités de la Marine nationale et d’autres administrations basées en Martinique. De plus, c’est depuis les Antilles que doit être assuré son soutien technique, sachant que la société bretonne CNN MCO est chargé du maintien en condition opérationnelle des PLG.

Quant à La Résolue, en achèvement à Boulogne, elle devrait quitter Socarenam en avril et, après un passage de quelques semaines à Brest, rejoindra normalement son aînée en Guyane mi-juin. Son admission au service actif étant attendue dès le mois de juillet.



Plateforme polyvalente pour de nombreuses missions

Successeurs comme on l’a vu de La Capricieuse et de La Gracieuse, qui rallieront Brest au printemps et à l’été en vue d’y être désarmées et intégrées à la filière de démantèlement, les nouveaux PLG offrent des capacités de surveillance, d’intervention et de projection sensiblement accrues. Conçus comme des plateformes très polyvalentes, ils pourront remplir de nombreuses missions : souveraineté de la France sur ses eaux et défense maritime du territoire guyanais, surveillance et la protection de la zone économique exclusive, lutte contre le narcotrafic et bien sûr la chasse aux bateaux qui se livrent à la pêche illicite.


La chasse aux pêcheurs brésiliens et surinamiens

Traditionnellement, celle-ci occupe beaucoup les unités de la marine et des autres administrations présentes en Guyane, comme la Gendarmerie et les Affaires maritimes, ou encore l’armée de l’Air. Du fait d’une baisse considérable de la ressource dans les pays voisins, due à la surpêche, les tapouilles brésiliennes et surinamiennes viennent en nombre ratisser les eaux françaises. Les autorités multiplient les interventions pour faire cesser ce pillage, avec parfois des rencontres musclées, allant c’est arrivé jusqu’à des échanges de tirs. C’est pourquoi les PLG sont solidement armés et, avec les EDO et leurs systèmes de mise à l’eau rapide, dotés de tels moyens d’intervention. Dans le cadre des opérations contre la pêche illicite, les patrouilleurs interviendront de manière autonome, sachant qu’en cas de flagrant délit, les marins français interpellent les pêcheurs et saisissent leur bateau et le matériel. Ces dernières années, les contrevenants avaient d’ailleurs trouvé une parade en jetant leurs filets à l’eau avant d’être interceptés. « Les tapouilles ne coûtent rien, ce sont les filets qui ont de la valeur et nous n’avions pas jusqu’à l’an dernier de moyen pour les chercher au fond de l’eau ». Le matériel était donc récupéré ultérieurement par les pêcheurs, provoquant en attendant d’importants dégâts sur les fonds et la faune marine, comme les tortues. Une solution a été trouvée avec la construction de la Caouanne, un engin remonte filet (ERF) livré en 2015 par le chantier finistérien Gléhen et qui est spécialement équipé pour récupérer les filets abandonnés.

Protection de Kourou

Les PLG, qui pourront intervenir en soutien de la Caouanne, reprendront également une mission stratégique des P400 : la protection des approches maritimes du centre spatial de Kourou. Ils pourront aussi participer à des opérations de sauvetage en mer, d’assistance aux navires en difficulté ou encore de lutte contre la pollution. Il n’est, toutefois, pas prévu pour le moment une participation aux missions de lutte contre l’orpaillage, même si les embarcations peuvent offrir, le cas échéant, une capacité intéressante de projection de forces terrestres via les fleuves.

« Tout le monde est motivé et a envie de mordre dedans »

Après la création en janvier d’un noyau constitué d’un chef machine et d’un chef passerelle, qui a suivi à Boulogne l’armement du bâtiment, l’équipage, constitué en juin, s’approprie peu à peu La Confiance et la met à l’épreuve pour connaître l’étendue de ses capacités. Au travers des tests, des essais et des exercices, puis bientôt la vérification des capacités militaires suivie de la phase de mise en condition opérationnelle, la montée en puissance du premier PLG va se poursuivre dans les prochains mois. Même s’ils sont traditionnellement prudents, surtout avec les nouveaux matériels, les marins français, à l’image du commandant Marande, se montrent enthousiastes et semblent éprouver la vertu dont leur patrouilleur porte le nom 



Les bateaux que j'ai appréciés en 50 ans de mer : StGermain,Chantilly,ssFrance ,Cambodge, Renaissance, AquilleLauro, Oceanic, EnricoCosta, CostaRiviera, MscRhapsody, StellaSolaris, SuperStarAries, SkyPrincess, CostaVictoria,Azur, Flamenco, Mistral, ssNorway, MscMelody, EuropeanStars, CarnivalSpirit, NclSpirit, R6, NclStar, NclGem,Ncl Epic, C.Magica, C.Méditerranéa, C.Atlantica, MscSplendida- et j'en oublie...
Je n'ai pas trop aimé: Mermoz,Costa Sérena, CarnivalConquest...
avatar
corsair
Membre Confirmé V
Membre Confirmé V

Sexe : Masculin
Messages : 11675
Points : 13221
Date d'inscription : 10/03/2013
Age : 69
Localisation : marseilles
Humeur : Impatient

Revenir en haut Aller en bas

Re: L'actu de la MARINE NATIONALE, de notre défense et de nos alliés /2

Message par corsair le Jeu 16 Aoû - 15:38

11/08/2018

La « force spatiale » voulue par l’exécutif américain devra franchir plusieurs obstacles avant d’être opérationnelle




Les activités spatiales sont exposées à plusieurs menaces. La plus évidente est celle d’une collision d’un satellite avec un débris en orbite, ce qui, avec la réaction en chaîne qui suivrait, est susceptible d’avoir des conséquences désastreuses.

La seconde, qui n’est pas la plus subtile qui soit, est celle d’un missile lancé pour détruire un satellite, ce qui provoquerait l’éparpillement de débris qui seraient aussi dangereux pour les autres engins placés sur une même orbite. L’on sait que, par exemple, la Chine dispose d’une telle capacité. Cependant, les armes anti-satellites évoluent : il est désormais question de systèmes laser ou électromagnétiques capables d’endommager l’électronique d’un satellite afin de le rendre inopérant.

Le brouillage électronique des liaisons entre un satellite et sa station terreste et/ou des récepteurs au sol, comme pour le GPS constitue un autre type de menace. De même que les cyberattaques, que ce soit pour pertuber le bon fonctionnement d’un engin spatial ou pour en prendre le contrôle.

Enfin, l’espionnage, via des engins « butineurs », est une menace qui semble prendre de plus en plus d’importance à mesure que le temps passe… D’ailleurs, des satellites français en ont été les victimes.

Que ce soit pour les activités civiles ou les opérations militaires, l’espace est devenu incontournable. Un État malveillant pourrait très bien, s’il en a les moyens, mettre une économie à terre en ciblant quelques satellites. D’où la volonté du président américain, Donald Trump, de créer une sixième branche des forces armées des États-Unis avec une « Space Force » pour répondre à toutes ces menaces.

Cette idée a été défendue par son vice-président, Mike Pence, le 9 août. « Le temps est venu d’écrire le prochain chapitre de l’histoire de nos forces armées, de se préparer pour le prochain champ de bataille. L’heure est venue d’établir la Force de l’espace des Etats-Unis », a-t-il lancé.

« L’espace a fondamentalement changé depuis une génération. […] Aujourd’hui, d’autres nations cherchent à perturber nos systèmes basés dans l’espace et contestent comme jamais la suprématie américaine », a ensuite expliqué M. Pence, qui a évoqué « la capacité croissante de la Chine à militariser l’espace » et dénoncé des projets russes de laser aéroporté. « Nos adversaires ont déjà transformé l’espace en domaine de combat », a-t-il dit.

Pour créer cette « Space Force », selon M. Pence, il faudrait un budegt « supplémentaire » de 8 milliards sur les cinq prochaines années. Et cette nouvelle branche des forces armées américaines ne verrait pas le jour avant 2020, terme du mandat de M. Trump.

Et là est le premier obstacle. En effet, le Congrès aura le dernier mot. L’an passé, à l’initiative de deux élus, la Chambre des représentants avait, dans un premier temps, voté la création d’une « Space Force ». Mais le Sénat s’y était opposé. Et il eut gain de cause. Ce qui ne pouvait que conforter James Mattis, le chef du Pentagone, qui ne voulait pas en entendre parler.

Certes, M. Mattis admet, comme il l’a fait avant le discours de M. Pence, que l’espace « devient un domaine militaire particulièrement disputé » et qu’il est nécessaire de « s’adapter à cette réalité. » Mais il n’est pas question pour autant, estime-t-il, d’ajouter « un service séparé qui aurait vraisemblablement une conception plus étroite des opérations dans l’espace, voire un esprit de clocher. » En outre, cela supposerait d’ajouter de la bureaucratie à un Pentagone qui n’en manque déjà pas. Et puis ce serait extrêmement coûteux.

En clair, une Space Force organiserait les activités spatiales du Pentagone en silo… alors que ces dernières, couvrant des besoins propres aux autres forces armées (communication, géolocalisation, renseignement, observation, etc), ont besoin de transversalité.

L’ancien astronaute américain Mark Kelly, qui a servi en tant que pilote au sein de l’US Navy, est du même avis que James Mattis. Pour lui, la création d’une Space Force serait en effet un « gaspillage ». Et d’ajouter : « Il y a bien une menace, mais c’est l’US Air Force qui s’en occupe d’ores et déjà. Il n’y pas lieu d’ajouter une nouvelle couche de bureaucratie dans un Pentagone déjà incroyablement bureaucratique. »

Le scepticisme des spécialistes, les réticences du Pentagone et l’attitude du Congrès (qui sera certes en partie renouvelé en novembre prochain, mais peut-être pas dans le sens que voudrait M. Trump) : tels sont les trois principaux obstacles à la création de cette Space Force. En outre, l’activité de cette dernière sera de facto limitée par le Traité de l’espace qui, ratifié en 1967, limite grandement les opérations militaires en orbite.

La solution passerait plutôt par la création d’un commandement interarmée dédié aux opérations spatiales (l’US Space Command), qui prendrait sa place aux côtés d’autres structures du même type, comme l’US STRATCOM (commandement stratégique). Telle est, en tout cas, la proposition faite par le Pentagone.

Toute proportion gardée, c’est cette logique qui est en vigueur en France. Placé sous la tutelle du sous-chef opérations de l’État-major des armées [EMA]. le Commandement interarmées de l’espace [CIE] se compose d’un bureau politique spatiale et coopérations [BPOL], chargé de coordonner les différents organismes liés à l’espace, du bureau préparation de l’avenir [BPAV], qui met en oeuvre les stratégies d’acquisition en relation avec la DGA et le CNES, du bureau emploi et coordination [BEC] et du bureau maîtrise de l’environnement spatial [BME], qui s’occupe de la surveillance des engins en orbite et de la protection des capacités spatiales.

Peut-être que cette organisation connaîtra des changements une fois qu’aura été élaborée la « stratégie spatiale de défense », annoncée par le président Macron lors de son discours prononcé à l’Hôtel de Brienne, le 13 juillet dernier.


Les bateaux que j'ai appréciés en 50 ans de mer : StGermain,Chantilly,ssFrance ,Cambodge, Renaissance, AquilleLauro, Oceanic, EnricoCosta, CostaRiviera, MscRhapsody, StellaSolaris, SuperStarAries, SkyPrincess, CostaVictoria,Azur, Flamenco, Mistral, ssNorway, MscMelody, EuropeanStars, CarnivalSpirit, NclSpirit, R6, NclStar, NclGem,Ncl Epic, C.Magica, C.Méditerranéa, C.Atlantica, MscSplendida- et j'en oublie...
Je n'ai pas trop aimé: Mermoz,Costa Sérena, CarnivalConquest...
avatar
corsair
Membre Confirmé V
Membre Confirmé V

Sexe : Masculin
Messages : 11675
Points : 13221
Date d'inscription : 10/03/2013
Age : 69
Localisation : marseilles
Humeur : Impatient

Revenir en haut Aller en bas

Re: L'actu de la MARINE NATIONALE, de notre défense et de nos alliés /2

Message par corsair le Jeu 16 Aoû - 15:38

Le financement d’un second porte-avions ne coûterait que 0,2% du PIB



Disposer d’un porte-avions est essentiel pour une puissance qui prétend vouloir jouer les premiers rôles sur la scène internationale pour faire valoir ses intérêts. C’est d’ailleurs pour cette raison que la Chine et l’Inde entendent développer leur capacités aéronavales et que les États-Unis veulent préserver les leurs ou que le Royaume-Uni a l’intention de retrouver les siennes, avec la construction des HMS Queen Elizabeth et HMS Prince of Wales.

Un porte-avions, accompagné de son groupe aéronaval (frégates, sous-marins) pour le protéger, permet d’intervenir militairement quand il n’est pas possible de disposer de bases terrestres au plus prêt de la zone des opérations. En outre, c’est un outil stratégique et diplomatique de premier plan. Les marins disent même qu’un bâtiment comme le Charles-de-Gaulle représente « 42.000 tonnes de diplomatie ».

Aussi, à l’heure où, justement, le navire amiral de la Marine nationale est immobilisé pour 18 mois en raison d’un arrêt technique majeur à mi-vie, la question de lancer les études de son successeur, voire pour doter la France de deux porte-avions, est évoquée par la plupart des candidats à l’élection présidentielle.



Rare sont ceux qui se disent prêt à faire l’impasse sur cette capacité, hormis peut-être Jean-Luc Mélenchon, qui n’est pas très clair sur ce sujet. Si son programme estime que « l’opportunité de remplacer le le porte-avions Charles-de-Gaulle d’ici 2040 par deux bâtiments moins onéreux doit être discutée », son porte-parole pour les affaires de défense, Djordje Kuzmanovic, a précisé, lors d’une table ronde de l’ANAJ-IHEDN que la « question d’un deuxième porte-avions est un faux problème » étant donné qu’il « ne serait déployé qu’en Méditerranée où toutes les opérations envisagées sont possibles depuis la base de Solenzara. »

Quoi qu’il en soit, dans une note publiée par l’Institut Thomas More, Jean-Sylvestre Mongrenier, docteur en géopolitique de l’Institut Français de Géopolitique (Paris-VIII), fait valoir que « si le prochain chef de l’État ne prenait pas la décision de construire un second porte-avions et de prévoir le successeur du Charles-de-Gaulle, la France serait déclassée sur les plans diplomatique et militaire et sa voix ne porterait plus. » Et d’insister : « L’ambition du grand large que signifierait le retour de la permanence à la mer d’un groupe aéronaval français est aussi une ambition de civilisation : la liberté et la prospérité des sociétés occidentales reposent sur la maîtrise de l’élément marin. »

Par ailleurs, souligne le chercheur, « l’absence de permanence d’un groupe aéronaval national à la mer constitue un paradoxe au regard de ce que représente la France, en tant que puissance maritime ». En effet, le domaine maritime français est le second au niveau mondial, avec plus 10 millions de kilomètres-carrés.



