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Message par corsair le Ven 15 Mar - 15:17

07/03/2019

Comment le SCA s’attaque à la crise de l’habillement

 L'actu de la MARINE NATIONALE, de notre défense et de nos alliés /2 - Page 41 Treillis-f3-appel-640x427
Les nouveaux treillis F3 de l’armée de Terre, en cours de livraison sur les théâtres extérieurs

Loin des catwalks de la Fashion Week de Paris, l’habillement reste une source majeure de mécontentement pour les militaires français. Fragilisé et insuffisant, ce pôle majeur est à présent l’objet d’un vaste plan de modernisation mené par le Service du commissariat des armées (SCA), annonçait dernièrement son directeur central, le commissaire général Stéphane Piat, devant la Commission défense de l’Assemblée nationale.Entre la déflation des ressources humaines, une sous-capitalisation chronique et des outils et processus datés, la qualité du soutien n’aura été maintenue que par des moyens financiers importants (500M€ par an) et, surtout, par le professionnalisme et l’engagement du personnel du SCA, constate le CRGHC Piat.

Le statu quo étant inenvisageable au vu de la remontée en puissance des armées, son entrée en fonction en 2016 donna le coup d’envoi du plan SCA 2022, vaste processus de transformation destiné à renforcer le soutien de proximité et à en moderniser la qualité. 
Manifestement, les 18 mois consacrés au travail préparatoire n’auront pas été de trop pour échafauder les 14 chantiers qui structureront l’évolution du service, à commencer par celui de l’habillement. De fait, malgré les efforts déjà consentis et un budget annuel de 230M€, le taux de satisfaction du pôle habillement plafonne difficilement à 55%, contre 75%, par exemple, pour la fonction transport. Bien que paraissant accessoire, cette question « continue à peser sur la vie quotidienne des militaires, la fragilité des processus conduisant à des ruptures d’approvisionnement y compris pour des effets de service courant ou des tenues de cérémonie », rappelait le dernier rapport annuel du Haut comité d’évaluation de la condition militaire.


Héritées des réformes passées, les difficultés du pôle habillement sont avant tout structurelles et résultent de la conjonction d’une poignée de facteurs, à savoir l’« absence de système d’information logistique de bout en bout, tissu industriel fragile et peu réactif, gamme encore trop large d’articles et de références, règles de gestion complexes », énumère le CRGHC Piat. 
En conséquence, le SCA a dû trancher entre l’externalisation de cette compétence ou sa modernisation. La seconde option l’a emporté, avec une première mise en oeuvre prévue dès le mois prochain et l’ouverture d’un nouvel entrepôt logistique 2.0 à Châtres (Aube). Une étape préliminaire accompagnée de travaux sur les uniformes féminins, « afin de permettre une meilleure intégration des femmes dans la communauté militaire », mais aussi de la généralisation de la distribution par correspondance, « qui débutera en juin par l’armée de l’Air ». Car c’est un fait, répondre à l’enjeu de la digitalisation permettra de dégager de la productivité et d’affronter sereinement la crise des effectifs vécue par le SCA, ajoute le CRGHC Piat. 

Mais la modernisation du volet habillement commence dès l’étape d’approvisionnement et doit nécessairement inclure le rôle de l’acteur industriel dans ses réflexions. Cette filière est aujourd’hui composée à 80% de fournisseurs français, dont la moitié sont des PME. Leur place dans la boucle du soutien est donc primordiale et les actions envisagées doivent dès lors être combinées avec « une rénovation en profondeur de la stratégie d’approvisionnement en lien avec nos fournisseurs ». À ce titre, le dossier du treillis F3, à la fois le plus récent et le plus médiatique, se retrouve logiquement au coeur des préoccupations des députés. 

Livrés à 245 000 pour la seule année 2019, ce treillis de nouvelle génération sera commandé à près de deux millions d’exemplaires sur la période de la LPM. Autrement dit, la technicité des treillis et e volume sont proportionnels aux attentes adressées aux industriels par le SCA. Le défi est de taille et se révèle propice à l’établissement d’une nouvelle « politique contractuelle cohérente » susceptible d’apporter de la visibilité aux fournisseurs. « Des actions sont notamment en cours pour le F3 et la SMB [structure modulaire balistique], visant à associer pleinement les partenaires français », explique le SCA. 

Les cas de l’AIF et du FR-F2 avaient annoncé la couleur: la disparition des filières et les menaces qui pèsent sur celles subsistantes est désormais au coeur des préoccupations. C’est pourquoi, parmi la valse de questions, les députés sont longuement revenus sur la sous-traitance des premiers contrats de production du F3, qui n’est pas tout à fait à 100% « Made in France ». « La procédure de réalisation de cet effet est décomposée: les tissus sont achetés à certains fournisseurs, notamment français, et la confection des treillis est réalisée par d’autres », précise le CRGHC Piat. Si les deux opérations sont régies par un cahier des charges précis, la phase de confection n’implique in fine que deux entreprises françaises sur les cinq sélectionnées, les trois autres étant belge, roumaine et bulgare.

Un non-choix que le directeur du SCA explique par la destruction de la filière française de l’habillement par la concurrence internationale au cours des 40 dernières années. « Il n’existe quasiment plus de confectionneurs militaires sur le territoire national. Nous cherchons à les aider, mais il faut savoir que la plupart confectionnent nos tenues ailleurs – en Afrique du Nord et à Madagascar notamment, mais aussi au sein de l’Union européenne », déclare-t-il. 
S’il reste visiblement quelques exceptions françaises, « cette possibilité devient très limitée ». La pérennisation de ce secteur passera sans doute par une adaptation de certains critères de sélection, à commencer par celui du chiffre d’affaires minimal. « Je viens d’ailleurs d’arrêter une procédure car les critères de chiffre d’affaires écartaient la candidature d’un trop grand nombre d’entreprises françaises », explique le CRGHC Piat. 
Reste que, si ce dernier se dit attentif à entretenir le lien avec le tissu industriel français, les entreprises concernées devront en échange faire preuve d’une plus grande réactivité, avertit-il.

infos+ - Le Service du commissariat des armées s’attaque aux problèmes d’habillement des militaires

Depuis des années, et en particulier depuis la réforme du soutien entamée en 2008, l’habillement cristallise le mécontetement chez les militaires. Et les problèmes d’approvisionnement sont plus aigus pour ceux les aviateurs et les marins.