D’où son plaidoyer pour le lancement, dès 2017, des études de conception d’un second porte-avions afin de garantir à la France une capacité aéronavale permanente, à l’heure où les tensions géopolitiques se font de plus en plus vives. La construction de ce navire pourrait ainsi commencer dès 2022, pour une mise en service en 2030.

Qui plus est, la construction d’un second porte-avions est essentielle pour maintenir des capacités et des compétences industrielles clés, en particulier celle de la filière nucléaire. L’enjeu est d’autant plus fondamental que l’avenir de la Force océanique stratégique (FOST) en dépend.

Comme l’avait souligné Laurent Collet-Billon, le délégué général pour l’armement (DGA), ce futur porte-avions sera plus imposant que le Charles-de-Gaulle et ses 42.000 tonnes, en raison de l’évolution des normes de sûreté et de l’amélioration de la proctection.

Cela étant, Jean-Sylvestre Mongrenier de construire un porte-avions qui viendrait en complément du Charles-de-Gaulle, dont le retrait en service serait effectif, au plus tard, en 2041. Dans ce cas, la Marine nationale disposerait d’une permanence aéronavale pendant une petite dizaine d’années, ce qui laisserait le temps d’envisager la construction d’un « sister-ship » susceptible d’être opérationnel d’ici 2040.

Quant à l’investissement nécessaire, le chercheur estimé qu’il est largement à la portée du budget de la Défense. Le coût d’un deuxième porte-avions (en complément du Charles-de-Gaulle) serait, avance-t-il, de 4,5 milliards d’euros (c’est une fourchette haute, la DGA ayant avancé 4 milliard). Soit 450 millions d’euros par an sur une décennie. 

Et cela représenterait 1,5% du budget de la Défense et seulement 0,2% du PIB.

Et cela, en sachant que les dépenses publiques de la France s’élèvent plus à 57% du PIB…


Les bateaux que j'ai appréciés en 50 ans de mer : StGermain,Chantilly,ssFrance ,Cambodge, Renaissance, AquilleLauro, Oceanic, EnricoCosta, CostaRiviera, MscRhapsody, StellaSolaris, SuperStarAries, SkyPrincess, CostaVictoria,Azur, Flamenco, Mistral, ssNorway, MscMelody, EuropeanStars, CarnivalSpirit, NclSpirit, R6, NclStar, NclGem,Ncl Epic, C.Magica, C.Méditerranéa, C.Atlantica, MscSplendida- et j'en oublie...
Je n'ai pas trop aimé: Mermoz,Costa Sérena, CarnivalConquest...
avatar
corsair
Membre Confirmé V
Membre Confirmé V

Sexe : Masculin
Messages : 11675
Points : 13221
Date d'inscription : 10/03/2013
Age : 69
Localisation : marseilles
Humeur : Impatient

Revenir en haut Aller en bas

Re: L'actu de la MARINE NATIONALE, de notre défense et de nos alliés /2

Message par corsair le Jeu 16 Aoû - 15:39



Le PLG La Confiance

La Confiance, premier des deux nouveaux patrouilleurs légers guyanais (PLG) de la Marine nationale, a été officiellement admise au service actif hier. Conçu par Bureau Mauric et réalisé par Socarenam, le bâtiment de 61 mètres avait quitté Brest fin novembre pour rallier sa base de Dégrad-des-Cannes, près de Cayenne. En construction, son sistership, La Résolue, sera livrée cet été à la flotte française. Elle passera également par Brest avant de rallier la Guyane.

Permettant de remplacer les vieux patrouilleurs du type P400 La Capricieuse et La Gracieuse, en service depuis 1986 et 1987, les PLG ont été spécialement conçus pour opérer aussi bien en haute mer que dans les faibles fonds des eaux guyanaises. « Ils disposent d’importants moyens de projection de forces et de coercition avec une drôme puissante et un canon de 20mm télé-opéré. Ces capacités leur permettront d’assurer des missions de souveraineté et de protection des intérêts nationaux en zone maritime Antilles-Guyane dont la protection du centre spatial de Kourou et la lutte contre la pêche illégale.  Les patrouilleurs légers guyanais assurent également des missions de police des pêches, de lutte contre les trafics illicites, de détection de flux migratoires, mais aussi de surveillance de la navigation, de sauvegarde des personnes et des biens et enfin de lutte contre la pollution maritime », souligne la Marine nationale.


La Confiance : A bord du premier patrouilleur léger guyanais



Nous embarquons à bord de La Confiance, premier des deux nouveaux patrouilleurs légers guyanais (PLG) de la Marine nationale, sur lequel nous avons pu embarquer avant son grand départ de Brest. Conçu par Bureau Mauric et réalisé par Socarenam, le bâtiment met cette semaine le cap sur la Guyane, où il remplacera La Capricieuse, patrouilleur du type P400 datant de 1987. Il sera rejoint à Dégrad-des-Cannes au printemps par son sistership, La Résolue, qui succèdera à La Gracieuse.



La technologie bouleverse l’organisation

De fait, c’est un équipage de 24 marins manifestement motivé et conquis qui a pris en main ce nouvel outil ces derniers mois. Il faut dire que par rapport aux anciens patrouilleurs, comme les P400, La Confiance représente un saut capacitaire significatif et offre un niveau de confort bien supérieur. La technologie comme les standards d’habitabilité ont largement évolué et, aujourd’hui, les marins s’en rendent bien compte. « C’est le jour et la nuit », confie l’un d’eux. Le pacha du PLG retient pour sa part que cette modernité engendre aussi de profonds changements sur le plan organisationnel : « Il y a beaucoup d’électronique et de nombreux systèmes automatisés conduisant à avoir un équipage plus réduit que ce que nous connaissions jusqu’ici. Il faut donc abandonner nos vieux modèles, s’adapter et changer nos habitudes comme notre organisation afin de tirer le meilleur parti de toutes les nouvelles technologies que nous avons à bord. Nous devons apprendre à les maitriser et à réagir en cas de problème, c’est le vrai défi des PLG ».

Personne en machine et un contrôle pouvant s’effectuer directement depuis la passerelle, des systèmes de management de la plateforme et de sécurité automatisés, une artillerie principale sans servant, des dispositifs de mise à l’eau des embarcations de nouvelle génération… A l’instar des frégates il y a quelques années, les marins font désormais leur révolution sur les patrouilleurs.

Une première avec Socarenam

Et ils découvrent également de nouvelles collaborations avec des chantiers qu’ils ne connaissaient pas, comme ce fut le cas avec Piriou pour les B2M et cette fois pour Socarenam, qui produit là ses premiers OPV pour la Marine nationale. Le constructeur a réalisé les coques des PLG sur son site de Saint-Malo avant de les achever dans son fief de Boulogne-sur-Mer. 



Les marins, habitués aux constructions militaires, apprécient certaines solutions venant du civil, de la pêche ou de l’offshore par exemple, qui leur simplifient la vie et leur permettent de disposer d’un outil vraiment très performant et agréable à vivre. « Cette collaboration avec Socarenam est une réussite. Les relations se sont vraiment très bien passées et nous avons réalisé un beau travail d’équipe avec l’industriel et la DGA », se félicite le commandant Marande.



Taillé pour la Guyane

Longue de 60.8 mètres pour une largeur de 9.55 mètres et un déplacement d’environ 700 tonnes en charge, La Confiance dispose d’une coque en acier et de superstructures en aluminium. Elle adopte un design dérivé de celui des patrouilleurs hauturiers conçus et réalisés par Socarenam et Bureau Mauric pour la marine belge (Castor et Pollux, 2014/2014) et la Douane française (Jean-François Deniau, 2015). Mais les PLG sont, comme leur nom l’indique, spécialement conçus pour opérer dans les eaux guyanaises. Leur tirant d’eau est, par exemple, limité à 3.2 mètres, c’est-à-dire équivalent à celui des P400, pourtant plus petits (54.8 mètres) et moins lourds (480 tonnes en charge). Cela leur permettra d’évoluer dans des eaux côtières peu profondes et de remonter les grands fleuves. « Le tirant d’eau réduit est une caractéristique importante mais ce n’est pas la seule. En fait, les PLG tiennent compte du retour d’expérience des P400, c’est vraiment du sur-mesure pour la Guyane. Nous avons par exemple une climatisation adaptée à la région, des prises d’eau avec des filtres spécifiques pour supporter ce que charrient les rivières. Nous avons aussi deux propulseurs d’étrave ce qui nous procure une manœuvrabilité importante et nous permet d’évoluer sans problème dans la rivière donnant accès au port de Cayenne, où il y a beaucoup de courant »



Une propulsion originale pour la marine


Capables d’atteindre 21 nœuds et de franchir 3500 milles à 12 nœuds, les PLG sont dotés d’une architecture propulsive originale pour un bâtiment de la marine française. Leurs deux moteurs diesels principaux sont des ABC 12 DZC d’une puissance unitaire de 2900 kW, couplés chacun à un réducteur entrainant une ligne d’arbres. Mais il y a un second mode. Pour les petites vitesses, jusqu’à 7.5 nœuds, trois groupes Scania de 340 kW alimentent directement deux moteurs électriques. « Au cours de nos missions, nous naviguons souvent à faible vitesse et cette double propulsion est mieux adaptée. Elle permet de réduire la consommation, ce qui est très intéressant en termes d’économies mais aussi d’environnement, et de préserver les moteurs à faible allure. On évite les problèmes d’encrassement et d’usure prématurée », explique un mécanicien de La Confiance, qui note que le PLG est également équipé d’un système de réchauffage des moteurs qui autorise dès que la passerelle le souhaite une utilisation à 100% de la charge. Les montées en allure peuvent donc être très rapides, le bâtiment n’ayant mis aux essais qu’une minute et trois secondes pour aller de 0 à 21 nœuds.















Les moteurs principaux et les groupes sont répartis dans deux compartiments séparés, le bâtiment disposant en plus d’un générateur de secours Cummins de 170 kW capable d’alimenter en cas d’avarie les systèmes vitaux (navigation, communication, éclairage et propulsion en mode dégradé mais suffisante pour rentrer au port).

Conçue pour pouvoir rester assez longtemps en mer, avec une autonomie de près de deux semaines en opération, La Confiance, qui s’est montrée aux essais manoeuvrante et réactive, bénéficie d’un système de stabilisation passif développé par la société française Geps Techno, améliorant grandement le confort de la plateforme et efficace, selon les marins, au-delà d’une vitesse de 5/6 noeuds. Il s’agit d’un dispositif générant une contre-carène liquide, installé dans un grand caisson occupant presque toute la largeur du bâtiment et se situant sur la superstructure, derrière la passerelle.

La partie énergie/propulsion, mais aussi d’autres fonctions, comme les fluides et la ventilation, sont gérés par un système de management de plateforme fourni par la société marseillaise CMR. Dans le petit PC propulsion séparé des machines, un écran permet aux mécaniciens de surveiller tous les paramètres et commander les systèmes à distance. Mais le PC Propulsion n’est pas armé en permanence.



Toutes les fonctions regroupées en passerelle

Comme tous les bateaux modernes, La Confiance est intégralement gérée depuis la passerelle, où l’on retrouve notamment une console CMR. « A la mer, nous gérons tout ici grâce aux automates et à un réseau de caméras qui nous permet de surveiller visuellement les extérieurs et différents locaux internes, comme les machines. La passerelle est répartie en différents espaces, avec la navigation sur l’avant, puis les communications et la partie PC Sécurité, avec les alarmes, le contrôle des trois portes étanches et des moyens de lutte contre les incendies… », détaille le lieutenant de vaisseau Clément A, officier en second du patrouilleur.

















A noter que le fauteuil du commandant, comme sur les dernières frégates françaises, est aussi équipé d’un écran présentant la situation tactique autour du bâtiment. En termes de communications, une antenne de liaison par satellite Comcept sera ultérieurement installée. Conçu spécifiquement pour l’armée française, le système est doté de modes de cryptage et de décryptage adapté au réseau militaire tricolore, ainsi qu’un important débit permettant de transmettre en temps réel des images et de la vidéo. Une capacité très utile pour la chaîne décisionnelle entre la terre et la mer lors de certaines interventions. Le bâtiment est bien entendu équipé d’un réseau Ethernet. 

En temps normal, seuls trois marins sont en passerelle : un chef de quart, un barreur-veilleur et adjoint de quart navire, ce dernier effectuant toutes les heures une ronde en machines. Des renforts s’ajoutent ensuite s’il faut armer l’espace CO. Derrière celui-ci, on trouve enfin un espace dédié en cas de besoin à la gestion de crise.

Plutôt vaste, mais bien remplie avec tous ses équipements, la passerelle, panoramique, offre une vue à 360 degrés sur l’extérieur, permettant de surveiller l’environnement du bâtiment mais aussi la plage arrière et, à l’avant, le canon de 20mm.










Premier patrouilleur doté du Narwhal

Il s’agit d’un affût télé-opéré du type Narwhal, développé par Nexter et installé pour la première fois sur un patrouilleur français. Equipant les frégates multi-missions (FREMM) et bâtiments de projection et de commandement (BPC) du type Mistral, ce système  gyrostabilisé est doté d’un ensemble intégré de caméras jour/nuit (TV/IR). Il dispose de sa propre conduite de tir, avec fonction de poursuite automatique couplée à un télémètre laser. Par rapport aux vieux canons manuels de 40mm et 20mm des P400, cet affût de nouvelle génération offrira une capacité de réaction et une puissance de feu plus importante. « Grâce à ce système et à l’optronique, nous pourrons également identifier nos cibles de plus loin », note le commandant. Pour les tirs de police, la caméra située sur le Narwhal permettra de vérifier le dépointage de la pièce afin de s’assurer que celle-ci réalise bien un tir de semonce et non un coup au but. Particulièrement à cheval sur la sécurité et viscéralement prudents avec les nouveaux matériels, surtout quand ils n’ont pas directement la main dessus, les marins pensent se servir du Sea Cobra pour effectuer une pré-désignation d’objectif et n’excluent pas, au moins dans un premier temps, des contrôles visuels pour vérifier le dépointage.






Deux affûts de 12.7mm et un canon à eau

En dehors du Narwhal, La Confiance compte sur chaque bord, à l’arrière de l’aileron panoramique extérieur qui fait tout le tour de la passerelle, deux sellettes pour des mitrailleuses manuelles de 12.7mm, dont les servants sont protégés par des plaques de blindage. La position de ces affûts offre en complément du canon principal un champ de battage de l’artillerie sur tous les angles.

Le PLG est, en outre, équipé vers l’avant d’un puissant canon à eau. Projetant un jet à plus de 70 mètres, il pourra servir en cas de lutte contre un sinistre sur un autre navire, ainsi que de moyen d’action non létal. Cela permettra à l’équipage de graduer sa riposte face à une menace, sachant que les eaux guyanaises sont parfois turbulentes, en particulier en matière de pêche illicite.




Deux embarcations rapides

Pour mener les opérations de contrôle et d’intervention, La Confiance dispose de deux « embarcations de drome opérationnelle » (EDO), comme on les appelle dans la marine française. Elles sont en fait, souligne le commandant, « le système d’armes principal » du bâtiment. Ces semi-rigides, conçus et réalisés par Zodiac Milpro, sont des ZH 749 longs de 7.6 mètres et dotés d’un moteur Volvo de 260 cv, leur permettant d’atteindre la vitesse de 35 nœuds. « Ils sont dotés de rails sur le plancher qui permettent d’avoir une configuration modulaire. On peut par exemple jouer sur les places assises en mettant jusqu’à 12 sièges, ou encore des supports pour transporter une palette avec plus d’une tonne de fret », précise l’un des pilotes d’EDO, qui disposent en outre d’un support pour une mitrailleuse de 7.62mm.



Coque alu et flotteurs en mousse

Comme La Confiance, ces embarcations ont été spécialement conçues pour les eaux guyanaises. Pour la coque, l’aluminium a, ainsi, été préféré aux matériaux composites afin de résister aux débris charriés par les fleuves et présents dans les zones côtières. Idem pour les flotteurs, qui ne sont pas constitués de boudins gonflables mais sont en mousse, ce qui les rend également résistants aux tirs d’armes légères. La contrepartie est un bateau plus lourd et, pour atteindre les mêmes performances que les EDO classiques, il a fallu augmenter la puissance du moteur et les réserves de carburant. 





Commandos à bord

Techniquement, les PLG pourront aussi embarquer des semi-rigides de commandos marine, non pas les nouvelles ECUME, mais les ETRACO, que les moyens de mise à l’eau peuvent prendre en charge moyennant une petite adaptation technique sur le système d’accroche. La mise en œuvre de forces spéciales a, d’ailleurs, été intégrée dès la conception des nouveaux patrouilleurs. Car les PLG seront notamment appelés à embarquer de telles unités pour différentes missions, comme la lutte contre le narcotrafic ou les opérations coup de poing régulièrement menées par les commandos marine contre les pêcheurs étrangers venant piller les eaux guyanaises.

Les nouveaux patrouilleurs disposent par exemple d’armureries distinctes pour le bord et les « passagers », tout en ayant une capacité de logement de 14 personnes supplémentaires en plus de l’équipage. Ils disposent en outre d’un beau local plongée pouvant accueillir le matériel d’une bonne demi-douzaine de plongeurs ou nageurs de combat (bouteilles et système de gonflage, armoires séchantes pour les combinaisons…). Cet espace dispose d’un accès direct sur le pont, les plongeurs disposant d’une descente avec plateforme proche de la ligne de la flottaison. Celle-ci sert également à faciliter les transbordements de personnel avec les EDO.

Capacité d’emport d’un conteneur sur la plage arrière

On notera par ailleurs que la plage arrière, bien occupée par de nombreux équipements, dispose d’une grue et d’un espace libre dimensionné pour un conteneur de 10 pieds. Une capacité qui permettra d’embarquer du matériel supplémentaire en fonction des missions, comme par exemple des équipements pour les commandos, des moyens de lutte contre la pollution ou encore du fret humanitaire en cas d’intervention suite à une catastrophe naturelle.

Réflexion sur un moyen aérien

Il n’y a en revanche pas de moyen aérien à bord. Toutefois, en plus d’un spot d’hélitreuillage, le vaste espace situé devant la passerelle (qui sert aujourd’hui aux appels matinaux et accueillera des réceptions) pourrait à l’avenir servir à la mise en œuvre d’un petit drone aérien. Les marins réfléchissent au sujet, car un tel moyen permettrait d’étendre les capacités de surveillance et d’identification à distance. Toutefois, rien n’est encore décidé à ce niveau.

Salle modulaire

A l’intérieur, La Confiance dispose d’une salle modulaire pouvant remplir différentes fonctions, dont au moment où nous étions à bord celle de logement et de stockage. En mode un peu désordre, ce qui est logique avec un bateau fraîchement pris en main par son équipage et qui, à ce moment précis, était en pleine préparation de sa traversée transatlantique, avec beaucoup de choses à amener en Guyane et, dans le même temps, la présence à bord d’équipes de la DGA et des industriels pour les derniers tests. « Tout cela va vite être rangé », s’empresse d’assurer un marin, qui détaille les capacités de cet local : « On peut s’en servir de salle de briefing, de vestiaire ou de logement pour 6 passagers grâce à des bannettes rabattables. Il y a des casiers et, à proximité, les sanitaires ». Ceux-ci et la salle peuvent communiquer directement tout en constituant un espace isolé, permettant de disposer d’une zone de rétention en cas d’interpellation d’individus en mer. Les locaux sont alors fermés et sécurisés, avec hublot sur la porte et vidéo-surveillance.

Non loin se trouve l’infirmerie. « Elle est plutôt conçue pour prodiguer de petits soins car ce bâtiment évoluera généralement près des côtes, ce qui donne la possibilité d’évacuer facilement un blessé. Mais nous sommes quand même bien équipés et avons un chariot d’urgence », note l’infirmière du bord.




Les locaux vie

En termes d’habitabilité, l’équipage, constitué de 4 officiers, 17 officiers-mariniers et 3 quartiers-maîtres et matelots, apprécie indéniablement l’amélioration des conditions de confort par rapport aux patrouilleurs de la précédente génération. L’un d’eux, précédemment affecté sur un aviso, ou on compte des postes de 30 couchages, mesure bien la différence : « Le commandant et le second ont leur cabine individuelle et les autres membres d’équipage sont logés dans des postes de deux à quatre personnes, avec douche et hygiènes à l’intérieur ». Le plus grand poste, qui compte 6 places, est réservé aux passagers.




Le bâtiment compte en outre un carré officier et, pour l’équipage, une salle à manger et un carré séparé. La cuisine, très spacieuse, donne sur la coursive, les marins venant chercher leurs repas à la rampe. Mais chez les officiers, on fait ici de la résistance à la formule du self-service, qui se généralise peu à peu dans la Marine nationale. Le second a, en effet, tenu à maintenir la tradition du service à table, pour le plus grand plaisir de certains de ses collègues, qui estiment que la rampe contribue à « tuer » la vie de carré. « Les repas sont très importants sur un bateau, c’est un moment de plaisir où l’on se détend et on communique. Le service à table est plus convivial et agréable. Avec un plateau, on a tendance à manger rapidement, en décalé les uns par rapport aux autres, on se parle moins… », assure l’un d’eux, très heureux que l’on continue ici de sortir quotidiennement la vaisselle en porcelaine et les couverts estampillés Marine nationale.


L’héritage de Surcouf



Toujours en matière de tradition, on note la présence d’une reproduction d’un tableau d’Ambroise-Louis Garneray, illustrant un combat intervenu le 7 octobre 1800 en océan Indien. Il s’agit de la prise du HMS Kent, bâtiment anglais de 1200 tonneaux, 38 canons et 400 hommes, par les 160 marins français de La Confiance. Alors flambante neuve, la nouvelle frégate de Surcouf, bien que nettement moins grosse (490 tonneaux), puissante (24 canons) et aux effectifs largement inférieurs, réussit à s’emparer du navire anglais, qui fut l’une des plus belles prises du célèbre corsaire malouin. Plus de deux siècles après, une nouvelle Confiance reprend donc le nom de ce fameux bateau.

En Guyane mi-décembre

Attendu mi-décembre dans la base navale de Dégrad-des-Cannes, près de Cayenne, le patrouilleur transitera par le Cap Vert ainsi que Fort-de-France, une escale importante puisque La Confiance sera amenée à travailler avec les unités de la Marine nationale et d’autres administrations basées en Martinique. De plus, c’est depuis les Antilles que doit être assuré son soutien technique, sachant que la société bretonne CNN MCO est chargé du maintien en condition opérationnelle des PLG.

Quant à La Résolue, en achèvement à Boulogne, elle devrait quitter Socarenam en avril et, après un passage de quelques semaines à Brest, rejoindra normalement son aînée en Guyane mi-juin. Son admission au service actif étant attendue dès le mois de juillet.



Plateforme polyvalente pour de nombreuses missions

Successeurs comme on l’a vu de La Capricieuse et de La Gracieuse, qui rallieront Brest au printemps et à l’été en vue d’y être désarmées et intégrées à la filière de démantèlement, les nouveaux PLG offrent des capacités de surveillance, d’intervention et de projection sensiblement accrues. Conçus comme des plateformes très polyvalentes, ils pourront remplir de nombreuses missions : souveraineté de la France sur ses eaux et défense maritime du territoire guyanais, surveillance et la protection de la zone économique exclusive, lutte contre le narcotrafic et bien sûr la chasse aux bateaux qui se livrent à la pêche illicite.


La chasse aux pêcheurs brésiliens et surinamiens

Traditionnellement, celle-ci occupe beaucoup les unités de la marine et des autres administrations présentes en Guyane, comme la Gendarmerie et les Affaires maritimes, ou encore l’armée de l’Air. Du fait d’une baisse considérable de la ressource dans les pays voisins, due à la surpêche, les tapouilles brésiliennes et surinamiennes viennent en nombre ratisser les eaux françaises. Les autorités multiplient les interventions pour faire cesser ce pillage, avec parfois des rencontres musclées, allant c’est arrivé jusqu’à des échanges de tirs. C’est pourquoi les PLG sont solidement armés et, avec les EDO et leurs systèmes de mise à l’eau rapide, dotés de tels moyens d’intervention. Dans le cadre des opérations contre la pêche illicite, les patrouilleurs interviendront de manière autonome, sachant qu’en cas de flagrant délit, les marins français interpellent les pêcheurs et saisissent leur bateau et le matériel. Ces dernières années, les contrevenants avaient d’ailleurs trouvé une parade en jetant leurs filets à l’eau avant d’être interceptés. « Les tapouilles ne coûtent rien, ce sont les filets qui ont de la valeur et nous n’avions pas jusqu’à l’an dernier de moyen pour les chercher au fond de l’eau ». Le matériel était donc récupéré ultérieurement par les pêcheurs, provoquant en attendant d’importants dégâts sur les fonds et la faune marine, comme les tortues. Une solution a été trouvée avec la construction de la Caouanne, un engin remonte filet (ERF) livré en 2015 par le chantier finistérien Gléhen et qui est spécialement équipé pour récupérer les filets abandonnés.

Protection de Kourou

Les PLG, qui pourront intervenir en soutien de la Caouanne, reprendront également une mission stratégique des P400 : la protection des approches maritimes du centre spatial de Kourou. Ils pourront aussi participer à des opérations de sauvetage en mer, d’assistance aux navires en difficulté ou encore de lutte contre la pollution. Il n’est, toutefois, pas prévu pour le moment une participation aux missions de lutte contre l’orpaillage, même si les embarcations peuvent offrir, le cas échéant, une capacité intéressante de projection de forces terrestres via les fleuves.

« Tout le monde est motivé et a envie de mordre dedans »

Après la création en janvier d’un noyau constitué d’un chef machine et d’un chef passerelle, qui a suivi à Boulogne l’armement du bâtiment, l’équipage, constitué en juin, s’approprie peu à peu La Confiance et la met à l’épreuve pour connaître l’étendue de ses capacités. Au travers des tests, des essais et des exercices, puis bientôt la vérification des capacités militaires suivie de la phase de mise en condition opérationnelle, la montée en puissance du premier PLG va se poursuivre dans les prochains mois. Même s’ils sont traditionnellement prudents, surtout avec les nouveaux matériels, les marins français, à l’image du commandant Marande, se montrent enthousiastes et semblent éprouver la vertu dont leur patrouilleur porte le nom 



Les bateaux que j'ai appréciés en 50 ans de mer : StGermain,Chantilly,ssFrance ,Cambodge, Renaissance, AquilleLauro, Oceanic, EnricoCosta, CostaRiviera, MscRhapsody, StellaSolaris, SuperStarAries, SkyPrincess, CostaVictoria,Azur, Flamenco, Mistral, ssNorway, MscMelody, EuropeanStars, CarnivalSpirit, NclSpirit, R6, NclStar, NclGem,Ncl Epic, C.Magica, C.Méditerranéa, C.Atlantica, MscSplendida- et j'en oublie...
Je n'ai pas trop aimé: Mermoz,Costa Sérena, CarnivalConquest...
avatar
corsair
Membre Confirmé V
Membre Confirmé V

Sexe : Masculin
Messages : 11675
Points : 13221
Date d'inscription : 10/03/2013
Age : 69
Localisation : marseilles
Humeur : Impatient

Revenir en haut Aller en bas

Re: L'actu de la MARINE NATIONALE, de notre défense et de nos alliés /2

Message par corsair le Jeu 16 Aoû - 15:40

13/08/2018

Taïwan surveille les systèmes de canons de défense du point Phalanx pour défendre les bases aériennes, de la montagne

À mesure que les capacités militaires de la Chine se sont améliorées, les bases des forces aériennes taïwanaises situées près de la côte est du pays sont devenues de plus en plus vulnérables.




Face à la menace croissante d'attaques chinoises potentielles le long de son littoral faisant face au Pacifique , Taiwan chercherait à acheter des canons à tir rapide basés sur terre pour aider à défendre les bases aériennes partiellement souterraines de Jiashan et Taitung de ce côté de l'île. Une version terrestre de la Phalanx de fabrication américaine semble être le candidat le plus probable et ces systèmes agiraient comme des défenses ponctuelles contre les missiles de croisière, les missiles anti-radiations et les petits drones .

Le média chinois de Taiwan, Up Media, a été le premier à rendre compte du contrat potentiel le 7 août 2018. L'histoire comprenait une capture d'écran montrant une demande officielle de devis datée du 6 juin de "Minguo 107" ou 2018. Le gouvernement taïwanais utilise le calendrier Minguo , qui a commencé en 1912 avec la fondation de la République de Chine, pour les documents officiels.


Les bateaux que j'ai appréciés en 50 ans de mer : StGermain,Chantilly,ssFrance ,Cambodge, Renaissance, AquilleLauro, Oceanic, EnricoCosta, CostaRiviera, MscRhapsody, StellaSolaris, SuperStarAries, SkyPrincess, CostaVictoria,Azur, Flamenco, Mistral, ssNorway, MscMelody, EuropeanStars, CarnivalSpirit, NclSpirit, R6, NclStar, NclGem,Ncl Epic, C.Magica, C.Méditerranéa, C.Atlantica, MscSplendida- et j'en oublie...
Je n'ai pas trop aimé: Mermoz,Costa Sérena, CarnivalConquest...
avatar
corsair
Membre Confirmé V
Membre Confirmé V

Sexe : Masculin
Messages : 11675
Points : 13221
Date d'inscription : 10/03/2013
Age : 69
Localisation : marseilles
Humeur : Impatient

Revenir en haut Aller en bas

Re: L'actu de la MARINE NATIONALE, de notre défense et de nos alliés /2

Message par corsair le Jeu 16 Aoû - 15:41


Coopération franco-allemande pour sécuriser Europapark | Gendarmerie nationale


Deuxième parc de loisirs le plus fréquenté en Europe, Europapark, situé en Allemagne, non loin de la frontière française, attire chaque année près de 5,6 millions de visiteurs. Parmi eux, près de 25 % de Français. Aussi, cet été, dans le cadre des brigades européennes, les forces de l’ordre franco-allemandes expérimentent un dispositif commun de sécurisation du site. 