Ainsi, en octobre 2015, Jean-Yves Le Drian, alors ministre de la Défense, n’avait pas hésité à parler de « crise dans l’habillement » au sein de la Marine nationale. « C’est une question récurrente mais qui n’est pas si secondaire car ça contribue au moral » des personnels », avait-il souligné.

Plus de deux ans après, cette « crise » n’était toujours pas terminée, le magazine de la Marine nationale, « Cols Bleus », ayant évoqué, à l’époque, des problèmes de qualité pour certains effets, malgré des contrats passés avec des marques « renommées », notamment pour les chaussures de sécurité. De même qu’il fit état de « pénuries » pour les chemisettes blanches ainsi que pour les tenues de protection de base [TPB] que les marins portent à bord des navires.

La situation est sans doute encore plus catastrophique pour l’armée de l’Air si l’on se fie aux chiffres donnés par le Centre interarmées de coordination du soutien [CICoS] : moins de 20% des aviateurs de disaient « satisfaits » de l’habillement en octobre 2016. Un sentiment confirmé lors de l’audition, l’automne dernier, des associations professionnelles nationales de militaires [APNM] par les députés de la commission de la Défense.

« Sur les bases aériennes, les aviateurs veulent voir des améliorations dans le domaine de l’habillement. Trop de ruptures de stock et impossibilité de fournir un paquetage complet aux jeunes engagés sont monnaies courantes. Ce n’est pas acceptable et ça dure depuis le début de la réforme des soutiens. […] Ça pourrait être anecdotique mais ça ne l’est pas. La tenue, c’est important, y compris dans l’armée de l’Air », avait ainsi témoigné le président de l’APNM Air.

Dans une réponse écrite faire récemment à un député, Francis Lamy, le président du Haut comité d’évaluation de la condition militaire [HCECM] a dit avoir constaté « depuis plusieurs années la fragilité du processus de délivrance de l’habillement dont les conséquences touchent tant à l’exécution du service qu’au moral. »

Et M. Lamy de préciser que, au début de l’année 2018, 40% des bases de défenses rencontraient des difficultés dans ce domaine : lenteur du processus de distribution des effets, pénuries d’équipements, « y compris les effets de protection individuels », ruptures régulières de stock, dysfonctionnements de délivrance conduisant à une « hétérogénéité de tenue en opération ou à la persistance de pratiques d’achats personnels d’effets par les militaires. »

Pour le HCECM, les raisons de ces difficultés sont « complexes ». Toutefois, estime-t-il, « l’absence de système d’information unifié de gestion de l’ensemble des stocks disponibles, la transformation profonde des échelons de proximité du Service du commissariat des armées et les revirements de positions sur le sujet de l’externalisation de tout ou partie de la fonction habillement n’ont pas aidé les armées à améliorer, au cours des dix dernières années, une situation déjà exposées à de fortes contraintes de ressources ».

Invité à s’exprimer devant la commission de la Défense, à l’Assemblée nationale, le commissaire général Stéphane Piat, le directeur central du Service du commissariat des armées [SCA] a explique que ces « difficultés structurelles » dans le domaine de l’habillement résultent de « la conjonction de plusieurs facteurs : absence de système d’information logistique de bout en bout, tissu industriel fragile et peu réactif, gamme encore trop large d’articles et de références, règles de gestion complexes. »

Et de rappeler que « l’option de l’externalisation de cette fonction a été écartée en 2013 au profit d’une modernisation du dispositif en régie. » Or, cette « modernisation » ne devrait se concrétiser qu’en 2019, avec, a expliqué le directeur du SCA, l’ouverture d’un « entrepôt logistique ultramoderne à Châtres, suivie de la généralisation de la distribution par correspondance accessible par internet » à partir de juin prochain. L’armée de l’Air, au sein de laquelle l’habillement est actuellement « réalisé au comptoir » ouvrira d’ailleurs le bal.

« Ces actions seront combinées avec une rénovation en profondeur de la stratégie d’approvisionnement en lien avec nos fournisseurs et à une rationalisation des règles de gestion et de dotation en lien avec l’état-major des armées et les armées », a ensuite continué le commissaire général Piat.

Quant à l’approvisionnement, ce dernier a assuré que le SCA essaie « d’entretenir une politique d’achat favorable aux entreprises françaises », avant de relever que « dans le secteur phare de l’habillement, 100 % des fournisseurs sont européens et 80 % sont français, dont la moitié de PME. » Toutefois, a-t-il dit, si « nous sommes attentifs à entretenir le lien avec ces entreprises », leur « point de difficulté » est « leur réactivité. »

En outre, a poursuivi le directeur du SCA, la filière française de l’habillement « a été détruite par la concurrence internationale au cours des quarante dernières années » et il « n’existe quasiment plus de confectionneurs militaires sur le territoire national. » Et d’ajouter : « Nous cherchons à les aider, mais il faut savoir que la plupart confectionnent nos tenues ailleurs – en Afrique du Nord et à Madagascar notamment, mais aussi au sein de l’Union européenne. »

« Nous pouvons acheter des tissus, mais il n’existe plus réellement d’offre de production en France. Pour certains articles de confection, nous faisons travailler des entreprises françaises, mais cette possibilité devient très limitée », a encore expliqué le commissaire général Piat.

Le recours à la sous-traitance par ces entreprises peut poser un problème, comme pour les nouveaux treillis F3 de l’armée de Terre.

« La procédure de réalisation de cet effet est décomposée : les tissus sont achetés à certains fournisseurs, notamment français, et la confection des treillis est réalisée par d’autres. Pour chacune de ces deux opérations, le cahier des charges est très strict. Aucun article n’est livré sans avoir été testé. Je ne peux pas vous en dire davantage concernant le contrôle des sous-traitants des confectionneurs. Mais je puis vous affirmer que mes équipes font des recettes en entreprise sur la base de ces cahiers des charges extrêmement rigoureux », a rassuré le directeur du SCA.

S’agissant du treillis F3, 245.000 exemplaires seront livrés en 2019, sur les deux millions qu’il est prévu de commander sur la période de la Loi de programmation militaire 2019-25. « Tous les combattants engagés sur un théâtre d’opérations pourront ainsi être équipés de ce treillis très haut de gamme, dont le coût représente le double de celui de l’équipement précédent », a précisé le commissaire général Piat.


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Message par corsair le Ven 15 Mar - 15:18

07/03/2019

Mme Parly lance un « plan mixité » afin de « renforcer l’efficacité opérationnelle » des armées

 L'actu de la MARINE NATIONALE, de notre défense et de nos alliés /2 - Page 41 Mixite-20190307

Le ministère français des Armées est le quatrième plus féminisé au monde, avec plus de 20% de personnels féminins parmi ses effectifs. Cependant, ce taux varie selon les forces et les directions. Ainsi, le Service de santé des armées compte 58% de ses femmes contre seulement 10% pour l’armée de Terre. Et il y a des disparités entre les spécialités opérationnelles [4% de femmes], administratives [40%] et médicales [70%].

En outre, peu de femmes militaires occupent des postes à hautes responsabilités. D’où l’objectif de Florence Parly, la ministre des Armées, qu’il y ait 10% d’officiers généraux féminins d’ici 2022, contre 8% actuellement. Et la Loi de programmation militaire 2019-2025 a fixé l’objectif de doubler ce taux d’ici 6 ans.

Si des mesures ont été prises, par le passé, en faveur de la mixité au sein du ministère des Armées, Mme Parly estime qu’il faut aller encore plus loin afin de « renforcer l’efficacité opérationnelle de nos armées » car « nous ne pouvons plus nous priver de 50% des talents de la populations ». En outre, la « pugnacité n’a genre, ni sexe », a-t-elle fait valoir, en évoquant, sans la nommer, Jeanne d’Arc, cette « femme en armure » grâce à qui la France « n’est pas devenue une province de l’Angleterre. » La ministre aurait pu citer d’autres exemples, comme celui de Jeannette Guyot, une grande résistante dont le décès, en mai 2016, est passé quasiment inaperçu…


D’où le plan « Mixité » [.pdf] que la ministre a présenté ce 7 mars, à Balard. « Ce n’est pas le plan de la féminisation, mais celui d’une plus grande mixité. C’est un plan qui profitera à tous, dont les mesures profiteront à tous, hommes comme femmes, en veillant à ce que chacun trouve sa place au sein des armées. C’est un plan aussi qui profitera au Ministère puisque, en tous cas c’est son objectif, il lui permettra d’attirer les talents », a expliqué Mme Parly.

Ce plan, élaboré par Mme l’amiral Anne de Mazieux, compte 22 mesures réparties selon trois thèmes : recruter, fidéliser et valoriser.

Pour le premier axe, il s’agit « d’élargir le vivier » afin de permettre à un plus grand nombre de femmes d’accéder aux fonctions les plus importantes au sein des armées. Ce qui passe donc par un effort particulier en faveur du recrutement, tout en veillant à la diversité des profils recrutés.

Ainsi, par exemple, il est question d’élargir « le recrutement sous contrat et sur titre au sein des grandes écoles militaires, notamment vers des candidat(e)s non scientifiques, afin de leur ouvrir la perspective d’une carrière longue après la réussite du concours de l’École de Guerre. » Cette mesure s’adresserait autant aux femmes qu’aux hommes.

Sur ce point, la ministre a précisé que les limite d’âge pour les inscriptions aux concours et aux examens des écoles militaires allaient être relevées de « façon significative » parce que « le talent ne faiblit pas avec les années. » [à noter que le plan préconise de supprimer les limites d’âges, en particulier pour l’École de Guerre, ndlr].

Par ailleurs, la fidélisation suppose une meilleure gestion des carrières et surtout des opportunités d’évolution plus nombreuses. Ou du moins plus accessibles. Cela passera par des mesures visant à améliorer l’organisation du travail, à faciliter l’accès à des formations et à assouplir « les conditions d’accès aux examens et concours, notamment à l’École de Guerre », l’objectif étant que 10% de femmes fassent partie des lauréats du concours d’entrée d’ici 2025.