Le parc de loisirs allemand Europapark a accueilli, en 2017, quelque 5,6 millions de visiteurs, dont près d’un million et demi de Français. Ce flux important de personnes génère de nombreuses infractions, telles que des vols et des agressions. Un tiers des personnes interpellées dans ce cadre étant d’origine française, les autorités allemandes ont logiquement sollicité le renfort de la gendarmerie nationale pour participer cette année à la sécurisation du complexe de loisirs et de ses abords pendant la saison estivale. Une expérimentation qui s’inscrit dans le cadre des brigades européennes.


Jusqu’au printemps dernier, le parc était placé sous la compétence du commissariat de Lahr, situé à 24 kilomètres. Mais cette année, dans un souci de réactivité, les autorités allemandes ont ouvert, depuis le 15 mai dernier, un poste de police sur place, à Rust. C’est là que le gendarme Yohann Conesa, affecté à l’escadron de gendarmerie mobile de Lure, et l’adjudant-chef Patrick Aichholzer, formateur au centre franco-allemand de formation linguistique commune de Lahr, vont, durant quatre semaines, appuyer l’action de huit policiers allemands. Ils seront ensuite relevés par deux autres gendarmes à compter du 10 août. 

Ce renfort français permet ainsi d’augmenter la capacité de renseignement des forces de l’ordre, tout en facilitant le contact avec les touristes français, auteurs comme victimes. 
En plus d’assurer une mission d’interprétariat et de conseil, les gendarmes français ont la possibilité de consulter, via leurs tablettes numériques, les différents fichiers de recherche nationaux, apportant une réelle plus-value lors des contrôles de personnes.Un projet d’extension aquatique du parc pourrait entraîner, dès l’été 2019, un afflux de 400 000 à 600 000 visiteurs supplémentaires, et le raccourcissement, voire la suppression de la période de fermeture hivernale. De fait, si l’expérimentation de coopération policière conduite cet été s’avère satisfaisante, elle pourrait être reconduite, voire déboucher sur la création d’une équipe mixte permanente.


Les bateaux que j'ai appréciés en 50 ans de mer : StGermain,Chantilly,ssFrance ,Cambodge, Renaissance, AquilleLauro, Oceanic, EnricoCosta, CostaRiviera, MscRhapsody, StellaSolaris, SuperStarAries, SkyPrincess, CostaVictoria,Azur, Flamenco, Mistral, ssNorway, MscMelody, EuropeanStars, CarnivalSpirit, NclSpirit, R6, NclStar, NclGem,Ncl Epic, C.Magica, C.Méditerranéa, C.Atlantica, MscSplendida- et j'en oublie...
Je n'ai pas trop aimé: Mermoz,Costa Sérena, CarnivalConquest...
avatar
corsair
Membre Confirmé V
Membre Confirmé V

Sexe : Masculin
Messages : 11675
Points : 13221
Date d'inscription : 10/03/2013
Age : 69
Localisation : marseilles
Humeur : Impatient

Revenir en haut Aller en bas

Re: L'actu de la MARINE NATIONALE, de notre défense et de nos alliés /2

Message par corsair le Jeu 16 Aoû - 15:41


L'armée américaine divulgue les détails de la conversion des chars M60 en VFI russes BMP-3



L'une des sources militaires américaines a dévoilé les détails d'un projet unique visant à convertir les chars de combat principaux M60A3 pour simuler des véhicules de combat d'infanterie russes BMP-3.

La source a révélé de nouveaux détails sur le programme, appelé BMP-surrogate (BMP-S), dans lequel ont été modifiés des chars M60A3 qui ressemblent à un véhicule de combat ennemi, tel que le BMP-3.

Rock Island Arsenal, en Illinois, a converti 10 coques des chars de combat principaux M60A3 pour simuler les véhicules de combat d’infanterie modernes BMP-3 russes.

Une tourelle de 15 000 livres a été retirée d'une coque de réservoir M60A3 (certaines sources ont indiqué que ses coques étaient M48) et a été remplacée par un corps de substitution qui ressemble à une Boyevaya Mashina Pekhoty russe, mieux connue sous le nom de BMP-3.





Chaque BMP-S que l'arsenal est en train de construire est composé d'une coque M60 et d'un train d'entraînement avec une façade BMP-3. Divers conduits et câbles sont ajoutés pour produire la même imagerie thermique qu'un BMP-3. Toutes les armes et tous les matériels installés seront non opérationnels.

Le véhicule de substitution BMP basé sur le châssis M60A3 est conçu pour simuler les capacités des véhicules de combat blindés de l’ennemi potentiel pendant les exercices. Il peut être exploité avec ou sans pilote, en fonction des besoins de formation.


Des projets similaires dans l'armée américaine ne sont pas un secret. Auparavant rapporté une révision de 14 M113A3 en utilisant une tourelle modifiée d'un véhicule de combat M2A2 Bradley et avec des modifications visuelles, qui rendent le véhicule similaire en apparence à un BMP-2 russe.

L’imitateur de véhicule est utilisé pour simuler la capacité d’armement, via une simulation d’engagement tactique en tant que force adverse (abréviation OPFOR ou force ennemie) chargée de représenter un ennemi, généralement à des fins d’entraînement dans des scénarios de jeu de guerre.


Les bateaux que j'ai appréciés en 50 ans de mer : StGermain,Chantilly,ssFrance ,Cambodge, Renaissance, AquilleLauro, Oceanic, EnricoCosta, CostaRiviera, MscRhapsody, StellaSolaris, SuperStarAries, SkyPrincess, CostaVictoria,Azur, Flamenco, Mistral, ssNorway, MscMelody, EuropeanStars, CarnivalSpirit, NclSpirit, R6, NclStar, NclGem,Ncl Epic, C.Magica, C.Méditerranéa, C.Atlantica, MscSplendida- et j'en oublie...
Je n'ai pas trop aimé: Mermoz,Costa Sérena, CarnivalConquest...
avatar
corsair
Membre Confirmé V
Membre Confirmé V

Sexe : Masculin
Messages : 11675
Points : 13221
Date d'inscription : 10/03/2013
Age : 69
Localisation : marseilles
Humeur : Impatient

Revenir en haut Aller en bas

Re: L'actu de la MARINE NATIONALE, de notre défense et de nos alliés /2

Message par corsair le Jeu 16 Aoû - 15:42

Pilots' Worst Enemies: Russia "Tunguska" is one of the fastest-firing weapons around
Les plus mauvais ennemis des pilotes: la Russie "Tunguska" est l'une des armes les plus rapides du monde




Les bateaux que j'ai appréciés en 50 ans de mer : StGermain,Chantilly,ssFrance ,Cambodge, Renaissance, AquilleLauro, Oceanic, EnricoCosta, CostaRiviera, MscRhapsody, StellaSolaris, SuperStarAries, SkyPrincess, CostaVictoria,Azur, Flamenco, Mistral, ssNorway, MscMelody, EuropeanStars, CarnivalSpirit, NclSpirit, R6, NclStar, NclGem,Ncl Epic, C.Magica, C.Méditerranéa, C.Atlantica, MscSplendida- et j'en oublie...
Je n'ai pas trop aimé: Mermoz,Costa Sérena, CarnivalConquest...
avatar
corsair
Membre Confirmé V
Membre Confirmé V

Sexe : Masculin
Messages : 11675
Points : 13221
Date d'inscription : 10/03/2013
Age : 69
Localisation : marseilles
Humeur : Impatient

Revenir en haut Aller en bas

Re: L'actu de la MARINE NATIONALE, de notre défense et de nos alliés /2

Message par corsair le Jeu 16 Aoû - 15:43

13/08/2018

Pour l’US Navy, l’activité navale chinoise dans l’Atlantique Nord crée une « nouvelle dynamique »



Pendant longtemps, la mission de la composante navale de l’Armée populaire de libération [APL] se limitait à la défense des côtes de la République populaire de Chine, voire ses environs proches. Mais, avec la mondialisation des échanges et l’essor économique chinois, Pékin a d’abord adopté un concept de « défense active des mers proches », puis une stratégie « d’opérations dans les mers lointaines » afin de protéger ses voies d’approvisionnement en matières premières et en pétrole.

La croissance soutenue de ses dépenses militaires aidant, la Chine a donc accéléré le développement de ses capacités navales, tant au niveau des navires de surface que celui des sous-marins. Ainsi, en 2016, le site spécialité East Pendulum indiquait que 26 nouveaux bâtiments avaient été mis en service au sein de la marine chinoise.

Désormais, cette dernière a envoyé des unités dans l’océan Indien dans le cadre de la lutte contre la piraterie maritime qui y sévissait jusque dans les années 2015/16. Puis des navires de surface chinois ont été déployés à plusieurs reprises en Méditerranée et, plus récemment, en mer Baltique. Et cela, pour des exercices avec la marine russe.


Dans un entretien donné à VOA, l’amiral John Richardson, le chef des opérations navales de l’US Navy, s’est inquiété de cette activité navale chinoise, qui, concernant aussi l’Atlantique-Nord (et donc la côte Est des États-Unis), crée une « nouvelle dynamique ». « Même il y a cinq ans, nous n’aurions rien vu de tel », a-t-il dit.

Désormais, la « marine chinoise est une flotte océanique à la fois prête et capable d’opérer partout où Pékin le veut », a relevé l’amiral Richardson. « Ils sont certainement des compétiteurs pour nous en terme de menace navale », a-t-il ajouté.

À noter que, en 2015, cinq navires chinois – dont 3 frégates, 1 navire de débarquement et 1 autre de ravitaillement – avaient été repérés en mer de Bering, à proximité des îles Aléoutiennes, qui, situées au sud-ouest de l’Alaska, sont sous souveraineté américaine.

L’actitivé des sous-marins russes est aussi une source de préoccupation pour le plus haut gradé de l’US Navy. Selon lui, elle a atteint un niveau qui n’avait plus été atteint « depuis 25 ans », c’est à dire après la fin de la Guerre Froide. Toutefois, il reste en deçà celui observé au début des années 1980, avec plus de 200 patrouilles effectuées par les submersibles de l’URSS.

Mais ce qui inquiète le plus les marines occidentales est la nature des missions réalisées par ces sous-marins russes, en particulier la présence de ces derniers près des câbles sous-marins de communication. « La Russie s’intéresse clairement aux infrastructures sous-marines des pays de l’Otan », soulignait ainsi, en décembre 2017, le contre-amiral américain Andrew Lennon, commandant des forces sous-marines de l’Otan.

D’autant plus que la marine russe a relancé des programmes « spéciaux », comme le projet 10831 qui, connu sous le nom de Locharik, concerne la mise au point d’un sous-marin capable d’opérer dans les grandes profondeurs. Ce bâtiment ferait partie de 29e brigade de la Flotte russe du Nord, basée à Gadjievo, dans la région de Mourmansk (Arctique). Et l’on peut aussi citer d’anciens SNLe (sous-marin nucléaire lanceurs d’engins) transformés en navire espion, comme le BS-64 Podmoskovye et le BS-136 Orenburg.

Ces développements ne font que conforter la décision de l’US Navy de réactiver sa 2e Flotte, qui, chargée des opérations dans l’Atlantique Nord, avait disparu de son ordre de bataille en 2011. La cérémonie officielle marquant sa réactivation aura lieu le 24 août prochain.


Les bateaux que j'ai appréciés en 50 ans de mer : StGermain,Chantilly,ssFrance ,Cambodge, Renaissance, AquilleLauro, Oceanic, EnricoCosta, CostaRiviera, MscRhapsody, StellaSolaris, SuperStarAries, SkyPrincess, CostaVictoria,Azur, Flamenco, Mistral, ssNorway, MscMelody, EuropeanStars, CarnivalSpirit, NclSpirit, R6, NclStar, NclGem,Ncl Epic, C.Magica, C.Méditerranéa, C.Atlantica, MscSplendida- et j'en oublie...
Je n'ai pas trop aimé: Mermoz,Costa Sérena, CarnivalConquest...
avatar
corsair
Membre Confirmé V
Membre Confirmé V

Sexe : Masculin
Messages : 11675
Points : 13221
Date d'inscription : 10/03/2013
Age : 69
Localisation : marseilles
Humeur : Impatient

Revenir en haut Aller en bas

Re: L'actu de la MARINE NATIONALE, de notre défense et de nos alliés /2

Message par corsair le Jeu 16 Aoû - 15:44

Lockheed Martin développera des canons à micro-ondes anti-drones pour l’armée américaine

L’armée américaine a mandaté l’entreprise Lockheed Martin pour qu’elle développe des canons à micro-ondes anti-drones. Cette arme a pour objectif de neutraliser des drones en plein vol. Bien que l’armée ne sollicite pas de propositions de sociétés concurrentes, elle reste ouverte à des candidatures spontanées jusqu’au 18 août 2018.



Avec un budget militaire de 686 milliards de dollars pour 2019, les Etats-Unis ont consolidé leur première place mondiale dans ce domaine. On en sait aujourd’hui un peu plus sur la manière dont le pays va utiliser cet argent. Début août, l’armée US a publié un communiqué détaillant son intention de se doter d’un nouveau type d’arme destiné à lutter contre les drones : un canon à micro-ondes. Un dispositif qui n’a évidemment rien à voir avec les caractéristiques de nos équipements électroménagers.

L’avis d’intention d’achat indique que l’armée a mandaté l’entreprise Lockheed Martin pour qu’elle développe ces canons à micro-ondes à haute puissance (counter unmanned aircraft systems-CUAS). Le constructeur américain basé à Bethesda dans le Maryland (Etats-Unis) sera également chargé de l’intégration et de la maintenance de ce dispositif auprès de l’armée. Le communiqué précise que la déclaration d’intention ne constitue pas une demande de propositions concurrentielles. Néanmoins l’agence reste ouverte à toute "déclarations de capacité, propositions ou devis qui seront pris en compte" jusqu’au 18 août 2018.

L’arme va être développée afin qu’elle puisse être installée sur des avions. Elle désactiverait les drones avec un faisceau de rayons focalisés. Les systèmes à micro-ondes à haute puissance fonctionnent en perturbant la communication et les sous-systèmes des drones ennemis. Ainsi l’utilisateur du drone ne pourrait plus contrôler celui-ci. Les circuits de l’appareil pourraient être également totalement grillés.

Les dirigeants de l’armée veulent aussi que Lockheed Martin développe des charges utiles capables de détruire les drones adverses tels que des explosifs ou encore des filets. L’idée principale est de désactiver les drones ennemis en utilisant des armes non létales.

Différentes méthodes ont été développées pour neutraliser des drones de petites tailles comme par exemple des aigles dressés qui attraperaient les drones.

Une commande dans la continuité du programme SHIELD

Cette nouvelle commande de l’armée est à inscrire dans la continuité du programme SHIELD (Self-protect High Energy Laser Demonstrator) du laboratoire de recherche de l’armée de l’air américaine (AFRL). Le 6 novembre 2017 l’ARFL avait octroyé 26,3 millions de dollars à Lockheed Martin pour la conception, le développement et la production d’un laser à fibre de grande puissance.  

Le programme SHIELD comprend trois sous-programmes. D’abord celui de développement des tourelles de recherche SHIELD (SHiELD Turret Research in Aero Effects- STRAFE), soit le système de contrôle du faisceau qui dirigera le laser sur la cible. Ensuite celui concernant la nacelle qui alimentera et refroidira le laser (Laser Prod Research & Development-LPRD). La nacelle sera montée sur un chasseur tactique. Et enfin le programme pour le laser à haute énergie lui-même (LANCE - Laser Advancements for Next-generation Compact Environments), qui peut être dirigé sur des cibles adverses pour les désactiver.

Lockheed Martin a plus de 40 ans d’expérience dans le développement de systèmes d’armes laser. Le partenariat du constructeur avec l’ARFL s’appuie sur les avancées réalisées lors de projets précédents comme le projet de recherche ATHENA (Advanced Test High Energy Asset) notamment.

Les nouvelles technologies de défense anti-drones sont en train de devenir essentielles dans les programmes de défense tant l’utilisation des drones tend à se multiplier et à se diversifier.



Les bateaux que j'ai appréciés en 50 ans de mer : StGermain,Chantilly,ssFrance ,Cambodge, Renaissance, AquilleLauro, Oceanic, EnricoCosta, CostaRiviera, MscRhapsody, StellaSolaris, SuperStarAries, SkyPrincess, CostaVictoria,Azur, Flamenco, Mistral, ssNorway, MscMelody, EuropeanStars, CarnivalSpirit, NclSpirit, R6, NclStar, NclGem,Ncl Epic, C.Magica, C.Méditerranéa, C.Atlantica, MscSplendida- et j'en oublie...
Je n'ai pas trop aimé: Mermoz,Costa Sérena, CarnivalConquest...
avatar
corsair
Membre Confirmé V
Membre Confirmé V

Sexe : Masculin
Messages : 11675
Points : 13221
Date d'inscription : 10/03/2013
Age : 69
Localisation : marseilles
Humeur : Impatient

Revenir en haut Aller en bas

Re: L'actu de la MARINE NATIONALE, de notre défense et de nos alliés /2

Message par corsair le Jeu 16 Aoû - 15:44

Capitaine Babouc, une star des spectacles aériens est née

Video Rafale



Les bateaux que j'ai appréciés en 50 ans de mer : StGermain,Chantilly,ssFrance ,Cambodge, Renaissance, AquilleLauro, Oceanic, EnricoCosta, CostaRiviera, MscRhapsody, StellaSolaris, SuperStarAries, SkyPrincess, CostaVictoria,Azur, Flamenco, Mistral, ssNorway, MscMelody, EuropeanStars, CarnivalSpirit, NclSpirit, R6, NclStar, NclGem,Ncl Epic, C.Magica, C.Méditerranéa, C.Atlantica, MscSplendida- et j'en oublie...
Je n'ai pas trop aimé: Mermoz,Costa Sérena, CarnivalConquest...
avatar
corsair
Membre Confirmé V
Membre Confirmé V

Sexe : Masculin
Messages : 11675
Points : 13221
Date d'inscription : 10/03/2013
Age : 69
Localisation : marseilles
Humeur : Impatient

Revenir en haut Aller en bas

Re: L'actu de la MARINE NATIONALE, de notre défense et de nos alliés /2

Message par corsair le Jeu 16 Aoû - 15:45

13/08/2018

La « guerre électronique » prend de plus en plus d’importance dans les opérations navales




La Syrie est devenue « l’environnement de guerre électronique le plus agressif de la planète », confiait, en avril dernier, le général Raymond Thomas, le chef de l’US Special Operations Command [USSOCOM], lors d’un colloque sur le renseignement géospatial [GEOINT]. Et d’évoquer des cas de brouillage de communications entre des avions de la coalition anti-jihadiste, dirigée par les États-Unis. Le fonctionnement de drones aurait même été perturbé par des systèmes russes, à en croire les confidences faites à NBC par des responsables militaires américains.

Évidemment, la guerre électronique concerne également les opérations terrestres. Lors de l’exercice Zapad 2017, mené par les forces russes et biélorusses, il fut rapporté que les signaux de téléphonie mobile et GPS avaient été « brouillés » dans les pays baltes et en Norvège.

Dans le sud-est de l’Ukraine [Donbass], où des séparatistes pro-russes affrontent les troupes gouvernementales, il a été mis en évidence un recours systématique aux moyens de guerre électronique. Ce qui explique que la mission d’observation de l’OSCE [Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe] perd régulièrement ses drones dans la région…. D’où les efforts de l’US Army pour réduire son retard dans ce domaine (pour lequel elle n’investissait, jusqu’à présent que 0,8% de son budget).

Il faut dire que la Russie a beaucoup investi dans de telles capacités au cours de ces dernières années. Y compris, apparemment, pour les opérations navales. En témoigne, par exemple, le brouillage des signaux GPS en mer Noire (spoofing).

Commandant le NATO Maritime Group 1 lors de l’exercice BALTOPS 18, le commodore Søren Thinggaard Larsen, de la Marine royale danoise, a souligné que les navires russes ont observé les manoeuvres des unités de l’Otan à distance. Toutefois, pour ne pas leur donner d’informations, des mesures spécifiques ont été prises, comme celle ayant obligé les marins des bâtiments engagés à mettre leurs téléphones mobiles en mode avion afin d’éviter tout « piratage » à distance.


Dans un entretien donné à VOA, l’amiral John Richardson, le chef des opérations navales de l’US Navy, a évoqué cette question de la guerre électronique, sans pour autant donner de détails. Ainsi, a-t-il affirmé, les marins américains « doivent se défendre des dispositifs de brouillage électronique russes, comme ceux utilisés en Syrie. »

Pour rappel, la plupart des navires américains sont dotés du système de guerre électronique AN​/ SLQ-32, dont la première version a été mise en service dans les années 1970. Le programme Advanced Electronic Electronic Warfare System (AIEWS) avait été lancé en 1996 pour le remplacer, avant d’être annulé six ans plus tard, en raison de coûts trop élevés. Il est désormais question du Surface Electronic Warfare Improvement Program (SEWIP) Block 2, testé en 2014 à bord du Littoral Combat Ship USS Freedom.

Ces systèmes de brouillage ont été utilisés, toujours d’après l’amiral Richardson, dans les eaux internationales. « Maintenant, c’est une partie émergente de nos activités », a-t-il insisté. « Ces technologies perturbatrices […] vont vraiment jouer un rôle décisif dans les combat à venir et nous devons nous assurer que nous allons investir également dans ce domaine », a-t-il affirmé.

L’amiral Richardson n’est pas le premier a faire état de cette menace. Son prédécesseur, l’amiral Jonathan Greenert, l’avait déjà évoquée en 2013, en expliquant que les brouilleurs, détecteurs de signaux et autres composants bon marchés « faciliteraient l’action de forces hostiles sur le spectre électro-magnétique ».

Outre les forces russes, l’Armée populaire de libération (APL) investit également dans ce type de capacité, en particulier en mer de Chine méridionale, dont la quasi-totalité est revendiquée par Pékin, sans fondement juridique. Des équipements destinés à brouiller les radars et les communications ont en effet été installés sur des îlots militarisés dans cette partie du monde. Le porte-avions USS Roosevelt en aurait été la cible, au printemps dernier. « Le simple fait que certains de vos équipements ne fonctionnent pas est déjà une indication que quelqu’un essaie de vous bloquer », avait expliqué un pilote de l’US Navy à GMA News Online.


Les bateaux que j'ai appréciés en 50 ans de mer : StGermain,Chantilly,ssFrance ,Cambodge, Renaissance, AquilleLauro, Oceanic, EnricoCosta, CostaRiviera, MscRhapsody, StellaSolaris, SuperStarAries, SkyPrincess, CostaVictoria,Azur, Flamenco, Mistral, ssNorway, MscMelody, EuropeanStars, CarnivalSpirit, NclSpirit, R6, NclStar, NclGem,Ncl Epic, C.Magica, C.Méditerranéa, C.Atlantica, MscSplendida- et j'en oublie...
Je n'ai pas trop aimé: Mermoz,Costa Sérena, CarnivalConquest...
avatar
corsair
Membre Confirmé V
Membre Confirmé V

Sexe : Masculin
Messages : 11675
Points : 13221
Date d'inscription : 10/03/2013
Age : 69
Localisation : marseilles
Humeur : Impatient

Revenir en haut Aller en bas

Re: L'actu de la MARINE NATIONALE, de notre défense et de nos alliés /2

Message par corsair le Jeu 16 Aoû - 15:46

13/08/2018

L'Ukraine réactive les systèmes uniques de défense aérienne S-300V1


Les forces armées ukrainiennes renforcent leur défense antiaérienne et antimissile, en réactivant des systèmes de défense aérienne stratégiques S-300V1 uniques.




Après l'effondrement de l'Union soviétique, les deux unités militaires équipées de systèmes anti-missiles balistiques S-300V1 se sont retrouvées en Ukraine.

La 25ème brigade de missiles anti-aériens (A1181) a été déployée à Stryi, dans la région de Lviv, et la 137ème brigade de missiles anti-aériens (A3024) à Uman, dans la région de Cherkasy. Progressivement, les deux brigades armées de systèmes S-300V1 ont été démantelées de 2002 à 2012, malgré les protestations de l'armée.

Depuis 2014, alors qu'un grand nombre de systèmes de défense aérienne ukrainiens étaient inutilisables, les systèmes S-300V1 destinés à vaincre les missiles balistiques, les missiles aérobiques et les missiles de croisière à courte et moyenne portée ont été fortement sollicités.

Toutes les ressources étaient concentrées sur la réparation et la restauration des systèmes existants capables de résister à la menace des systèmes de missiles russes Iskander et Calibre.

Les caractéristiques uniques du système de défense aérienne S-300V1 sont constituées par le seul système antimissile balistique véritablement mobile au monde. Le système S-300V est un système de missile sol-air longue portée multicanal mobile. Il peut fournir des missiles de théâtre et une défense aérienne efficaces.


Le système a une haute immunité au brouillage, et est donc capable d'engager des cibles aériennes dans de fortes contractions de l'ECM et des incendies, par tous les temps, de jour comme de nuit. Seuls les systèmes de ce type peuvent repousser une attaque de missiles balistiques ou de croisière de moyenne portée.

Le S-300V1 est destiné à vaincre les missiles balistiques tactiques, de théâtre et de moyenne portée, ainsi que les cibles aérodynamiques d’une portée allant jusqu’à 200 km. Le système est monté sur un véhicule tout terrain à chenilles équipé de systèmes d’alimentation et de navigation autonomes, ainsi que de matériel d’arpentage et de positionnement.

Les systèmes S-300V1 seront dévoilés au public lors de la fête de l'indépendance de l'Ukraine le 24 août.

Infos+ / Ukraine



Des systèmes de guerre électronique de conception russe repérés par l’OSCE dans le sud-est de l’Ukraine

Signés en février 2015 sous l’égide la France et de l’Allemagne, les accords de Minsk 2 prévoyaient le retrait d’armes dites lourdes d’une zone tampon devant séparer les rebelles pro-russes du Donbass [sud-est de l’Ukraine] et les forces gouvernementales ukrainiennes. Étaient cités dans l’article 2 du texte les systèmes de de lance-roquettes multiples [MLRS] Tornado-S, Ouragan et Smerch ainsi que les missiles tactiques Tochka et Tochka U.

Or, la présence du MLRS Tornado-S était surprenante dans la mesure où ce système, mis en service en 2012 par les forces armées russes, n’avait alors été jamais exporté, que ce soit en Ukraine ou ailleurs.

Puis, en septembre de la même année, la Mission spéciale de surveillance de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), déployée sur la ligne de front séparant les belligérants, fit savoir qu’elle avait repéré, près du village de Krouhlik, situé dans une zone contrôlée par les rebelles de la République populaire de Lougansk (LPR), un système TOS-1 « Buratino », qui n’avait jamais fait partie de l’inventaire des forces ukrainiennes avant le déclenchement des hostilités.

Pour autant, Moscou a toujours nié toute fourniture d’équipements militaires aux séparatistes du Donbass. Qu’en sera-t-il après le dernier rapport de cette Mission spéciale de surveillance [MSS]?

En effet, ce 14 août, cette dernière a indiqué avoir « repéré quatre systèmes de guerre électronique distincts […] dans les territoires non contrôlés par le gouvernement » ukrainien, précisément près du village de Chornoukhyné, à 64 kilomètres au sud-ouest de Louhansk. Or, ces équipements, tous de conception russe, sont récents et ne peuvent, par conséquent, provenir d’une caserne de l’armée urkrainienne.

Dans le détail, le drone utilisé par la MSS a donc permis d’identifier des systèmes Leer-3 (utilisé pour la surveillance des réseaux GSM), RB-109A Bylina, Krasoukha-2 (un moyen de lutte « radio-électronique » développé au tournant des années 2010) et Repellent-1 (qui, dédié à la lutte anti-drone, a été présenté pour la première fois par l’armée russe en 2016).

Cela étant, la mission de l’OSCE se garde d’indiquer explicitement d’où ces systèmes pourraient provenir. Comme elle a d’ailleurs été toujours prudente sur les causes de la perte de plusieurs de ses drones utilisés dans le cadre de ses activités de surveillance. Les forces ukrainiennes ont également vu plusieurs de leurs appareils de type RQ-11 Raven, fournis par les États-Unis, être « piratés » par les séparatistes pro-russes.

Ces denières observations faites par l’OSCE tend à confirmer ce qu’avançait un rapport de l’International Centre for Defense and Security, basé en Estonie, au sujet de l’aide obtenue par les rebelles du Donbass dans le domaine de la guerre électronique.

Ainsi, selon ce document, les forces russes auraient déployé de « nombreux systèmes de guerre électronique » dans le Donbass et « formé les forces séparatistes locales à les utiliser ». Et d’ajouter qu’une « grande partie de l’activité russe » dans cette région était « clandestine » et donc « difficile à évaluer » car elle semblait impliquer des « unités hautement mobiles. »


Les bateaux que j'ai appréciés en 50 ans de mer : StGermain,Chantilly,ssFrance ,Cambodge, Renaissance, AquilleLauro, Oceanic, EnricoCosta, CostaRiviera, MscRhapsody, StellaSolaris, SuperStarAries, SkyPrincess, CostaVictoria,Azur, Flamenco, Mistral, ssNorway, MscMelody, EuropeanStars, CarnivalSpirit, NclSpirit, R6, NclStar, NclGem,Ncl Epic, C.Magica, C.Méditerranéa, C.Atlantica, MscSplendida- et j'en oublie...
Je n'ai pas trop aimé: Mermoz,Costa Sérena, CarnivalConquest...
avatar
corsair
Membre Confirmé V
Membre Confirmé V

Sexe : Masculin
Messages : 11675
Points : 13221
Date d'inscription : 10/03/2013
Age : 69
Localisation : marseilles
Humeur : Impatient

Revenir en haut Aller en bas

Re: L'actu de la MARINE NATIONALE, de notre défense et de nos alliés /2

Message par corsair le Jeu 16 Aoû - 15:47

14/08/2018


Le chef du Pentagone avale son chapeau sur la création d’une force spatiale américaine




En juillet 2017, deux élus du Congrès lancèrent une initiative afin de créer une sixième branche des forces armées américaines qui serait dédiée uniquement aux opérations spatiales. Si une telle mesure fut d’abord adoptée par la Chambre des représentants, le Sénat, convaincu par des arguments développés par James Mattis, le chef du Pentagone, l’écarta finalement.