Enfin, le plan parle de « renforcer le lien avec les militaires en congés maternité et parentaux » ainsi que de « faciliter leur retour après ces mêmes congés. » Et Mme Parly d’expliquer : « Parce que s’absenter ne doit plus signifier reculer, chacune et chacun conservera toutes ses chances de monter en grade, même par exemple en cas de congé parental. »

Quant à la « valorisation », il s’agira de « développer la mixité de l’encadrement au sein des écoles de formation initiale. Le plan évoque, par exemple, l’idée d’affecter, dès 2019, « dans chaque école de formation initiale et/ou école et/ou grande école militaire au moins une femme en qualité de commandant de formation, de brigade », de créer des « référents mixité » ou encore de « mettre en valeur des ‘héroïnes militaires’ auxquelles les militaires pourront s’identifier », via les « parrainages de promotion, noms de cours ou de stages, etc. »

Cela étant, quelques points sont susceptibles de donner matière au débat. Ainsi, le plan « Mixité » prévoit de « rationaliser les épreuves d’évaluation de la condition physique au recrutement et en cours de carrière ». Et cela en revoyant les Contrôles de la Condition Physique du Militaire [CCPM] pour « mieux faire correspondre les objectifs à atteindre et les épreuves physiques à passer. » Va-t-on vers des critères moins sélectifs?

Dans son discours, Mme Parly a assuré qu’il « n’y aura pas de discrimination positive » et qu’il « n’y aura pas de passe-droit » car la « sécurité des Français est en effet notre priorité absolue, l’outil militaire, c’est notre assurance-vie. » Et d’insister : « Chaque poste sera donc attribué au regard des compétences et des mérites. »


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Message par corsair le Ven 15 Mar - 15:18

07/03/2019

La France et l’Inde ont signé un accord dans le domaine de la surveillance maritime par satellite

 L'actu de la MARINE NATIONALE, de notre défense et de nos alliés /2 - Page 41 Surveillance-mer-sat-20190307

L’océan Indien est vital pour l’économie chinoise. D’où ses investissements dans cette partie du monde, dans le cadre de sa stratégie dite des « nouvelles routes de la soie » [OBOR, pour One Belt, One Road] et le déploiement de ses forces navales afin de sécuriser ses approvisionnements et, plus généralement, ses flux commerciaux.

Or, cette présence navale est perçu par New Delhi comme une menace, voire un défi à sa sécurité. En effet, l’Inde voit dans cette stratégie chinoise une tentative d’endiguement, voire d’encerclement. Et cela d’autant plus que la Chine a fait du Pakistan l’un de ses plus proches alliés.

Les relations indo-pakistanaises n’étant déjà pas les meilleures du monde, New Delhi et Islamabad ont également un différend territorial qui, appelé la « Sir Creek dispute », porte sur la limite de leurs zones économiques exclusives respectives au niveau du golfe d’Oman. Cette zone passe pour receler d’importantes ressources halieutiques ainsi que des réserves de pétrole et de gaz.

Outre la rivalité avec ses homologues pakistanaises et chinoises et la nécessité de protéger les voies commerciales, l’Indian Navy a évidemment la mission de surveiller la ZEE indienne ainsi que les approches maritimes du pays, notamment contre la menace terroriste.

En 2018, et afin de « casser » ce qui est vu comme un endiguement chinois, New Delhi a conclu un accord avec Paris afin de permettre aux navires de l’Indian Navy d’utiliser les bases navales françaises établies dans l’océan Indien, lequel revêt aussi un enjeu majeur pour la France et, plus largement, l’Union européenne [75% de ses exportations y transitent].

Et, le 6 mars, à l’occasion d’une visite à New Delhi de son président, Jean-Yves Le Gall, le Centre national d’études spatiales [CNES] a signé un autre accord de coopération afin de développer un système de surveillance maritime via l’imagerie spatiale avec l’Indian Space Research Organisation [ISRO].

Cet accord vise « à fournir un dispositif opérationnel de surveillance et de suivi du trafic maritime dans la région de l’Océan Indien, prévoit l’implantation en Inde, dès mai 2019, d’un centre de surveillance maritime, le partage de capacité permettant le traitement de données spatiales existantes et le développement en commun des algorithmes adaptés », explique le CNES.

Et cette dernier d’ajouter : « En ce qui concerne la phase suivante du programme, les études d’une infrastructure orbitale conjointe, dont l’exploitation sera partagée entre les deux pays, suivent leur cours. Le CNES travaille avec ses partenaires industriels et avec l’ISRO à l’élaboration de la solution technique la plus adaptée. »

« Nous avons avec l’Inde une relation qui s’intensifie et la surveillance maritime depuis l’espace constitue un sujet d’intérêt stratégique pour nos deux pays. C’est en nous appuyant sur l’intégration remarquable des équipes du CNES et de l’ISRO que nous avons pu faire preuve d’une très grande réactivité dans le déploiement de ce programme, lancé lors de la visite d’Etat en Inde du Président de la République, il y a tout juste un an », a fait valoir M. Le Gall.

Pour rappel, la Marine nationale française assure la surveillance maritime par satellite via le contrat Trimaran 2, attribué au consortium Airbus Defence & Space / Telespazio France en 2016, pour une durée de quatre ans. L’avenir sera sans doute aux nano-satellites de surveillance, développés par la start-up rennaise Unseenlabs.

Par ailleurs, M. Le Gall a profité de l’occasion pour évoquer, avec Sivan K, son homologue indien, les technologies relatives aux lanceurs réutilisables, les vols spatiaux habités [l’Inde a en effet des ambitions dans ce domaine] ainsi que les satellites climatiques franco-indiens [Megha-Tropiques et Saral-AltiKa].


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Message par corsair le Ven 15 Mar - 15:22

09/03/2019

Ancien diplomate ayant dirigé la DGSE, M. Bajolet déplore le manque de suivi politique des OPEX

 L'actu de la MARINE NATIONALE, de notre défense et de nos alliés /2 - Page 41 Barkhane-20170406

Lors de l’audition de Bernard Bajolet par la commission sénatoriale des Affaires étrangères et de la Défense, la sénatrice Gisèle Jourda a évoqué un passage du livre « Le Soleil ne se lève plus à l’Est« , que cet ancien diplomate et ex-directeur général de la sécurité extérieure [DGSE] a publié en septembre dernier.

« Nos politiques dans le monde souffrent d’une approche excessivement à court terme. On manque de vision et de souffle, de continuité dans l’effort. La politique de nos gouvernements est de plus en plus dictée par l’actualité, les émotions de l’opinion publique et on s’en tient à un traitement symptomatique des crises. La Libye, l’Afghanistan en sont de parfaits exemples », a ainsi cité la parlementaire. D’où sa question sur la façon de gérer « l’après », une fois l’intervention des forces françaises terminées.

Ce sujet est récurrent. Dans un rapport rendu en juin 2015, les députés Michel Chauveau et Hervé Gaymard avaient souligné le bilan « positif » des opérations extérieures [OPEX] françaises sur le plan militaire. En revanche, leur constat était beaucoup plus réservé quant aux « bénéfices » tirés par la France en terme d’image et d’influence diplomatique.

Six ans plus tôt, un autre rapport parlementaire, émanant de la commission des Finances, avait déploré les faibles bénéfices économiques de ces interventions alors que des pays comme les États-Unis, le Royaume-Uni ou encore la Turquie n’hésitaient pas à envoyer sur des théatres extérieurs des réservistes employés par des entreprises cherhant des débouchés dans des pays en voie de stabilisaition, lorgnant ainsi des marchés souvent financés par les Nations unies et l’Union européenne.

Quoi qu’il en soit, MM. Gaymard et Chauveau avaient proposé d’assortir chaque intervention d’une « stratégie de sortie pérenne », étant donné que la planification de « l’après-crise » était alors le « point faible » des opérations extérieures. « C’est pourtant un enjeu essentiel aujourd’hui, où la difficulté n’est pas tant de gagner la guerre que de gagner la paix », firent valoir les députés.

Ce constat est donc partagé par Bernard Bajolet, qui fut notamment ambassadeur en Bosnie Herzégovine et en Afghanistan, deux pays où les forces françaises payèrent un lourd tribut.

« S’agissant du manque de continuité dans l’effort, en Afghanistan par exemple la France a beaucoup mis de moyens et des soldats français ont sacrifié leur vie […] J’ai assisté moi-même à vingt cérémonies de levée de corps, pour 54 soldats », a rappelé directeur de la DGSE. Or, a-t-il poursuivi, « la France s’est effacée aujourd’hui d’Afghanistan même si nous avons un traité d’amitié et de coopération avec ce pays, qui nous engage. »

Et cela vaut aussi pour les Balkans, qui « se réveillent » et où « nous avons perdu 112 hommes depuis 1992 », a continé M. Bajolet. « J’avais inauguré un monument aux morts à Sarajevo, en plein coeur de la ville, pour montrer aux Sarajéviens qu’en dépit de ce qu’on leur racontait, la France avait aussi combattu pour leur liberté. Il y avait plus de 80 noms sur ce seul monument! Pourtant à partir de 1999, seulement quatre ans après la fin de la guerre, lorsque j’étais à l’ambassade de Bosnie, nous avions déjà un peu désarmé », a-t-il déploré. Et là encore, cette posture est dommageable car « cette région reste extrêmement sensible, en dépit de la candidature de la Serbie et de la Bosnie-Herzégovine à l’entrée dans l’Union européenne. »

Aussi, dénonce M. Bajolet, « on ne fait pas, sur les grandes opérations extérieures, ce que les forces armées pratiquent avec beaucoup d’efficacité, c’est-à-dire le retour d’expérience, le RETEX. » Et d’ajouter : « Ce retour d’expérience politique est très délicat et très difficile à faire car il peut susciter des oppositions, mais il me paraît nécessaire. » Et, a-t-il insisté, il « faudrait le faire pour la Libye, l’Afghanistan, les Balkans, la République Centrafricaine dont je trouve que nous nous sommes retirés un petit peu trop tôt alors que sans nous le pays serait devenu une zone grise où se seraient engouffrés les terroristes. »


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Message par corsair le Ven 15 Mar - 15:22

10/03/2019

Tchad : Il y a 40 ans, marsouins et bigors repoussaient une imposante colonne rebelle pro-libyenne à Abéché

 L'actu de la MARINE NATIONALE, de notre défense et de nos alliés /2 - Page 41 Tacaud-20190310

Ayant obtenu son indépendance le 11 août 1960, le Tchad a très vite confronté à une guerre civile motivée par des considérations ethnico-religieuse, le centre et le nord du pays, à majorité musulmane, ne reconnaissant pas l’autorité du président François Tombalbaye, issu de l’ethnie Sara, animiste-chrétienne et implantée dans le sud. Des mouvements rebelles virent ainsi le jour et se fédérerent, sous l’autorité d’Abba Siddick, au sein du Front de libération nationale [FROLINAT], avec le soutien de la Libye et du Soudan.

Devant la dégradation de la situation, ses jeunes forces armées, avec seulement 1.800 soldats et 2.500 gardes nomades, étant dépassées, N’Djamena demanda l’assistance de Paris. Ce qui donna lieu, entre 1969 et 1972, à l’opération « Limousin » [ou « Bison »].

Cette dernière, commandée par le général Cortadellas, mobilisa 2.000 militaires français, appuyés par des hélicoptères Sikorksy H-34. L’objectif était alors de mettre un coup d’arrêt à la progression rebelle et de restructurer l’armée tchadienne. Grâce à cette intervention, la situation s’améliora rapidement, les principaux postes installés dans le nord du Tchad ayant été reconquis au bout de quelques mois. Toutefois, le FROLINAT ne fut pas réduit. Le 11 octobre 1970, une embuscade tendue entre Faya et Bardaï fit ainsi 11 tués et 25 blessés dans les rangs français. Soit les pertes subies les plus importantes depuis la fin de la guerre d’Algérie.