À l’époque, M. Mattis avait en effet objecté qu’une « force spatiale », allait favoriser une « conception plus étroites des opérations dans l’espace » et aboutir à un « esprit de clocher ». Et puis cela était susceptible de rendre le Pentagone encore plus bureaucratique qu’il ne l’était tout en étant extrêmement coûteux.

Puis, en mars, le président Trump reprit cette idée de force spatiale à son compte. Mieux même : quelques semaines plus tard, il ordonna de prendre les dispositions nécessaires pour la mettre en place.

La semaine passée, et alors que le Pentagone venait de proposer la création d’un commandement interarmées dédié aux opérations spatiales, à l’image de ceux dont il dispose déjà pour certaines fonctions ou aires géographiques, comme l’US STRACOM [commandement stratégique] ou l’US CENTCOM [commandement militaire pour l’Asie centrale et le Moyen-Orient], le vice-président américain, Mike Pence, a enfoncé le clou.

« Le temps est venu d’écrire le prochain chapitre de l’histoire de nos forces armées, de se préparer pour le prochain champ de bataille. L’heure est venue d’établir la Force de l’espace des Etats-Unis », a en effet lancé M. Pence, le 9 août.

Bien que les arguments qu’il a avancés un an plus tôt n’aient pas perdu une once de leur pertinence, M. Mattis a donc dû avaler son chapeau. Lors d’un déplacement au Brésil, le 13 août, il a en effet déclaré que « la création d’une force spatiale serait la bonne façon de réorganiser l’approche du Pentagone dans le domaine de l’espace. »

« Je n’étais pas opposé à la création d’une force spatiale. Ce à quoi je m’étais opposé, c’était de le faire avant de pouvoir définir le problème », a affirmé le chef du Pentagone, en répondant à des journalistes qui l’interrogeaient sur ses arguments avancés l’été dernier.

« Nous sommes favorables à une capacité de combat organisée dans le sens de ce que le président [Trump] a défini », a insisté M. Mattis.

La création de cette nouvelle US Space Force sera proposée à l’occasion de l’examen du projet de budget pour l’exercice 2020, ce qui devrait coûter plusieurs milliards de dollars. Reste à voir ce qu’en dira le Congrès…

Que l’espace tende à devenir un lieu de confrontation est une chose. Pour autant, il n’est pas certain que créer une force dédié soit forcément une bonne chose, dans la mesure où les opérations spatiales sont « transversales. Par exemple, comme le bon fonctionnement de satellites peut être affecté par une attaque informatique, la prise en compte d’une telle menace exigerait de doter cette US Space Force de capacités spécifiques lui permettant d’y faire face. Ce qui reviendrait sans doute à enlever des moyens à l’US Cyber Command.

En outre, le progrès technologique aidant, de nouvelles applications peuvent voir le jour. Ainsi, l’Air Mobility Command, qui dépend de l’US Air Force, songe à des moyens de transporter du fret sur de très longues distances plus rapidement via des véhicules suborbitaux ou des fusées réutilisables.

Tags:Donald Trump, Espace, Etats-Unis


Les bateaux que j'ai appréciés en 50 ans de mer : StGermain,Chantilly,ssFrance ,Cambodge, Renaissance, AquilleLauro, Oceanic, EnricoCosta, CostaRiviera, MscRhapsody, StellaSolaris, SuperStarAries, SkyPrincess, CostaVictoria,Azur, Flamenco, Mistral, ssNorway, MscMelody, EuropeanStars, CarnivalSpirit, NclSpirit, R6, NclStar, NclGem,Ncl Epic, C.Magica, C.Méditerranéa, C.Atlantica, MscSplendida- et j'en oublie...
Je n'ai pas trop aimé: Mermoz,Costa Sérena, CarnivalConquest...
avatar
corsair
Membre Confirmé V
Membre Confirmé V

Sexe : Masculin
Messages : 11675
Points : 13221
Date d'inscription : 10/03/2013
Age : 69
Localisation : marseilles
Humeur : Impatient

Revenir en haut Aller en bas

Re: L'actu de la MARINE NATIONALE, de notre défense et de nos alliés /2

Message par corsair le Jeu 16 Aoû - 15:49

14/08/2018

La France prévoit de moderniser sa flotte de chars Leclerc

Selon Army Recognition, citant la déclaration du gouvernement, la France continuera à moderniser ses forces armées avec l'achat de nouveaux avions, à améliorer le char de combat principal de Leclerc et à acquérir de nouveaux véhicules blindés de combat.



Les dépenses de défense pour 2019-2025 augmenteront pour atteindre 2% du produit intérieur brut (PIB) en 2025. Le budget fixe un objectif de 295 milliards d'euros sur sept ans. Il permettrait l'acquisition de plus de 1 700 véhicules blindés pour le Armée.

L'acquisition de nouveaux véhicules de combat comprendra 100 chars de combat Leclerc modernisés, un véhicule blindé polyvalent Griffon 6 × 6 et des véhicules blindés de reconnaissance Jaguar 4 × 4.

L'un des journaux de défense les plus connus, Army Recognition, a également noté que les principaux chars de combat Leclerc utilisés par l'armée française seront améliorés au niveau XLR selon le programme Scorpion. Le projet Scorpion vise à transformer l’équipement et la mise en réseau de l’unité opérationnelle clef de l’armée française au niveau des groupements tactiques interarmes (GTIA), ou groupe tactique combiné.



Le Scorpion ou XLR de Leclerc est une version modernisée du char de combat principal Leclerc de fabrication française conçu et fabriqué par la société française Nexter Systems.

Destiné à opérer dans un groupe tactique commun «Scorpion», le Leclerc bénéficiera d’une nouvelle architecture open vetronics, la radio CONTACT étant développée par Thales et le futur système d’information et de communication (SICS) Scorpion fourni par Atos.

En plus des nouveaux capteurs et de l'électronique, la XLR aurait des kits de blindage modulaires, dont un kit protégeant contre les IED en brouillant les signaux cellulaires et un autre optimisé pour vaincre les grenades propulsées par fusée.


Les bateaux que j'ai appréciés en 50 ans de mer : StGermain,Chantilly,ssFrance ,Cambodge, Renaissance, AquilleLauro, Oceanic, EnricoCosta, CostaRiviera, MscRhapsody, StellaSolaris, SuperStarAries, SkyPrincess, CostaVictoria,Azur, Flamenco, Mistral, ssNorway, MscMelody, EuropeanStars, CarnivalSpirit, NclSpirit, R6, NclStar, NclGem,Ncl Epic, C.Magica, C.Méditerranéa, C.Atlantica, MscSplendida- et j'en oublie...
Je n'ai pas trop aimé: Mermoz,Costa Sérena, CarnivalConquest...
avatar
corsair
Membre Confirmé V
Membre Confirmé V

Sexe : Masculin
Messages : 11675
Points : 13221
Date d'inscription : 10/03/2013
Age : 69
Localisation : marseilles
Humeur : Impatient

Revenir en haut Aller en bas

Re: L'actu de la MARINE NATIONALE, de notre défense et de nos alliés /2

Message par corsair le Jeu 16 Aoû - 15:49

16/08/2018

Légionnaire parachutiste : que reste-t-il du mythe ?




Les bateaux que j'ai appréciés en 50 ans de mer : StGermain,Chantilly,ssFrance ,Cambodge, Renaissance, AquilleLauro, Oceanic, EnricoCosta, CostaRiviera, MscRhapsody, StellaSolaris, SuperStarAries, SkyPrincess, CostaVictoria,Azur, Flamenco, Mistral, ssNorway, MscMelody, EuropeanStars, CarnivalSpirit, NclSpirit, R6, NclStar, NclGem,Ncl Epic, C.Magica, C.Méditerranéa, C.Atlantica, MscSplendida- et j'en oublie...
Je n'ai pas trop aimé: Mermoz,Costa Sérena, CarnivalConquest...
avatar
corsair
Membre Confirmé V
Membre Confirmé V

Sexe : Masculin
Messages : 11675
Points : 13221
Date d'inscription : 10/03/2013
Age : 69
Localisation : marseilles
Humeur : Impatient

Revenir en haut Aller en bas

Re: L'actu de la MARINE NATIONALE, de notre défense et de nos alliés /2

Message par corsair le Jeu 16 Aoû - 15:50

16/08/2018

LE DÉTACHEMENT 35F DE TAHITI ENGAGÉ DANS LA LUTTE CONTRE LES INCENDIES



Le lundi 6 août 2018 vers 10h00, un feu de brousse se déclare sur les hauteurs des jardins d’eau de Vaipahi à Papeari, sur l’île de Tahiti. Après une première investigation des sapeurs-pompiers sur place et au regard des difficultés d’accès à la zone, la direction de la protection civile engage l’hélicoptère Dauphin N3+ du détachement de la flottille 35F.

Il s’agit dans un premier temps d’évacuer les éventuels randonneurs puis de procéder à l’attaque du feu avec la capacité de bombardier d’eau grâce au système Bambi Bucket, un réservoir d’environ 700 litres accroché sous l’hélicoptère Dauphin N3+ de la Marine nationale.

A l’arrivée sur les lieux du sinistre, plusieurs hectares de forêts sont en proie aux flammes. En coordination avec les sapeurs-pompiers présents au sol, l’équipage du Dauphin effectue une reconnaissance confirmant l’absence de randonneurs puis entame les largages.

Au cours des 7 heures de lutte aux côtés des sapeurs-pompiers, l’équipage a réalisé 55 largages et ainsi largement contribué à la maîtrise puis à l’extinction de l’incendie.




Le dauphin N3+, l’hélicoptère bombardier d’eau de la Marine nationale

Mis en œuvre dans des conditions réelles pour la première fois depuis sa mise en service fin 2016, le Bambi Bucket est une capacité unique de lutte contre les incendies dans les armées, mis en œuvre par un hélicoptère de la Marine nationale et son équipage. Cette nacelle souple, transportée sous élingue, peut contenir jusqu’à 700 litres d’eau. L’hélicoptère Dauphin N3+ permet de remplir cette nacelle en quelques secondes, deux mètres seulement au-dessus de l’eau, en vol stationnaire. Le largage est effectué par le membre d’équipage situé dans le cargo depuis la porte de l’hélicoptère.

Cette capacité permet aux Dauphin N3+, en soutien aux moyens terrestres, de contenir et combattre efficacement les incendies notamment grâce à leur rapidité de mise en œuvre et d’action.

Appartenant à la flottille 35F de la Marine nationale, organiquement basée à Hyères, les Dauphin N3+ opèrent depuis 2011 en Polynésie française, à partir de l’île de Tahiti.

Dans une zone vaste comme l’Europe, les équipages réalisent notamment des opérations de secours maritime et de secours terrestre, des missions d’évacuation médicale ou encore des missions de gendarmerie et de soutien aux Forces armées en Polynésie française (FAPF).

Le détachement de la Flottille 35F basé à Tahiti comprend 22 marins, répartis en trois équipages, pour deux hélicoptères.


Les bateaux que j'ai appréciés en 50 ans de mer : StGermain,Chantilly,ssFrance ,Cambodge, Renaissance, AquilleLauro, Oceanic, EnricoCosta, CostaRiviera, MscRhapsody, StellaSolaris, SuperStarAries, SkyPrincess, CostaVictoria,Azur, Flamenco, Mistral, ssNorway, MscMelody, EuropeanStars, CarnivalSpirit, NclSpirit, R6, NclStar, NclGem,Ncl Epic, C.Magica, C.Méditerranéa, C.Atlantica, MscSplendida- et j'en oublie...
Je n'ai pas trop aimé: Mermoz,Costa Sérena, CarnivalConquest...
avatar
corsair
Membre Confirmé V
Membre Confirmé V

Sexe : Masculin
Messages : 11675
Points : 13221
Date d'inscription : 10/03/2013
Age : 69
Localisation : marseilles
Humeur : Impatient

Revenir en haut Aller en bas

Re: L'actu de la MARINE NATIONALE, de notre défense et de nos alliés /2

Message par corsair le Jeu 16 Aoû - 15:51

16/08/2018

RETOUR DE MISSION EN MÉDITERRANÉE ORIENTALE POUR LA FREMM « LANGUEDOC »



La frégate multi-missions (FREMM) Languedoc a de nouveau été déployée en Méditerranée orientale du 18 mai au 9 août 2018. En patrouillant dans le canal de Syrie, l’objectif de son déploiement était de participer à l’appréciation autonome de situation de la France dans le cadre de son engagement au Levant, et de poursuivre les efforts de coopération bilatérale avec les partenaires régionaux.

Au bilan, la FREMM a été intégrée à l’opération Chammal pendant 83 jours tout en étant placée en soutien associé de l’opération de sûreté maritime de l’OTAN « Sea Guardian ».

Ce déploiement conclut une première d’activité opérationnelle particulièrement riche au cours de laquelle le Languedoc a notamment navigué à trois reprises dans les eaux du canal de Syrie.

Depuis son retour à Toulon le Languedoc, accosté aux nouveaux appontements Castigneau équipant la base, entame désormais un mois de gardiennage commun avec la frégate Provence avant de reprendre la mer mi-septembre.


Les bateaux que j'ai appréciés en 50 ans de mer : StGermain,Chantilly,ssFrance ,Cambodge, Renaissance, AquilleLauro, Oceanic, EnricoCosta, CostaRiviera, MscRhapsody, StellaSolaris, SuperStarAries, SkyPrincess, CostaVictoria,Azur, Flamenco, Mistral, ssNorway, MscMelody, EuropeanStars, CarnivalSpirit, NclSpirit, R6, NclStar, NclGem,Ncl Epic, C.Magica, C.Méditerranéa, C.Atlantica, MscSplendida- et j'en oublie...
Je n'ai pas trop aimé: Mermoz,Costa Sérena, CarnivalConquest...
avatar
corsair
Membre Confirmé V
Membre Confirmé V

Sexe : Masculin
Messages : 11675
Points : 13221
Date d'inscription : 10/03/2013
Age : 69
Localisation : marseilles
Humeur : Impatient

Revenir en haut Aller en bas

Re: L'actu de la MARINE NATIONALE, de notre défense et de nos alliés /2

Message par corsair le Jeu 16 Aoû - 15:52

16/08/2018


LE BÂTIMENT MULTI-MISSIONS CHAMPLAIN SAISIT PRÈS DE 2,8 TONNES DE POISSONS PÊCHÉS ILLÉGALEMENT




Déployé depuis le 9 juillet dans le cadre d’une mission de surveillance maritime dans la zone sud de l’océan Indien, le bâtiment multi-missions (B2M) Champlain a procédé au contrôle de cinq embarcations en action de pêche illicite le 5 août 2018 sur le banc du Geyser, zone économique exclusive française des Glorieuses (TAAF), au large de Mayotte.