Toutefois, en 1972, il fut considéré que le FROLINAT, même s’il n’était pas totalement éradiqué, ne constituait plus une menace pour le pouvoir tchadien. L’opération Limousin fut donc terminée, avec 39 soldats français tombés au champ d’honneur.

Pour autant, le coup d’État à la faveur duquel le général Félix Malloum [un « sudiste »] prit le pouvoir à N’Djamena, relança l’organisation rebelle, plus que jamais soutenue par la Libye du colonel Khadafi. À nouveau, la situation se dégrada rapidement.

En février 1978, plusieurs localités [Faya-Largeau, Ounianga, Fada et Koro-Toro] tombèrent sous le contrôle du FROLINAT, composé désormais de forces militaires organisées et très bien équipées [missiles sol-air, mortiers de 120 mm, canons de 75 et de 106 mm sans recul, lance-roquettes RPG-7, etc]. Et N’Djamena sollicita une nouvelle fois l’aide de la France, l’armée tchadienne ayant perdu 2.000 hommes.

Dans un premier temps, des éléments du 2e Régiment Étranger de Parachutistes [REP] et de la 9e Division d’Infanterie de Marine [DIMa] furent envoyés au Tchad dans le cadre de l’opération Citronnelle, avec la mission de porter assistance aux forces tchadiennes, toujours aussi faibles. Mais au vu de la situation sur le terrain motiva dans la foulée le déclenchement d’une autre opération française, qui, appelée Tacaud, mobilisa 2.000 soldats, des hélicoptères, un avion Atlantic de la Marine nationale et des chasseurs-bombardiers Jaguar de l’armée de l’Air.

En avril, sur la route menant à N’Djamena, une colonne du FROLINAT, armée de missiles sol-air SA-7, parvint à s’emparer de de Salal, au bout de dix jours de combat et malgré l’implication des forces françaises, qui se replièrent finalement vers Moussoro. Mais ses pertes l’empêchèrent de continuer sa progression.

Plus à l’est, une autre colonne rebelle prit le contrôle de la localité d’Ati [centre du Tchad]. Mais la réaction des marsouins du 3e Régiment d’infanterie de Marine [RIMa], renforcés par un peloton du 1er Régiment Étranger de Cavalerie [REC] et appuyés par les Jaguar fut déterminante. La colonne du FROLINAT dut battre en retraite, laissant derrière elle 80 tués et plusieurs véhicules détruits.

Sur fond d’intrigues politiques et de revirements d’alliance à N’Djamena, les combats se durcirent [un Jaguar fut abattu dans la région de Djedaa]. Mais les troupes françaises surent y répondre en remportant plusieurs succès significatifs contre le FROLINAT, de plus en plus divisé. Ainsi, la composante Gorane dirigée par Hissène Habré se rapprocha du régime dirigé par le général Malloum, avant de rompre avec lui en 1979 et d’affronter, dans le même temps, la faction « Toubou » de Goukouni Weddeye.

Une autre faction arabe et pro-libyenne, le Conseil démocratique révolutionnaire d’Ahmat Acyl, ne s’en laissa pas compter. Le 5 mars 1979, près d’un millier de ses combattants, lourdement armés [SA-7, mortiers de 82 mm, canons anti-aériens, mitrailleuses .50, etc] s’élancèrent vers Abéché, la deuxième ville tchadienne et chef-lieu de la région du Ouaddaï, au centre-est du pays. Face à eux, sous le commandement du colonel Hamel, un escadron du Régiment d’Infanterie Chars de Marine sous les ordres du capitaine Dominique Delort, et des éléments du 3e RIMa ainsi que des bigors du 11e Régiment d’Artillerie de Marine [RAMa].

 L'actu de la MARINE NATIONALE, de notre défense et de nos alliés /2 - Page 41 Tacaud-abeche-20190310

L’objectif d’Ahmat Acyl était de s’emparer de la ville [et surtout de son aéroport afin d’en faire une tête de pont pour faciliter l’approvisionnement libyen] tout en causant le maximum de pertes parmi les militaires français pour choquer l’opinion internationale.

Dans l’ouvrage « Engagés pour la France : 40 ans d’OPEX« , le général Delort raconte :

Nous sommes le 5 mars 1979, à Abéché, position clé de l’est du Tchad. Il est 12h30. Les 160 marsouins de l’escadron ont passé comme toujours une matinée bien remplie. Brutalement, une, puis deux fortes explosions. Non, ce n’est pas un dépôt qui saute en centre-ville! Une attaque, mais de qui? Une troisième, un obus à 50 mètres. Le capitaine commande ‘à vos postes, ouvrez les réseaux radio, prêt à démarrer’. Déjà, le colonel Hamel [soleil] et l’artilleur [rouge] sont sur les ondes.

La ville est attaquée, la batterie est prise à partie, l’aéroport où se trouve l’escadron reçoit des obus. ‘Bleu de Soleil, faites le point!’ Il n’en faut pas plus pour que Delort [bleu] ordonne à Descamps, son fidèle chef de peloton, de s’engager en reconnaissance le long de la piste, jusqu’au contact. Devant la colline de la léproserie tchadienne étincellent les feux multiples des rebelles. Les canons et les mitrailleuses de Descamps sont en action. Il fait très chaud, les AML [automitrailleuse légère de Panhard, ndlr] tirent les explosions se mêlent à celles des [canons de] 105 des artilleurs.

– ‘Bleu, les coups passent juste au-dessus de moi!
– Reçu 10, mais au moins deux mètres au-dessus, appuyez au nord et contre-attaquez plein ouest sur cinq kilomètres! »

Les hélicoptères arrivent et tirent leurs SS11 à tête antipersonnel qui se transforment en boules de feu. Il doit être près de 14 heures. Tout indique que la vivacité et la violence de notre réaction ont interdit aux troupes d’Acyl de lancer l’assaut…


Durant les combats, le RICM perdit l’un des siens le caporal-chef Guy Parent, la tourelle de son AML ayant été transpercée par une roquette alors qu’elle allait dégager 6 marsouins « fixés » par l’ennemi.

Mais les militaires français, largement inférieurs en nombre, infligèrent des pertes considérables aux hommes d’Ahmat Acyl. Ces derniers laissèrent sur le terrain plus de 350 tués et plus de 800 armes individuelles et collectives, allant du fusil d’assaut aux missiles SA-7, en pasant par les lance-roquettes RPG-7, les mitrailleuses.

Par la suite, en août 1979,et après les accords de Lagos et la formation d’un gouvernement national de transition [GUNT] présidé par Goukouni Oueddei, la France décida de redéployer ses troupes à N’Djamena, où il fut mis en place une force d’interposition neutre, les troupes d’Hissène Habré n’ayant pas rendu les armes. Puis, en avril 1980, estimant les buts militaires atteints [accord politique, évacuation de plus d’un millier de civils, progression stoppée des pro-Libyens vers le sud], Paris mit un terme à l’opération Tacaud.


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Message par corsair le Ven 15 Mar - 15:25

14/03/2019

Armée de Terre : L’espace de manoeuvre et de tir « Opéra » a été inauguré à Canjuers

 L'actu de la MARINE NATIONALE, de notre défense et de nos alliés /2 - Page 41 Canjuers-20170617

Outre le parcours « Symphonie » et ses 8 km, ses 40 zones de tirs et ses 550 cibles au Centre d’entraînement au tir interarmes [CETIA] de Suippes, l’armée de Terre dispose désormais d’un autre espace manoeuvre et de contrôle, par ailleurs le plus vaste d’Europe : le parcours « Opéra », qu’a inauguré le général Bernard Barrera, le 11 mars, à Canjuers [dont la surface est de 35.000 ha]

Placés sous l’autorité du Commandement de l’entraînement et des écoles du combat interarmes [COM E2CIA], les CETIA de Suippes et de Canjuers donnent à l’armée de Terre la capacité d’entraîner ses unités dites de « mêlée » selon une configuration utilisée en opération.

« S’intégrant pleinement dans le mandat du parcours normé, les CETIA permettront une véritable manœuvre tactique de SGTIA [sous-groupement tactique interarmes] à dominante infanterie ou cavalerie. L’objectif est de changer de dimension d’entraînement. À terme, ces centres deviendront des outils de référence du tir interarmes, avec la capacité de combiner la manœuvre et le feu et de s’entraîner au tir embarqué et débarqué », expliquait le Sirpa Terre, en 2014.


 L'actu de la MARINE NATIONALE, de notre défense et de nos alliés /2 - Page 41 D1ZIKmTXQAMyz3K

Conduit avec le 19e Régiment du Génie comme maître d’oeuvre, le chantier du parcours « normé » Opéra aura demandé près de cinq ans et plus de 18.000 heures de travail. Et cela pour construire, 120 décors et 100 km de pistes.  Il a en effet fallu effectuer d’importants travaux de terrassement, reconnaître plus de 140 km de pistes, mettre en place les cibles, dont certaines sont mobiles afin de permettre aux chars de tirer sur des objectifs en mouvement, et installer des matériels optroniques de visualisation, fournis par Bertin Technologies, pour équiper les cinq pas de tir.

 L'actu de la MARINE NATIONALE, de notre défense et de nos alliés /2 - Page 41 Opera-20190312

« Sur les 20 km du parcours, les soldats seront confrontés à de multiples actions de combat : offensives, défensives, embarquées, débarquées, etc. Ce parcours constituera la seule infrastructure de tir nationale, où l’emploi et la combinaison des feux interarmes seront complètement réalisés. Il permettra d’entraîner au combat le SGTIA en développant le dialogue interarmes », annonçait l’armée de Terre avant le début de ce chantier.


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Message par corsair le Ven 15 Mar - 15:26

14/03/2019

Externalisation ou achat d'occasion??

 L'actu de la MARINE NATIONALE, de notre défense et de nos alliés /2 - Page 41 An26-20171014

En raison d’un sous-investissement chronique durant ces dernières années, l’armée de l’Air a des lacunes dans le domaine du transport aérien tactique. Ce qui oblige l’État-major des armées à recourir à l’externalisation en sollicitant de prestataires privés pour des vols logistiques réalisés au profit de la force Barkhane, Sahel. Ainsi, de tels contrats ont coûté 70 millions d’euros entre 2015 et 2017.

Or, dans son rapport pour avis publié en octobre dernier, le député Jean-Jacques Ferrara avait estimé que le « marché de l’affrètement tactique semblait encore plus opaque que celui de l’affrètement stratégique », lequel fait actuellement l’objet d’une enquête du Parquet national financier [PNF].

Pour rappel, les achats effectués sur un théâtre extérieur pour répondre aux des forces françaises ne sont pas soumis au code des marches publics. Cependant, ils sont encadrés par des instructions et des directives internes au ministère des Armées. Mais leur respect « ne peut être vérifié de façon régulière et fiable faute d’un dispositif de contrôle interne efficace, car celui-ci est limité aux risques budgétaires et financiers », relève la Cour des comptes, qui vient de remettre un rapport [.pdf] sur cette question aux députés de la commission des Finances.