En contact permanent avec le contrôleur opérationnel à Saint-Denis (commandant supérieur des forces armées de la zone sud de l’océan Indien - COMSUP FAZSOI) et le Centre régional opérationnel de surveillance et de sauvetage en mer (CROSS) Réunion, l’équipe de visite du Champlain a vérifié les identités, contrôlé les permis de navigation et les cargaisons des cinq embarcations et constaté diverses infractions. Le Champlain a rejeté à la mer près de 2,8 tonnes de poissons divers, produit de leur pêche illégale, et a saisi le matériel de pêche.


Les principales infractions relevées à l’encontre de ces navires immatriculés à Mayotte sont l’absence d’autorisation de pêche dans cette zone, l’absence de déclaration préalable à l’entrée dans la zone économique exclusive des TAAF, ainsi que le non-respect des permis de navigation (dépassement de la distance maximale autorisée par rapport aux côtes). Les pêcheurs ont reçu pour injonction de quitter la zone et de rallier Mayotte. La coopération inter-administrations et interarmées dans le cadre de l’Action de l’Etat en Mer a été un élément essentiel à la réussite de l’opération.

Sous contrôle opérationnel du général commandant supérieur des forces armées dans la zone sud de l’océan indien (FASZOI), le bâtiment multi-missions Champlain poursuit sa mission de surveillance maritime au large de Mayotte.

Les 1 700 militaires déployés aux FAZSOI garantissent la protection du territoire national et animent la coopération régionale depuis La Réunion et Mayotte. Les FAZSOI constituent le point d’appui principal du théâtre « océan Indien » pour lutter contre de nouvelles menaces comme la piraterie ou l’immigration illégale, assurer la surveillance des zones économiques exclusives (ZEE) associées à l’ensemble des îles de la zone de responsabilité et conserver une capacité régionale d’intervention rapide.


Les bateaux que j'ai appréciés en 50 ans de mer : StGermain,Chantilly,ssFrance ,Cambodge, Renaissance, AquilleLauro, Oceanic, EnricoCosta, CostaRiviera, MscRhapsody, StellaSolaris, SuperStarAries, SkyPrincess, CostaVictoria,Azur, Flamenco, Mistral, ssNorway, MscMelody, EuropeanStars, CarnivalSpirit, NclSpirit, R6, NclStar, NclGem,Ncl Epic, C.Magica, C.Méditerranéa, C.Atlantica, MscSplendida- et j'en oublie...
Je n'ai pas trop aimé: Mermoz,Costa Sérena, CarnivalConquest...
avatar
corsair
Membre Confirmé V
Membre Confirmé V

Sexe : Masculin
Messages : 11675
Points : 13221
Date d'inscription : 10/03/2013
Age : 69
Localisation : marseilles
Humeur : Impatient

Revenir en haut Aller en bas

Re: L'actu de la MARINE NATIONALE, de notre défense et de nos alliés /2

Message par corsair le Jeu 16 Aoû - 15:52

16/08/2018

LE SNA CASABIANCA DE RETOUR À TOULON



Après un cycle de 77 jours de mer et plus de 1 475 heures de plongée, le sous-marin nucléaire d'attaque Casabianca a retrouvé Toulon, son port-base, le 31 juillet.

Sa patrouille, ou « cycle », s’est principalement déroulée en Atlantique. Au cours de ses missions, le sous-marin a notamment participé à l'entraînement opérationnel Catamaran. Cet exercice amphibie franco-britannique s’inscrit dans la continuité des activités militaires bilatérales entretenues depuis la signature du Traité de Lancaster House (2010). Il vise plus particulièrement à la montée en puissance de l’un de ses projets phares : la concrétisation d’une force expéditionnaire conjointe interarmées (Combined Joint Expeditionary Force). Le Casabianca a également prêté son concours aux missions de sûreté ASM lors de sa présence sur le théâtre.


L’esprit du « Casa » toujours présent

De l'océan Atlantique à la Méditerranée, l’équipage rouge du SNA Casabianca, commandé par le capitaine de corvette Antoine Delaveau, a fait preuve de belles qualités d’endurance et d’adaptabilité pour accomplir les missions qui lui ont été confiées. Chaque sous-marinier du Casabianca est conscient d’être l’un des héritiers de la glorieuse épopée du sous-marin Casabianca qui s’est illustré au cours de la Seconde Guerre mondiale.


Les bateaux que j'ai appréciés en 50 ans de mer : StGermain,Chantilly,ssFrance ,Cambodge, Renaissance, AquilleLauro, Oceanic, EnricoCosta, CostaRiviera, MscRhapsody, StellaSolaris, SuperStarAries, SkyPrincess, CostaVictoria,Azur, Flamenco, Mistral, ssNorway, MscMelody, EuropeanStars, CarnivalSpirit, NclSpirit, R6, NclStar, NclGem,Ncl Epic, C.Magica, C.Méditerranéa, C.Atlantica, MscSplendida- et j'en oublie...
Je n'ai pas trop aimé: Mermoz,Costa Sérena, CarnivalConquest...
avatar
corsair
Membre Confirmé V
Membre Confirmé V

Sexe : Masculin
Messages : 11675
Points : 13221
Date d'inscription : 10/03/2013
Age : 69
Localisation : marseilles
Humeur : Impatient

Revenir en haut Aller en bas

Re: L'actu de la MARINE NATIONALE, de notre défense et de nos alliés /2

Message par corsair le Jeu 16 Aoû - 15:53

16/08/2018


OPÉRATION DE SAUVETAGE D’UN VOILIER POUR LA FLOTTILLE 36F



Le jeudi 26 juillet 2018, peu après minuit, le CROSS Méditerranée contacte l’équipage de 1ère alerte 36F/SPI (Secours, Protection, Intervention) : un voilier subit une importante voie d’eau à une cinquantaine de nautiques à l’est de Perpignan. Très rapidement après l’appel, l’hélicoptère Panther décolle de la base d’aéronautique navale d’Hyères située à 90 nautiques du voilier en détresse.


Le skipper, évacué dans son canot de sauvetage, est hissé à bord du voilier Loustic distant de quelques nautiques au moment de l’appel de détresse. Quelques minutes plus tard, il est treuillé à bord du Panther depuis le Loustic avant d’être déposé à l’aéroport de Montpellier pour un bilan médical.

Cette délicate opération, qui s’est déroulée sous la houlette du CROSS Méditerranée avec le concours de l’hélicoptère d’alerte de la Flottille 36F, illustre à la fois la bonne coordination et la réactivité des moyens garantissant l’action de l’Etat en mer sur le littoral, la technicité des équipages, ainsi que la solidarité entre marins.


Les bateaux que j'ai appréciés en 50 ans de mer : StGermain,Chantilly,ssFrance ,Cambodge, Renaissance, AquilleLauro, Oceanic, EnricoCosta, CostaRiviera, MscRhapsody, StellaSolaris, SuperStarAries, SkyPrincess, CostaVictoria,Azur, Flamenco, Mistral, ssNorway, MscMelody, EuropeanStars, CarnivalSpirit, NclSpirit, R6, NclStar, NclGem,Ncl Epic, C.Magica, C.Méditerranéa, C.Atlantica, MscSplendida- et j'en oublie...
Je n'ai pas trop aimé: Mermoz,Costa Sérena, CarnivalConquest...
avatar
corsair
Membre Confirmé V
Membre Confirmé V

Sexe : Masculin
Messages : 11675
Points : 13221
Date d'inscription : 10/03/2013
Age : 69
Localisation : marseilles
Humeur : Impatient

Revenir en haut Aller en bas

Centenaire de la fin de la Grande guerre et le role des Marines 1/2

Message par corsair le Dim 11 Nov - 15:59

Centenaire de la fin de la Grande guerre et le role des Marines 1/2

Le 11 novembre 1918, à 5 h 12…



Ce jour-là, les Alliés sous l'autorité du marechal Foch et les plénipotentiaires allemands signent la fin d'un conflit de plus de quatre ans, entraînant une liesse générale et, parfois, de l'incrédulité sur le front.

En ce matin du lundi 11 novembre, le président de la République, Raymond Poincaré, patiente dans son bureau. Dehors, il fait froid, mais un beau soleil inonde les jardins de l'Élysée. Poincaré attend la visite de Georges Clemenceau, qui est en retard. Entre Poincaré et Clemenceau, les relations sont houleuses. Mais, en ce jour particulier, les deux hommes doivent s'entendre pour annoncer la nouvelle aux Français. Depuis l'aube, ils savent tous les deux que, dans un train stationné en forêt de Compiègne, l'armistice vient d'être signé entre les plénipotentiaires alliés et allemands. La guerre la plus effroyable touche à sa fin.

L'arret des combats sera sonné à 11h




Contexte historique



Le sort de la guerre bascule à la mi-juillet 1918 avec l'échec définitif de l'offensive allemande lors de la "seconde bataille de la Marne" et les débuts d'une contre-offensive générale alliée. La stratégie préconisée par Ludendorff (remporter une victoire décisive avant la participation des soldats américains au combat) a échoué et il apparaît évident désormais que l'avantage, tant sur le plan numérique que sur celui des armements (chars et avions), penche très nettement du côté des Alliés. Le 8 août 1918, les Alliés réalisent une percée importante au sein des lignes allemandes à l'est d'Amiens, contraignant l'armée allemande à se replier sur la ligne Hindenburg. Le 26 septembre, Foch, commandant en chef des armées alliées, lance un assaut général contre les positions allemandes, sur un front de 350 kilomètres.


Affolé par cette attaque générale et craignant de voir l'ensemble de son front s'écrouler, le haut-commandement allemand estime qu'il faut demander l'armistice sans délai, sous peine d'une catastrophe militaire. Dans la nuit du 3 au 4 octobre, la demande est envoyée à l'ambassade allemande en Suisse qui la fait transmettre à l'ambassade américaine par l'entremise du gouvernement suisse. Mais cette demande d'armistice divise le camp allié avec d'un côté ceux qui pensent qu'après quatre années de guerre les combats doivent cesser le plus rapidement possible, et de l'autre ceux qui estiment que la guerre doit être menée jusqu'à une reddition sans conditions et qu'il n'est pas question de discuter avec l'empereur Guillaume II et sa "camarilla militaire". La première demande d'armistice allemande est refusée : un échange de notes se poursuit tout au long du mois d'octobre entre les gouvernements américains et allemands permettant de préciser les conditions d'un éventuel armistice. Le président Wilson affirme notamment qu'il n'acceptera de discuter qu'avec les envoyés d'un gouvernement représentatif du peuple allemand (ce qui exclut à la fois l'empereur et les militaires) et que les conditions de l'armistice placeront les Allemands dans l'impossibilité de reprendre la guerre.

Au début du mois de novembre, la situation se dégrade considérablement pour l'Allemagne. Ses alliés s'effondrent les uns après les autres (la Bulgarie signe l'armistice le 30 octobre, l'empire ottoman le 31 octobre, les Autrichiens le 3 novembre). Surtout, sur le plan intérieur, une révolution est sur le point d'éclater en Allemagne. Des troubles éclatent dans l'armée : alors que l'ordre avait été donné à la flotte de Haute Mer de sortir effectuer un baroud d'honneur, les marins se mutinent. A Kiel, la mutinerie prend un tour révolutionnaire : du 3 au 5 novembre, les matelots s'emparent des navires et forment un conseil d'ouvriers et de soldats. Un peu partout dans le pays, des comités de marins, de soldats, d'ouvriers prennent le contrôle de nombreuses villes (Hanovre, Cologne). A Berlin, d'importants troubles éclatent également, les spartakistes appelant à la révolution.

Alors que l'Allemagne est au bord de l'implosion et comprenant qu'il ne peut plus compter sur le soutien de l'armée, l'empereur Guillaume II abdique et s'enfuit aux Pays-Bas dans la nuit du 9 au 10 novembre 1918. Le chancelier Max de Bade démissionne et transmet ses pouvoirs au socialiste Friedrich Ebert. Pour le nouveau gouvernement, il n'était plus possible de différer la demande d'armistice au vu de la grave crise secouant l'Allemagne. Le ministre d'Etat Mathias Erzberger reçoit pour mission de signer coûte que coûte l'armistice, en essayant simplement d'obtenir quelques atténuations des conditions très dures exigées par les Alliés.

L'armistice est signé par les plénipotentiaires allemands le matin du 11 novembre 1918 dans le wagon de commandement du maréchal Foch installé dans la forêt de Compiègne, dans la clairière de Rethondes. Les conditions sont très dures pour l'Allemagne, qui doit remettre une grande partie de son armement et de son matériel de transport, évacuer tous les territoires occupés (y compris l'Alsace-Lorraine) ainsi que la rive gauche du Rhin. Sur la rive droite du Rhin, une zone de 10 kilomètres est démilitarisée depuis la frontière hollandaise jusqu'à la frontière suisse. Les Alliés gardent trois têtes de pont (Mayence, Coblence, Cologne). Tout est fait pour que l'armée allemande soit dans l'impossibilité de reprendre la lutte.





Quand le lundi 11 novembre l'armistice fut annoncé à la population, une liesse que certains ont décrite comme presque démente se déchaîna dans toutes les grandes villes alliées, notamment en France, pays qui a le plus souffert des combats.



Dans toutes les villes de province et dans les moindres bourgades, des fêtes s'organisent, tandis que des illuminations et des drapeaux sont installés partout. A Paris, pendant deux jours, les places et les boulevards de la capitale sont noirs de monde. Lorsque le président du Conseil Clemenceau arrive à la Chambre des députés dans l'après-midi du 11 novembre il y est reçu au milieu d'acclamations frénétiques.



Dans les jours suivants, l'entrée des troupes françaises à Metz ou Strasbourg est l'occasion de véritables triomphes. A Metz, le 19 novembre, emportés par l'atmosphère, le président de la République Raymond Poincaré et Georges Clemenceau (qui se détestent) s'étreignent au milieu d'ovations inouïes tandis que le bâton de maréchal de France est remis au général Pétain. Dans les autres pays victorieux (Angleterre, Etats-Unis, Italie), des foules immenses acclament également la fin de la guerre et la victoire. 
En Angleterre, l'explosion de joie est, comme en France, très importante. Le travail cesse dans les boutiques et dans les bureaux aussitôt que la nouvelle de l'armistice se répand. Des cortèges se forment dans les rues souvent conduits par des aviateurs ou des soldats des Dominions. Un feu de joie est allumé au pied de la colonne Nelson dans Trafalgar Square. A la Chambre des Communes, dans l'après-midi du 11 novembre, Lloyd George peut déclarer : "j'espère que nous pouvons dire qu'en ce matin fatidique ainsi vint la fin de toutes les guerres". Une procession a lieu ensuite pour remercier Sainte Margareth, conduite par le Speaker de la Chambre immédiatement suivi par Lloyd George.