En effet, selon les magistrats de la rue Cambon, « l’échantillon des marchés examinés a permis d’établir plusieurs cas de non-respect des trois principes généraux de la commande publique, auxquels sont pourtant soumis ces marchés [liberté d’accès, égalité de traitement, transparence] » et les « instructions de l’EMA visant le renforcement de la sécurité aérienne par une plus grande attention aux offres des candidats ont été inégalement respectées et parfois méconnues. »

Ainsi, le rapport parle « d’anomalies dans la passation et l’exécution des prestations » et recommande par conséquent de « renforcer les compétences des personnels déployés ainsi que la robustesse des dispositifs de suivi. »


Parmi ces anomalies, le document cite par exemple des délais de consultation des entreprises « trop courts », ce qui contrevient au « principe d’égalité de traitement entre candidats. » En outre, il évoque également un « climat délétère avec les affréteurs ou entre eux », avec à la clé des « tentatives d’intimidation sur les personnes en charge des marchés au sein de la force » Barkhane. Cela mériterait sans doute plus d’explications…

Par ailleurs, ce recours à des prestataires privés posent plusieurs questions. Dans son rapport, le député Ferrara en avait soulevé une en particulier : celle de la confidentialité des opérations.

« L’affrètement est également mis en œuvre au profit de l’opération des forces spéciales Sabre, qui exige pourtant la plus grande discrétion et la plus grande confidentialité », avait-il en effet relevé. Sur ce point la Cour des comptes a émis une réserve.

« Le recours indispensable aux affrètements aériens, dont l’activité donne des indices sur la préparation des opérations » appelle à la définition d’un critère visant à « ne pas compromettre la sûreté des informations » car, relève-t-elle, les « exigences à l’égard des titulaires des marchés n’étaient pas toujours exprimées. »

Plus généralement, si la Cour des comptes reconnaît qu’un contrat d’affrètement peut se revéler moins onéreux que le recours aux moyens militaires classiques car les « risques d’indisponibilité sont supportés par le prestataire « , l’avantage financier qui en est retiré « ne masque cependant pas les limites opérationnelles de la solution externalisée. »

Ainsi en est-il, par exemple, de la location de deux hélicoptères Mi-8 auprès de la société Lavalin pour 9,7 millions d’euros entre 2015 et 2017. Or, expliquent les magistrats, ces appareils ne peuvent pas remplir des missions de combat, contrairement aux Caracal de l’armée de l’Air, dont le coût de l’heure de vol était estimé à 17.000 euros en 2014.

« En outre, le contrat, même bien rédigé, ne prémunit pas contre la défaillance du prestataire. Ainsi, d’après un audit de sécurité réalisé par l’organisme pour la sécurité de l’aviation civile (OSAC) en décembre 2017, l’un des Mi-8 utilisés présente un risque de sécurité grave et ne peut transporter du personnel. La qualité des appareils retenus avait été mise en doute par un concurrent au moment de l’appel d’offres », lit-on dans le rapport de la Cour des comptes.


 L'actu de la MARINE NATIONALE, de notre défense et de nos alliés /2 - Page 41 Casa-20170721

Cependant, faute d’une comptabilité analytique, ce que déplore le rapport, il est, en définitive, difficile de comparer les coûts des externalisation avec ceux d’autres solutions.

« L’état-major mentionne le coût de l’externalisation dans les critères de décision. L’enquête n’a pas révélé que, pour les affrètements aériens ou même de transport terrestre, ce paramètre ait été réellement pris en compte. L’information financière incomplète […] est assurément insuffisante pour établir avec précision, même
a posteriori, un tel bilan », explique la Cour des comptes. Or, poursuit-elle, « sans connaissance des coûts, toutes les options économiques ne peuvent être examinées. »

Pour les magistrats, d’autres solutions mériteraient d’être étudiées. « Des [avions de transport] C-130H d’occasion pourraient ainsi offrir une sécurité d’emploi supérieure à celle des affrétés, et au surplus un potentiel de participation aux opérations militaires que les affrétés ne peuvent apporter. Il resterait à en comparer le coût aux autres modalités de transport », estiment-ils. Qui plus est, soulignent-ils encore, « l’équation favorable aux externalisations pourrait cependant basculer dans un autre sens en cas d’exigences supplémentaires sur les normes à respecter par les aéronefs. »

D’où leur recommandation : « comparer l’achat ou la location d’aéronefs d’occasion au coût des affrètements aériens, en tenant compte du fait que des aéronefs achetés ou loués répondent aux règles d’emploi des avions de transport tactique militaire et sont susceptibles d’accroître la sécurité du personnel transporté. »

A priori, le ministère des Armées n’est pas fermé à l’idée d’acquérir des C-130H Hercules de seconde main, sans pour autant montrer un enthousiasme débordant.

« Le ministère déclare qu’il n’écarte aucune option et que l’achat d’appareils d’occasion a déjà été mis en œuvre, par exemple avec l’achat de deux C-130H d’occasion au milieu des années 90. Il indique néanmoins qu’une étude conduite en 2010 pour renforcer à nouveau la flotte de C-130H montrait un délai de 16 à 24 mois pour remettre ces avions au standard français », indique le rapport de la Cour des comptes.

Cependant, le problème du transport aérien tactique ne se limite pas aux seuls appareils et à leur disponibilité. Sur ce point, la réforme du maintien en condition opérationnelle aéronautique, l’arrivée des 4 C-130J Hercules et la poursuite des livraisons des A400M Atlas devraient améliorer la situation. En revanche, et comme l’avait montré le député Jean-Jacques Ferrara, il y a aussi un déficit de pilotes, de navigateurs et de techniciens au sein de l’armée de l’Air.

« En asséchant les flux de recrutement durant cinq ou six ans, l’armée de l’air a en fait perdu une génération de pilotes, ce dont on mesure les effets aujourd’hui tant dans le vivier OPEX que pour l’encadrement intermédiaire », avait expliqué le député.

Nota :ET il y aurai beaucoup à dire pour les Hélicoptères lourds....


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