Éclairage média

Les cloches de la victoire et les scènes de liesse à Londres ou à Paris ne sauraient faire oublier une autre dimension du 11 novembre 1918 : à l'enthousiasme vibrant des uns répond en effet la douleur du deuil, l'amertume devant l'ampleur des sacrifices, une certaine peur de l'avenir devant des vies à reconstruire. Alors que la foule descendue dans les rues se montre particulièrement joyeuse, les visages graves de certains militaires défilant permettent de rappeler l'immense sacrifice réalisé au cours de quatre années d'une guerre sans précédent.

Après la guerre, les commémorations du 11 novembre prendront ainsi souvent une dimension pacifique importante : plutôt que de célébrer la victoire, on commémorera la mémoire des millions de soldats morts au combat afin de transmettre aux nouvelles générations le souvenir d'une véritable hécatombe qui devait être la dernière. Les images montrant à la fin du reportage une cérémonie devant le monument de la Pierre d'Haudroy (à proximité de la frontière belge), érigé en 1925 sur le lieu même où arrivèrent le 7 novembre 1918 à 20h20 les quatre voitures transportant les plénipotentiaires allemands chargés de signer l'armistice et portant l'inscription "ici triompha la ténacité des poilus", permettent de rappeler l'énorme sacrifice consenti par les soldats de la Grande Guerre. Forçant le respect et l'admiration, les anciens combattants occuperont d'ailleurs une place essentielle dans la société de l'entre-deux-guerres.

Infos+  A Rethondes

L'ensemble de la délégation allemande est dirigée vers la villa Pasques, à La Capelle pour préparer les négociations de l’armistice. C'est le caporal Pierre Sellier, originaire de Beaucourt (Territoire de Belfort) qui, ce jour-là, fut le premier clairon à sonner le premier cessez-le-feu. Sous la responsabilité du commandant de Bourbon Busset, les six voitures traversent la zone dévastée du Nord de la France, s'arrêtent à Homblières pour se restaurer, puis vont vers la gare de Tergnier où les attend un train affrété qui les mène vers un lieu de rencontre jusque-là tenu secret, une futaie de la forêt de Compiègne. Le site abrite deux petites voies ferrées parallèles, utilisées pour l’acheminement des pièces d’artillerie sur rail destinées au tir de longue portée sur lignes allemandes et où ont été acheminés deux trains, le train du maréchal Foch et le train aménagé pour la délégation allemande qui arrive sur place le 8 novembre à 5 h 30 du matin. Commence alors pour les allemands ce que Matthias Erzberger décrira plus tard dans ses mémoires comme un « véritable calvaire ».

A 10 h, les plénipotentiaires allemands sont reçus par le maréchal Foch. L'ambiance est glaciale. Sans attendre, le maréchal interpelle les visiteurs : « Qu'est-ce qui amène ces Messieurs ? ». Erzberger lui demande quelles sont ses propositions. « Je ne suis autorisé à vous les faire connaître que si vous demandez un armistice. Demandez-vous un armistice ? » répond le maréchal.

Les Allemands se concertent avant de répondre par l'affirmative : « Nous le demandons. »


Un texte est alors distribué aux parlementaires allemands, avec un délai de trois jours pour réfléchir.

Durant les trois jours, les Allemands n'ont en réalité que peu d'occasions de véritablement négocier. Ils doivent rapidement se plier aux conditions développées dans le texte qui leur a été soumis. Ce texte, qui fixe des conditions humiliantes pour les Allemands (voir par ailleurs), avait été établi en dernier lieu par Foch, au titre de commandant suprême des forces alliées, après un mois de positions divergentes de Wilson, Clemenceau, Orlando et Lloyd George.

Erzberger tente de négocier une prolongation du délai, mais Foch refuse catégoriquement.

Pendant ce temps, la situation politique évolue en Allemagne. Le 9 novembre, le prince de Bade conseille au Kaiser d'abdiquer. Dans un premier temps, celui-ci refuse. Après avoir envisagé de prendre lui-même le commandement de l'armée, il est néanmoins contraint à l'abdication par ses généraux et part en exil aux Pays-Bas. Afin d'éviter une prise de pouvoir par les spartakistes, les socialistes modérés proclament la république et forment un gouvernement. Cet événement est un élément de pression supplémentaire vis-à-vis des délégués allemands réunis dans le wagon de Rethondes. Le lendemain, le nouveau chef du Gouvernement allemand, Friedrich Ebert, signe un pacte avec les dirigeants de son Armée et implore son représentant à Rethondes de clore sans tarder les négociations.

Le 11 novembre, à 2 h 15 du matin, Erzberger emmène une dernière fois la délégation allemande dans le wagon français. Pendant près de 3 heures, les Allemands négocient en essayant d'obtenir des atténuations sur chacun des 34 articles que compose le texte. Entre 5 h 12 et 5 h 20 du matin, l'armistice est signé avec une application sur le front fixée à 11 heures du matin, et ce pour une durée de 36 jours qui sera renouvelée trois fois (prolongation d'un mois dans le même wagon à Trèves le 12 décembre 1918 puis reconduction le 16 janvier 1919 et le 16 février 1919 pour une durée illimitée).

Dans les capitales européennes, c'est le soulagement. À Paris, un million de personnes descendent dans la rue pour célébrer l'armistice. Malgré la défaite, celui-ci est également fêté à Berlin par la population allemande, pour qui elle signifie la fin des souffrances. Dans ses mémoires, Erzberger écrit : « Toutes les gares étaient pleines de monde parce qu'on avait su que nous retournions en Allemagne. L'animation et la joie régnaient partout.»

Le soir du 11 novembre, Georges Clemenceau confie avec lucidité au général Mordacq : « Nous avons gagné la guerre et non sans peine. Maintenant il va falloir gagner la paix, et ce sera peut-être encore plus difficile. »

À la suite de cet armistice est signé le traité de Versailles, le 28 juin 1919.

Le lendemain de l'armistice, après avoir félicité les négociateurs, le maréchal von Hindenburg fait proclamer un dernier message à l'armée allemande dans lequel il évoque déjà à demi-mots la thèse du "coup de poignard" dans le dos qui aurait été porté à l'armée par les civils.

Au vu du déni de défaite en Allemagne qui devait alimenter la contestation nationaliste de la République de Weimar, un courant historiographique français, représenté en particulier par Guy Pédroncini, relayant la position du général Pétain, devait considérer que l'armistice du 11 Novembre avait été prématuré.

Le choix du lieu
L'état-major souhaite un lieu isolé des regards capable d'accueillir deux trains : un pour les Alliés et l'autre pour les Allemands. L'ancien épi de tir désaffecté du Francport est redécouvert par hasard. Il convient parfaitement. Il est proche de la gare de Rethondes, ce qui permet de ravitailler en eau les machines qui sont en permanence maintenues en chauffe, et il est assez éloigné pour permettre des discussions loin des regards. Les journalistes sont tenus volontairement à l'écart. Un chemin en caillebotis est installé entre les deux trains pour permettre les déplacements des plénipotentiaires. L'Armistice est signé dans le wagon-restaurant du train français. Ce dernier est ensuite transformé en musée. L'armistice du 22 juin 1940, cette fois-ci demandé par la France à l'Allemagne après la bataille de France, fut signé par la volonté d'Hitler dans cette même voiture historique placée exactement au même endroit qu'en 1918, selon le désir d'Hitler, montrant ainsi son esprit de revanche envers la France, qui, selon lui, avait humilié l'Allemagne à la fin de la Première Guerre mondiale. Hitler se venge ainsi du diktat de Versailles En 1940, le Führer le fait emmener à Berlin où il est évacué dans une ville voisine (Ohrdruf) lors de l'avancée des armées alliées. Il sera détruit par accident sur une voie de garage dans la gare de Crawinkel . Une reconstitution a été réalisée dans un wagon identique (le VR 2439) et est aujourd’hui présentée en forêt de Compiègne


France 39,6million d'hab - 1 397 800 soldats tués - 300 000 civils morts - 4 266 000 blessés militaires


Total (Puissances alliées) 789,9 Mhab - 5 696 056 pertes militaires - 3 674 757 pertes civiles - 12 809 280 blessés militaires



Empire allemand 64,9 Mhab - 2 036 897 pertes militaires - 426 000 pertes civiles - 4 247 143 blessés militaires


Total (Empires centraux) 143,1Mhab - 4 024 397tués - 5 193 000 pertes civiles 8 419 533 blessés militaires


total général ( y compris pertes indirectes des pays neutres nordiques) de la grande guerre

Total général : 941Mhab - 9 720 453 morts militaires - 8 871 248 morts civils - 21 228 813 blessés militaires

Mémoiredu sacrifice de nos anciens


Bleuet de France




]b]Ce dimanche 11 novembre, la France commémorera le centenaire de l’Armistice, signée par les Alliés et les Allemands en 1918. Ce jour-là, comme tous les ans, un bleuet ornera les monuments commémoratifs et les vestes et manteaux des représentants politiques venus rendre hommage aux victimes de la Première Guerre mondiale. Mais pourquoi cette petite fleur bleue est devenue le symbole du 11 novembre ?[/b]

Réinsertion des anciens combattants

Dès 1916, deux infirmières de l’hôpital militaire des Invalides, Suzanne Lenhardt, veuve d’un capitaine d’infanterie, et Charlotte Malleterre, fille et femme d’un général, organisent des ateliers pour aider les « gueules cassées » et les blessés de guerre à se réinsérer dans la société.



Les pensionnaires confectionnent des bleuets en tissu et les vendent dans la rue,. Cette activité leur permet d’avoir un petit revenu et le bleuet devient un symbole de réinsertion par le travail.

Depuis cette époque, l’Œuvre nationale du Bleuet de France vend sur la voie publique des bleuets sous forme de pin’s et de badges pour commémorer le 11-Novembre, mais aussi le 8-Mai, date anniversaire de la fin de la Seconde Guerre mondiale. L’argent récolté permet de venir en aide aux anciens combattants, aux veuves de guerre, aux pupilles de la Nation, ainsi qu’aux victimes du terrorisme.

Pourquoi le bleuet ?


Le bleuet était, avec le coquelicot, la seule fleur à pousser sur les champs de bataille.

Comme l’explique le Bleuet de France cette fleur « rappelle l’uniforme bleu horizon » des jeunes recrues qui arrivaient sur les champs de bataille. Ces soldats étaient surnommés les « Bleuets » par opposition aux « Poilus » qui étaient dans les tranchées depuis un bout de temps. Le bleu de la fleur rappelle aussi « la première couleur du drapeau tricolore ».

Cette petite fleur était, avec le coquelicot, l’une des rares à pousser dans les tranchées et sur les champs dévastés, malgré la boue. Ces deux fleurs apportaient des notes de couleur dans un paysage apocalyptique. D’ailleurs, les pays anglophones ont, eux, adopté la petite fleur rouge pour commémorer l’Armistice.



Ainsi, au Royaume-Uni, au Canada et dans d’autres pays du Commonwealth, le « Jour du souvenir », qui commémore le 11-Novembre, est également appelé « Poppy Day », le Jour des coquelicots. (rappel le sang autour l'impacte des balles)

Le rouge de la fleur rappelle la couleur de l’uniforme britannique et canadien. Mais c’est surtout le poème In Flanders Fields (Au champ d’honneur) qui contribue à faire du coquelicot le symbole des soldats morts au combat.
Publié dans la presse britannique en décembre 1915, ce rondeau a été rédigé par le lieutenant-colonel canadien John McCrae pour les funérailles d’un ami tué sur un champ de bataille. L’auteur y métamorphose les corps des soldats ensanglantés en coquelicots (« Dans les champs de Flandre, les coquelicots fleurissent »).


11/11/2018 discours du President de la République




Le bleuet fleurit sur les façades des Invalides

Du 9 au 11 novembre, de 18 heures à minuit, les Invalides s’illumineront aux couleurs du Bleuet de France.

Grand monument historique parisien, à l’architecture classique imposante, témoignant d’un passé riche et prestigieux, et emblème de l’aide et du soutien apportés aux soldats à l’issue de la Première guerre mondiale, les Invalides, où naquit le Bleuet de France et son symbole, verront fleurir le temps de trois nuits consécutives (9, 10 et 11 novembre 2018) l’histoire et l’avenir de l’OEuvre Nationale du Bleuet de France. 

Par ailleurs, la Direction des patrimoines, de la mémoire et des archives (DPMA) du ministère des Armées organise, depuis le 5 et jusqu'au 11 novembre, la mise en lumière de 12 nécropoles nationales, symbolisant chacune un aspect du conflit, dans le cadre des cérémonies de commémoration du centenaire de la fin de la Première Guerre mondiale. Des centaines de diodes lumineuses illumineront, dès la tombée de la nuit, ces nécropoles nationales situées, pour la plupart, sur l’ancienne ligne de front, afin de rendre hommage au sacrifice des 1,4 million de soldats morts pour la France au cours de la Première Guerre mondiale. 

Les nécropoles concernées sont situées dans les localités suivantes : 
- Assevant (59) – bataille des Frontières (1914) 
- Bray-sur-Somme (80) – bataille de France (1918) 
- Vailly-sur-Aisne (02) – bataille du Chemin des Dames (1917) 
- Villers-Marmery (51) – bataille de la Marne (1915-1918) 
- Faubourg-Pavé (55) – bataille de Verdun (1916) 
- Épinal (88) – ville située sur l’ancienne ligne de front 
- Cronenburg (67) – ville de l’arrière-front 
- Hartmannswillerkopf (68) – bataille de Montagne (1915) 
- Belfort (90) – ville de l’arrière-front 
- La Teste (33) – hommage aux troupes coloniales 
- La Doua, Villeurbanne (69) – ville de l’arrière-front 
et Sainte-Anne d’Auray (56) – ville de l’arrière-front


Les bateaux que j'ai appréciés en 50 ans de mer : StGermain,Chantilly,ssFrance ,Cambodge, Renaissance, AquilleLauro, Oceanic, EnricoCosta, CostaRiviera, MscRhapsody, StellaSolaris, SuperStarAries, SkyPrincess, CostaVictoria,Azur, Flamenco, Mistral, ssNorway, MscMelody, EuropeanStars, CarnivalSpirit, NclSpirit, R6, NclStar, NclGem,Ncl Epic, C.Magica, C.Méditerranéa, C.Atlantica, MscSplendida- et j'en oublie...
Je n'ai pas trop aimé: Mermoz,Costa Sérena, CarnivalConquest...
avatar
corsair
Membre Confirmé V
Membre Confirmé V

Sexe : Masculin
Messages : 11675
Points : 13221
Date d'inscription : 10/03/2013
Age : 69
Localisation : marseilles
Humeur : Impatient

Revenir en haut Aller en bas

Re: L'actu de la MARINE NATIONALE, de notre défense et de nos alliés /2

Message par Contenu sponsorisé


Contenu sponsorisé


Revenir en haut Aller en bas

Page 36 sur 37 Précédent  1 ... 19 ... 35, 36, 37  Suivant

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut


Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum